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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 03:07

Nous avons connu le mois dernier des attentats en France qui ont été meurtriers et qui ont eu un impact énorme sur notre société, qui a réaffirmé les principes inaliénables sur lesquelles elle repose, Liberté, Egalité, Fraternité et aussi Laïcité, la Liberté qu'on accorde à chacun de pratiquer ou non la religion qu'il choisit, sans aucune discrimination. Ainsi, je ne fais aucune distinction entre mes amis, qu'ils soient catholiques, protestants, orthodoxes, sunnites ou chiites. Le 11 janvier, nous sommes descendus dans la rue et de façon massive, à un point tel que la police n'a pu mesuré exactement le nombre exact des manifestants. Ils ont cependant annoncé le chiffre de quatre millions sur les axes qu'ils contrôlaient. Mais l'un d'entre eux m'a confié que par exemple ils n'ont pas comptabilisé les personnes qui ont envahi à Paris la Place des Vosges, la Place de la Bastille et toutes les rues adjacentes qui n'étaient pas prévues dans le programme initial prévu entre République et Nation. Et vu ce qui s'est passé dans les villes de province aussi, cette personne estime qu'il y a eu plus de six millions de personnes dans les rues. Dix pour cent de la population totale française.

Mais il n'y avait pas que des français dans les rues. Tels ce polonais, ces deux autrichiens et cet anglais qui à lui seul est un poème. Il est diplômé de Cambridge, un cadre de haut niveau de HSBC et qui a pris l'Eurostar uniquement pour participer à cette manifestation. Mais parlant moins bien le français que moi l'anglais, il m'a demandé de lui griffonner les paroles de la Marseillaise qu'il voulait entonner, ce que j'ai fait bien volontiers, le polonais m'ayant prêté son dos. Mais cela ne s'arrête pas là ! En effet, j'avais perdu mes amis du MoDem et nous étions loin de la place de la République, cela n'avançait pas. Alors, comme il était passé par Cambridge, je savais qu'il avait joué au rugby et je lui ai proposé alors d'organiser notre petit groupe dans une tactique de "ballon porté" pour fendre la foule, sans évidemment porter quelque préjudice aux personnes rassemblées. Nous avons ainsi pu l'amener à quelques encablures de la Statue, ce qui lui a permis de chanter la Marseillaise, Place de la République à Paris. Une voix magnifique de stentor. Il faut dire qu'au Royaume Unis on apprend aux enfants à chanter, ce qui manque à notre éducation française. Tout cela s'est terminé autour d'une pinte de stout, dans un estaminet de la Rue Vieille du Temple qu'il connaissait et moi pas, m'aventurant que très rarement de l'autre côté de la Seine .Il faisait beau, une magnifique journée.

Alors je viens aujourd'hui vous parler de faiblesse, alors que la France a montré sa force et sa détermination, accompagnée en ce mouvement par tous les européens. Nous sommes unis, et c'est sans doute la meilleure chose qui nous soit arrivée depuis très longtemps, et je pense d'ailleurs que cette union aura des conséquences au-delà de nos frontières, à commencer par le Royaume-Uni et la Russie. C'est d'ailleurs le processus engagé par le Président Hollande et la Chancelière Merkel auprès du Président Poutine pour enfin mettre fin aux hostilités en Ukraine.

Mais à partir de ce moment, il nous faut parler de la civilisation européenne, en opposition à ce que l'on appelle généralement civilisation occidentale. Nous avons en effet deux aspects dans notre civilisation, cette partie qui est toujours prête à créer, à inventer, qui trouve ses racines dans la table des dix commandements donnée par Moïse, et cette autre partie idolâtre de la rente, le Veau d'Or que justement, selon la légende biblique, le même Prophète combattit en imposant une errance de quarante ans au peuple élu avant d'atteindre la Terre Promise. Cette deuxième part de notre civilisation, on la traîne depuis toujours dans nos basques. Elle est héritière de Babylone, de la Rome antique, de Venise, de Gênes, des villes autoproclamées libres de Hollande et enfin de Londres, avec sa City, créatrice de l'Empire Britannique essentiellement maritime. Cette tendance a pris le contrôle de l'économie du Monde après l'assassinat du Président John Fitzgerald Kennedy. Depuis ce funeste 22 novembre 1963, nous n'avons cessé de perdre notre puissance, nous la civilisation européenne. Nous avions une civilisation forte de sa puissance et des espoirs qu'elle pouvait offrir au monde. Elle a été cassée au nom de l'exploitation usurière de la rente. Voilà le problème.

C'est ainsi que nous sommes devenus faibles, parce que nous ne savons plus satisfaire les besoins de notre population. Et cette faiblesse nous rend vulnérables. La nature ayant horreur du vide, nous sommes atteints par les paroxysmes d'une guerre de religion intramusulmane. Il ne s'agit pas encore de guerre de civilisation. Si nous étions forts, jamais ces paroxysmes ne nous atteindraient, et d'ailleurs, si nous étions forts, nous saurions inciter, construire des projets de développement dans nombre de pays qui passent sous la domination des pires organisations abominables. Nous devons, pour vivre en paix, redevenir prospères et aussi généreux, en un mot, forts.

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 00:30

J'ai été comme tous en France heurté par cet abominable attentat contre Charlie Hebdo.

J'étais loin d'acheter toutes les semaines leur publication. Il m'est arrivé de leur signifier combien certains de leurs dessins pouvaient parfois me heurter, mais en revanche, souvent j'ai beaucoup apprécié ceux de Cabu, au point même de reproduire l'un d'entre eux par photocopie pour argumenter mon discours lors des législatives en 2002. A cette époque, je ne me rappelle pas le détail de l'intervention, mais il n'a été reproduit que sur les supports de rue, sans aucune diffusion.

J'ai été heurté par cet attentat parce qu'il attaquait au plus profond le fondement de notre Constitution. Attaquer Charlie devenait alors pour moi une déclaration de guerre. Mais cette déclaration de guerre a été finalement assumée par des fils et des filles nés en France. Alors pourquoi ?

Parce que cette génération a subi le contrecoup d'absence de croissance économique réelle, capable de les mobiliser. Depuis plus de trente ans. il n'y a plus de projet susceptible de construire un monde meilleur, excluant le meilleur de la technologie. De ce point de vue, l'écologisme est d'une irresponsabilité incommensurable. Tous les projets prometteurs ont été cassés, au profit des pires idioties qui font fabriquer des systèmes qui consomment plus d'énergie pour les produire et les maintenir qu'ils ne sauraient jamais en produire. Je veux parler ici des énergies dites alternatives ou renouvelables, cela dépend des continents.

Ma conviction est qu'il faille conquérir Mars avec les technologies du futur dessinées par le Président JFK lors de son discours du 25 mai 1961 avec le financement des "nuclear rockets".

Mais aujourd'hui, nous avons été visés quant aux tenants et aboutissants.

Pendant trois jours, je me suis tu, à un tel point que l'on m'a reproché de garder ma langue. Dans cette période qui a vu des français attaquer d'autres français, de façon aveugle, je veux dire toute ma confiance en François Hollande qui, en confiance avec ses ministres principaux, a su gérer une situation très complexe, malgré le nombre de morts parmi nos compatriotes. Il suffit !

Pourquoi toute cette haine contre notre Nation ? J'ai lu et relu le message de Barak Obama hier à l'Ambassade de France à Washington DC, signé "Vive la France" en français dans le texte. Pour la première fois de son mandat, il désigne la France comme le meilleur ami des Etats-Unis. Semble t-il enfin comprendre que le pire ennemi des USA est la City ? Je ne saurais le dire.

Donald Trump hier a fait une déclaration selon laquelle si Wolinski, Cabu, Charb et tous les autres avaient disposé d'une arme, ils auraient eu au moins la chance de se défendre. Imaginons-nous Cabu, un véritable humaniste et pacifiste manier une arme ? Je n'ai jamais vu aux USA une telle révolte de la part des citoyens sensés. Ce qui m'amène à la question suivante : comment, malgré tout, et surtout avec notre législation Schengen, de tels individus peuvent se trouver en possession d'armes de guerre ? Une question à laquelle je ne saurais, mais saurai, un jour répondre.

J'ai lu le WE dernier un article selon lequel le marché des dérivés financiers sur les seuls marchés financiers partagés entre la City et Wall-Street, n'oubliez pas que les marchés européens continentaux sont tous liés à l'un des deux, représentaient une "capitalisation" de "7.5 quadrillions USD" ou en français selon les calculs de François Bayrou, 7,5 millions de milliards de dollars. Quand on sait que personne ne sait comment évaluer précisément le PIB mondial, en faisant certains recoupements, on peut l'estimer à entre 1000 et 2000 cent milliards de dollars. Faites le rapport. J'affirme que nous sommes en situation d'hyperinflation, même si les banques centrales ont eu la sagesse de maîtriser le M1, ce qui limite considérablement la hausse des prix, ce qui fait dire à tous les gouvernements qu'il n'y a pas d'inflation, le cauchemar de l'Allemagne. Mais qui se préoccupe de l'expansion du M2 et du M3 dont un de mes amis ignore la réalité, parce que ce n'est que scriptural. C'est là où se trouve le problème. Quand le scriptural ne peut plus maintenir le réel, alors on crée les conditions d'un krach, à l'image de celui des subprimes en 2008. Le problème est que l'on n'a finalement depuis que des normes de capacités de réaction face à une potentielle occurrence de telles crises en vérifiant les capacités financières permettant d'anticiper un certain nombre de conditions particulièrement adverses, mais parfaitement prévisibles.

Mais personne ne semble se préoccuper de la disparition des conditions qui permettent l'apparition de telles crises, au contraire de FDR qui devenant président, avant de lancer le New Deal, a eu le soin de confier à une commission du Sénat dirigée par Pecora une action pour apurer les comptes des banques qui a abouti à la séparation des activités bancaires. C'est une idée qui revient à l'ordre du jour, mais cette fois au niveau mondial, vu la rapidité de la circulation de l'information.

La City, pour survivre, n'hésite dorénavant plus à exercer toute son influence pour dégager du cash. C'est ainsi que les wahabites qui doivent tout au Colonel Lawrence, ne se privent pas pour faire baisser le prix du baril de pétrole en-dessous de 50 USD, alors que le prix de production du baril US mû par les concessions sur les gisements de schistes ne sauraient être valorisé à moins de 80 USD, et au passage, on attaque l'Iran, on en profite pour éliminer l'ennemi chiite, qui ne peut survivre à moins de 100 USD.

Les wahabites doivent leur existence et leur richesse au seul Colonel Lawrence qui au nom de l'Empire Britannique a attaqué l'Empire Ottoman dans un contexte de Guerre Mondiale et qui a abouti aux accords Sykes-Picot.

Dans ce schéma britannique, ou "cityesque", la France, l'Allemagne, les Etats-Unis sont depuis devenus des perturbateurs. La City a alors imposé sa façon de voir. Dans chacune de nos Nations, ils ont imposé leur point de vue. Il faut voir toute la problématique autour de la création de l'ENA, entre Michel Debré et la famille Seydoux quant à la gestion du devenir de l'Ecole Libre des Sciences Politiques. Visiblement, Michel Debré a perdu, au profit des vieilles familles engagées dans le synarchisme qui ont préféré favoriser l'avènement de Hitler, parce qu'ils voulaient écarter dans les années trente le danger du bolchévisme. Je connais deux ou trois bons livres sur le sujet.

Si l'ancienne devise de l'Empire Britannique a pu être "Divide for Rule", elle est devenue "Divide for Rent". Lamentable. Ils n'hésiteront pas, forts de leur histoire, s'il le faut, détruire la civilisation républicaine.

C'est là un résumé de ce que j'ai prévu depuis l'adoption du traité de Maastricht en 1992, dont je rappelle, en m'appuyant sur le témoignage de Jacques Attali, qu'elle était la condition sine qua non pour autoriser la réunification de l'Allemagne, Je vous laisse juge.

Pour finir, des français ont attaqué les fondements de notre Constitution. Je vous laisse juge.

Et, comme moi, je vous demande de demander des comptes à toutes les institutions financières qui profitent d'une absence d'obligation quant à leurs engagements enregistrés sur les marchés dérivés.

Mon sentiment est que nous sommes dans l'obligation, vu les écarts d'engagement avec les capacités réelles de l'économie de demander des comptes. Aucun déficit ne saurait dorénavant justifier la mise en faillite de familles entières.

Tout cet argent devra être remis en circulation pour la création de richesses, dans les limites humaines physiques et créatrices possibles. L'excédent devra être éradiqué. C'est de cette façon que l'on rétablira la croissance de l'économie réelle.

C'est ainsi que l'on redonnera du sens à l'Histoire.

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 11:56

Je viens de voir en replay sur BFMTV cette vidéo datée d'hier soir, dimanche 14 décembre.

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/replay/bfm-politique/

Je n'en crois ni mes yeux, ni mes oreilles.

Un des plus renommés économistes de France fait une bourde énorme sur le concept de rente et de profit.

Il dit, textuellement, et Dieu sait combien son débit de parole prononcé entre sa barbe est difficile à retranscrire. Il m'a fallu une bonne heure pour transcrire un tout petit plus d'une minute, mot à mot, ce qu'il disait.

"Les professions réglementaires ne sont pas les principales rentes... ça concerne 0.04% du PIB français..

Les principales rentes sont bien ailleurs.

Elles sont dans d'innombrables corporatismes, la corporation permanente de l'Etat, l'aide au logement, les départements en sont d'autres, la structure même profondément de la société française passible du principe de précaution en est une trace....

Ca tient profondément à ce que nous sommes une société rurale qui est donc conditionnée par les rentes et non pas une société maritime comme nous pourrions l'être comme le sont toutes les grandes nations qui sont nées du profit.

C'est la grande bataille entre la rente et le profit, entre le retour au même ou l'acceptation du changement, l'acceptation de l'autre, du progrès."

En entendant ce discours, j'ai cru entendre un juge des disputes pouvant exister entre Quesnay et Adam Smith, tous les deux défenseurs d'un même ordre oligarchique antirépublicain, en aucun cas d'un économiste à jour de tout ce qui a pu se passer depuis bientôt 250 ans, tant en notre nation, qu'à travers le Monde. Il a carrément oublié les révolutions industrielles, de l'énergie et de l'information qui ont fait que la France soit devenue tout autre chose qu'une société rurale, surtout avec l'impulsion donnée par le Plan de Charles de Gaulle et de Jean Monnet.

Par simple égard, je voudrais simplement rappeler que la rente naît de l'exploitation d'un capital qui se déprécie dans le temps (cela s'appelle l'usure) et que l'on doit renouveler sans cesse pour la maintenir. C'est le modèle capitaliste continental européen qui est obligé de créer pour aller au-delà de ses connaissances.

Or toutes les rentes que dénonce cet éminent économiste ne sont que le résultat de la nécessaire croissance de l'économie. Alors effectivement, quand on s'appelle Jacques Attali, et quand on a bloqué toutes les initiatives sérieuses de croissance physique réelle depuis au moins trente ans, alors on peut attaquer des rentes qui ne sont basées sur aucun capital, ces "rentes" n'étant finalement basées que sur les retombées de la dynamique de croissance. Effectivement, quand il n'y a plus de croissance, ça coince.

Quant aux profits des sociétés maritimes : j'aimerais lui rappeler que les Etats-Unis se sont fondés essentiellement sur la construction d'infrastructures entre la cöte Est et la cöte Ouest. Ils sont devenus riches et puissants en trouvant les ressources sur leur sol. Cela s'appelle l'investissement pour la croissance. Ils se sont opposés à la plus grande nation maritime de tous les temps qui n'a fait de son Empire Colonial qu'un pourvoyeur de matières premières pour le plus grand profit de son berceau ilien qui a utilisé toutes les inventions du continent le plus proche de lui.

Jacques Attali n'a rien compris. Il pérore. Vivement qu'il prenne une retraite soi-disant méritée.

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 18:48

~~Origines et géographie

La mer Caspienne est une mer fermée, ou lac endoréïque issue de la fermeture d'une mer océanique ancienne, ce qui explique sa forte salinité même si elle n'est que de 12 psu à comparer aux 38 psu de la Mer Méditerranée ou des 35 psu de l'Océan Atlantique, et aussi la présence dans ses sous-sols de fortes quantités de pétrole et de gaz nées de la décomposition des planctons. C'est une mer au contour rectangulaire relativement régulier, long dans sa plus grande longueur de 1030 km et large dans sa plus grande largeur de 435 km, pour une superficie totale de 371000 km². Son niveau est à situer à environ 28 m en-dessous des océans et autres mers. Sa profondeur moyenne est de 184 m mais elle va augmentant de l'Est à l'Ouest avec un maximum de 1084 m. Cette mer est alimentée principalement par la Volga (80% des débits entrants) et l'Oural, la participation des autres fleuves Koura et Emba étant marginales. Elle fait finalement partie du même site hydrologique que les mers Méditerranée, Noire, d'Azov et d'Aral, héritées de la disparition de la mer Parathétys au cours du Pliocène.

-- Administration

La mer Caspienne est entourée de cinq nations, dont quatre nées de l'éclatement de l'URSS dans les années 1990. Et cela est un facteur handicapant, alors qu'avant la chute du Mur de Berlin, seules deux nations se partageaient ses rives - l'URSS et l'Iran – nous avons aujourd'hui en lieu et place de l'URSS, l'Azerbaïdjan, le Turkménistan, la Russie et le Kazakhstan, quatre nations qui se sont différenciées pour diverses raisons. Cette situation provoque quelques problèmes quant à la définition de l'étendue et des frontières des eaux territoriales, chacune de ces nations arguant selon ses intérêts géostratégiques la thèse du concept de lac ou de mer. La solution Lac, c'est l'exemple du Lac Léman (constitué seulement d'eau douce) et que se partagent équitablement la France et la Suisse. L'exemple de la Mer, elle est salée l'eau, impose la création d'une zone internationale avec la création de zones d'eaux territoriales. Cela a son importance si considère la longueur des littoraux. Les deux moins lotis sont la Russie et,l'Iran avec respectivement 695 et 724 km de côtes, les républiques d'Azerbaïdjan, du Turkmenistan et du Kazakhstan se partageant le reste avec respectivement 955 km, 1200 km et 2320 km. C'est ainsi que l'Iran préfère parler « d'étendue d'eau » unique dans son genre et qui présente une importance capitale pour ses états riverains, qui doivent partager son utilisation, la mise en valeur de ses ressources naturelles et la préservation de son environnement, selon un mémo déposé aux Nations Unies (lettre Ref. A/52/324 de l'Iran aux Nations Unies du 8 septembre 1998). D'un point du vue de Défense Armée, la Russie dispose de puissances marines considérables basées à Astrakhan ainsi que les diverses nations de l'ex-URSS qui ont hérité de divers bâtiments lors de la désintégration de l'URSS. Un point important, il s'agit de navires de surface, sans sous-marin avec aussi l'appui d'une force aérienne mais qui n'est pas une force de supériorité aérienne (absence de Su27 et de Mig29). L'Iran pour sa part ne possède pas de navires de surface d'importance mais est protégée par des forces aériennes relativement conséquentes si ce n'est l'état de leur obsolescence, vis à vis des forces armées apportées par les Etats-Unis d'Amérique dans la région, notamment en Azerbaïdjan, dans le but de réduire l'influence russe dans la région. L'Iran étudie par ailleurs la possibilité d'introduire des sous-marins en Mer Caspienne de façon à combler son désavantage stratégique. Notons que les USA veulent faire de l'Azerbaïdjan une puissance de l'OTAN ce qui pose des problèmes d'irritation de la part de la Russie et du Kazakhstan, sans parler de l'Iran. Cette question suscite aussi des interrogations en Turquie, en Arménie et dans les pays arabes du Golfe Arabique.

-- Ressources naturelles

C'est une grande interrogation, comment partager les ressources naturelles ô combien nombreuses en cette région particulière.La Russie propose de découper le fond de la Mer Caspienne selon des méthodes géométriques. Il s'agirait de découper sous l'eau des frontières au sens du droit international (ie selon les règles du droit maritime) en laissant libre l'espace marin. Cela pose un énorme problème quant à l'exploitation du pétrole et du gaz en cette région. Les nappes ne sont pas nécessairement au droit de ces frontières artificielles. Les ressources naturelles exploitables sont principalement situées dans le sud de la Mer Caspienne, entre l'AzerbaIdjan, l'Iran et le Turkménistan. Il convient ainsi de procéder à un partage juste et équitable entre les nations riveraines. Mais il existe aussi une autre ressource naturelle considérable de la Mer Caspienne qui est son biotope si particulier, avec en particulier une grande richesse piscicole tant en qualité qu'en quantité.

-- Distribution des ressources naturelles

Une deuxième question apparaît alors : la distribution de ce pétrole et de ce gaz au monde. Plusieurs solutions sont à l'oeuvre, chacune présentant des avantages et des inconvénients. La Russie souhaite que tout passe par elle. Les USA, c'est à dire les majors pétrolières occidentales, souhaitent que tout passe par la Turquie. Le pétrole de la Mer Caspienne s'écoule principalement selon deux axes.L Le premier, datant de l'Union Soviétique part de Bakou, traverse l'Azerbaïdjan et la Russie pour déboucher sur la Mer Noire à Novorossisk. Le deuxième part de Bakou, traverse l'Azerbaïdjan et la Géorgie pour déboucher sur le port de Soupsa sur le sud de la Mer Noire. Deux autres oléoducs sont en passe d'être réalisés Le premier, fortement influencé par les USA doit partir du Turkmenistan, passer sous la Caspienne, passer par Bakou, traverser la Géorgie puis la Turquie pour aboutir à Ceyhan sur la Mer Méditerranée. Un autre projet est purement iranien : il consisterait à rejoindre la Caspienne à Bandar E Abbas pour une connexion avec l'oléoduc Iran-Pakistan-Inde, devant rejoindre le port d'Asaluyeh sur la côte iranienne du Golfe Persique à New Delhi via le Pakistan.

-- Considérations géostratégiques

On voit ainsi qu'il est impossible de considérer les conditions de l'exploitation des ressources naturelles pétrolières et gazières à partir de la simple considération des cinq puissances riveraines de la Mer Caspienne. Il faut aussi considérer l'ensemble des parties en présence qui doivent travailler dans un climat appaisé. Il nous faut donc aborder les questions entourant les relations entre ces cinq puissances détentrices de la richesse (Iran, Azerbaïdjan, Russie, Kazakhstan et Turkmenistan), mais aussi la Turquie, la Géorgie, l'Arménie, le Pakistan et l'Inde, et dans une moindre mesure les principaux clients d'aujourd'hui, les USA et l'Europe.

Commençons par les deux derniers.

Les USA sont en train, à tort ou à raison, de redéployer leurs activités pétrolières autour de l'exploitation des schistes bitumineux et sont d'ores et déjà arrivés à un tel point, que leurs activités dans les hydrocarbures sont redevenues excédentaires.

L'Europe est partie dans un vaste programme d'investissement dans les énergies renouvelables, là encore à tort ou à raison, mais à un point tel que l'on constate d'ores et déjà un ralentissement notable de la consommation des hydrocarbures, peut-être aussi du à une stagnation de sa croissance économique.

Concernant le Pakistan et l'Inde, ces deux puissances ont de tels antagonismes, que l'on se demande comment ils pourraient s'entendre sur la construction d'un oléoduc commun pour un développement économique commun.

A ma connaissance, il n'y a pas d'opposition entre l'Iran et le Pakistan, si ce n'est peut être un antagonisme religieux entre chiites et sunnites.

Avant d'aborder les relations entre les diverses puissances riveraines, force est de constater que les relations entre la Russie, la Turquie, la Géorgie, l'Arménie sont très compliquées. La Russie a de facto annexé une grande partie de la Géorgie, sans armistice et sans paix signée. L'Arménie a de facto annexé le Haut Karabakh, coupant l'Azerbaïdjan en deux, sans armistice ni traité de paix. Un vieux contentieux oppose l'Arménie à la Turquie depuis le génocide de 1915. La Géorgie et l'Arménie sont les hôtes de diverses églises dites des chrétiens d'Orient au milieu de nations par essence musulmanes, qu'elles soient chiites ou sunnites. Dans d'autres régions du Moyen Orient, ces religions sont persécutées et donc la Géorgie et l'Arménie développent un sentiment de méfiance, sinon de défiance. Maintenant, considérons les relations entre la Turquie et l'Iran. Deux puissances, l'une sunnite, l'autre chiite qui se disputent une certaine hégémonie dans l'Asie du Sud-Ouest : La Turquie est ce qui reste de l'Empire Ottoman, dissous avec les accords Sykes-Picot , suite aux opérations britanniques menées par le Colonel Lawrence dans la péninsule arabique. Depuis, la Turquie est devenue laïque, même si son actuel président Recep Tayyip Erdogan veut réislamiser la constitution turque.

L'Iran est en quelque sorte le Vatican du chiisme et est une nation républicaine, du moins au sens où on peut l'entendre en Occident. Il existe cependant une alliance géostratégique implicite entre la Turquie et l'Iran, pilotée par Israël, pour assurer une certaine stabilisation de la région, malgré tous les anathèmes lancés par les uns et les autres vis à vis de ces mêmes uns et autres. Il s'agit ici d'un accord implicite au bénéfice de chacun, avec tous les inconvénients que cela peut comporter. Les banques turques et israéliennes sont ainsi les plus grands contributeurs aux finances de l'Iran depuis le début de l'embargo lancé par les USA contre l'Iran.

Concernant, l'Azerbaïdjan et la Russie, on ne peut là non plus éviter la Turquie. Les azéris sont de culture turque en effet. Or la Russie orthodoxe est très remontée contre les vieilles exactions des hordes ottomanes contre les communautés du Sud de la Russie. De plus, la Turquie est membre de l'OTAN et est candidate pour une adhésion à l'UE. Rappelons que les Britanniques et les USA font le pressing pour que l'Azerbaïdjan adhère lui aussi à l'OTAN. Or pour Vladimir Poutine, du fait de la dissolution du Pacte de Varsovie, l'OTAN n'a aucune légitimité et sur ce point, nous ne pouvons lui donner tort.

C'est ainsi que l'on voit qu'il est très difficile d'arriver à une union stratégique tripartite entre les trois nations majeures de la région, la Russie, l'Iran et la Turquie seule susceptible d'assurer la paix et la prospérité durables dans le bassin de la Mer Caspienne. En attendant, les états riverains se réunissent une fois l'an pour parler et faire avancer la cause de la Mer Caspienne. Entre le 27 et le 29 septembre 2014 a eu lieu le quatrième sommet des cinq nations caspiennes.

--Sommet des états de la Caspienne, 27-29 septembre 2014

Ce sommet, qui s'est tenu en territoire russe à Astrakhan a réuni dans sa session finale les cinq présidents des nations riveraines : M. Vladimir Poutine, Président de la Russie M. Ilhkham Aliïev, Président de l'Azerbaïdjan M. Hassan Rohani, Président de la République Islamique d'Iran M. Gourbangouly Berdymuhammedov, Président du Turkménistan M. Noursoultan Nazarbaïev, Président du Kazakhstan

Ce sommet a eu pour objet de définir les grands principes de coopération sur lesquels reposera la Convention sur le statut de la mer Caspienne. Quant au texte de la Convention, il pourra être adopté déjà au prochain sommet des pays riverains, estiment les présidents. La Russie, le Kazakhstan, l’Azerbaïdjan, l’Iran et le Turkménistan cherchent depuis déjà plus de 20 ans à établir le statut de cette mer fermée. La tâche n’est pas des plus faciles.

Or les principales difficultés semblent enfin surmontées. Les ententes réalisées à Astrakhan répondent aux intérêts durables de toutes les parties, est persuadé le président russe.

« L’essentiel est que nous avons concerté la déclaration politique, qui fixe pour la première fois les principes majeurs de la coopération à Cinq sur la Caspienne. Les ententes conclues répondent aux intérêts à long terme de toutes les parties. Nous sommes reconnaissants aux partenaires pour leur volonté et leur savoir-faire en vue de trouver des compromis indispensables et acceptables. »

La Russie s’en tient à la position suivante : la Caspienne est un lac unique et doit bénéficier d’un statut juridique particulier. Les normes de la Convention de l’ONU sur le droit maritime international touchant en particulier la mer territoriale, la zone économique exclusive et le plateau continental ne lui sont donc pas applicables.

Le grand principe au regard de la Russie peut être formulé comme suit : « délimiter le fond à des fins d’exploitation des ressources du sous-sol, exploiter les eaux en commun ». Il est proposé d’établir des zones de juridiction nationale larges de 25 miles, les eaux au-delà de ces zones sont utilisées par tous. La position de la Russie est partagée par l’Azerbaïdjan et le Kazakhstan. L’Iran (cf. plus haut) préconisait un autre point de vue : Téhéran considérait que la mer devait être divisée en cinq parties égales. Les points de vue de Moscou et de Téhéran se sont rapprochés après la récente visite à Moscou du chef de la diplomatie iranienne M. Mohammad Jawad Zarif. La signature apposée par le président iranien au pied de la déclaration adoptée au sommet le confirme. La signature des documents au sommet sur la Caspienne montre la volonté politique des Etats à développer leur interaction, a déclaré le Président iranien.

La position constructive de Bakou a considérablement contribué aux compromis trouvés ces temps-ci. L’Azerbaïdjan a déjà réglé dans un format bilatéral la plupart des questions litigieuses. Ces ententes ont posé encore une pierre dans la fondation de la future Convention sur le statut de la Caspienne, estime le Président azerbaïdjanais. A en juger d’après les interventions des dirigeants, ils sont persuadés que la conclusion de la Convention caspienne sera conclue dans un avenir immédiat.

A la réunion élargie des propositions concrètes en vue de promouvoir la coopération ont été faites. Par exemple, le président du Kazakhstan a suggéré de créer une zone de libre échange. On peut cependant objecter que cet accord quintupartite, du fait même qu'il s'écarte des notions définies de lac et de mer, devra recevoir l'aval de l'Assemblée Générale des Nations Unies, ce qui est loin d'être gagné. Tandis que le Président turkmène a attiré l’attention sur un essor de l’infrastructure des transports. Il a avancé l’idée de créer un cercle de chemin ferroviaire autour de la Caspienne. L’idée a plu au président russe. La Russie trouve prometteur le projet de construction d'une voie ferrée autour de la Caspienne, a déclaré le président russe. " L'enjeu est de relier les principaux ports maritimes de la Caspienne pour réduire le temps et les coûts de transport des marchandises et, par conséquent, rendre nos économies plus compétitives ",

Notons au passage que ce projet est un des projets développés par l'économiste américain Lyndon H. LaRouche au début des années 1990. Il s'agissait en fait de créer à partir du bassin de la Mer Caspienne des corridors de développement vers les régions asiatiques de Russie et du Sud-Ouest asiatique utilisant l'énergie nucléaire. L'utilisation de la filière de quatrième génération MHTGR devait être utilisée pour permettre la production d'eau douce pour le développement d'une agriculture vivrière dans les steppes, cela allant avec le détournement d'une partie des eaux des grands fleuves sibériens (Ob et Ienissei) pour revitaliser le bassin de la Mer d'Aral, qui nous l'avons vu fait partie du même bassin que la Mer Caspienne.

Le président russe a souscrit au point de vue de ses quatre homologues, selon lequel les décisions de leur IVe sommet constituaient une percée importante. Les principes d’interaction et de solution des questions essentielles sur la Caspienne ont été concertés. Les parties ont paraphé un accord de coopération dans l'hydrométéorologie et ont assisté à la signature de l'accord de coopération dans la prévention et l'élimination des situations d'urgence en mer Caspienne et de l'accord sur la préservation et l'exploitation rationnelle des ressources biologiques marines.

Les cinq leaders se sont mis d’accord que la navigation sera livre sur la Caspienne pour les pays riverains. Mais ils n’admettront pas de présence militaire étrangère dans les eaux de la Caspienne, qui doit rester une mer d’amitié, une zone de paix, de coopération et de bon voisinage.

-- Autres considérations

Il existe aujourd'hui un grand danger pour l'équilibre du Sud-Ouest Asiatique qui menace l'équilibre du Kurdistan à cheval sur la Syrie, la Turquie, l'Azerbaïdjan et l'Iran et par extension le bassin de la Mer Caspienne. Je veux parler du Daech, ou Etat Islamique. Cette insurrection, qui ressemble en bien des points aux opérations menées par Lawrence dans la péninsule arabique il y a un siècle, vise à la création d'un califat sur les territoires qu'ils contrôlent. On peut penser que cela n'est en fait que la façade d'un projet plus ambitieux : contrôler l'ensemble des réserves en hydrocarbures de la région. Outre le barbarisme sans limite dont fait preuve ce qu'il faut bien appeler une armée, nous devons faire attention à la monopolisation de toutes les ressources de la région, allant jusqu'à la disparition des états souverains. Cette insurrection s'attaque en effet en priorité à tous les gisements de la région. Or, les états de la région vont en ordre dispersé. L'Iran arme les chiites d'Irak, sans véritable efficacité La Turquie ne fait rien, de peur qu'une intervention ne renforce les kurdes et on a des preuves en outre que le Daech a bénéficié d'une fermeture des yeux des autorités turques quand ils ont traversé le sud du pays pour rejoindre les régions nord de la Syrie aux mains des kurdes L'Arabie Saoudite et les Etats Arabes Unis avec le Koweit laissent filer le prix du baril à la baisse dans l'espoir de limiter les bénéfices tirés par le Daech de la contrebande du pétrole qu'ils extraient des puits de pétrole qu'ils contrôlent, pour un montant relativement considérable d'environ 1,5 millions USD / jour. Imaginons que le Kurdistan tombe, c'est le bassin de la Mer Caspienne qui s'offre à leur pillage et leur barbarie. Il n'y a pas d'autre issue qu'une alliance stratégique objective entre la Turquie et l'Iran et aussi l'Irak pour éradiquer ce cancer. Avec la Russie, cette alliance pourrait constituer la base d'une alliance géostratégique pérenne pour la stabilisation de toute cette région de l'Asie du Sud-Ouest.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 16:41

J'écris cet article, simplement pour vous éviter des flashs inutiles. Je n'ai en effet rien écrit sur ce blog depuis mon dernier article "Inflation ou déflation" le 25 août dernier. Quand pendant quelques temps, on n'écrit rien, Overblog reprend la main pour diffuser de la pub qui est souvent agressive visuellement parlant..

Revenons donc à ce dernier article. Je ne veux rien vous dire aujourd'hui des conséquences. Je vous dirai simplement aujourd'hui, que d'un article que je pensai en-dessous de mes compétences, il s'avère qu'il est du plus grand intérêt. Je vous n'en dis pas plus aujourd'hui.

Amitiés à tous et à toutes.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 23:04

Au travers de toute l'Europe, s'élèvent les voix les plus autorisées pour crier au loup de la déflation, au premier rang desquels on trouve l'excellent Nicolas Bouzou. Mais leur analyse n'est que conjoncturelle, et ne s'attaque donc pas à la racine du mal.

D'abord, s'il y a un risque de déflation, c'est en premier lieu du à la chasse organisée contre l'inflation, se ramenant seulement au calcul de la hausse des prix. Alors que l'on faisait la chasse aux prix, on délaissait le champ de la véritable inflation, à savoir l'expansion monétaire créée par les banques, sans que l'activité réelle puisse en profiter d'une façon ou d'une autre pour l'établissement d'une véritable politique de croissance.

C'est cette expansion monétaire débridée qui est à l'origine de la crise bancaire de 2008, la crise des subprimes n'en étant qu'un symptôme, voire un élément déclenchant.

Le fond du problème, c'est l'absence de croissance économique réelle. Qui se préoccupe d'une inflation de 9% quand la croissance de l'économie réelle est de 7% et que le plein emploi règne ? Personne.

Mon ami Robert Rochefort,on ne voulant pas remettre en cause tous les dogmes qui prévalent depuis le Traité de Maastricht, se pourfend en justifications inutiles allant jusqu'à affirmer que c'est la micro économie qui sauvera le monde, pas la macroéconomie. Alors permettez-moi de rappeler quelques poncifs économiques.

A quoi mesure t-on la rentabilité ? A quoi mesure t-on la productivité ? Les deux ne sont-elles finalement pas liées ?

Pour un banquier de la City, les deux ne sont plus liées. Il lui suffit d'acheter un paquet d'obligations d'état, en dériver certains produits financiers et selon certaines astuces sur les négociations entre premier marché et second marché, il peut en retirer un certain bénéfice sonnant et trébuchant. Donc, on peut définir son activité de banquier comme très rentable.

Au passage, il a créé de la monnaie, ex-nihilo. Mais a t-il contribué à l'augmentation de la richesse de la société qui lui fournit son logement et sa nourriture chaque jour ? Permettez-moi d'en douter. Il a créé de l'argent et uniquement de l'argent monétaire, même pas métallique.

De l'activité économique réelle, il se fout comme d'une guigne : les autres n'ont qu'à faire comme moi pour s'enrichir, argue t-il. Sauf que si tout le monde le faisait, il finirait par mourir sinon de faim, du moins d'inanition.

Et resurgit ici toute la parabole du Veau d'Or dont Moïse découvre effaré le culte en redescendant du Mont Sinaï chargé qu'il est des Tables de la Loi. D'où sa colère contre le peuple élu qu'il va faire errer pendant quarante ans dans les déserts avant d'atteindre la Terre Promise.

Alors, maintenant, qu'est-ce que la productivité ? Une courte définition serait la recherche permanente de l'efficacité du travail humain. Ainsi que le soulignait Leibniz, il vaut mieux faire travailler un homme avec une machine décuplant son travail physique, que faire travailler dix hommes pour remplir la même quantité de travail physique. C'est cela que l'on appelle la productivité, c'est ce principe dynamique. Car pour concevoir ces machines et les fabriquer, il faut d'autres hommes capables de déceler les avantages productifs nécessaires, de les concevoir et de les fabriquer ; c'est l'arme actuelle de nations comme l'Allemagne, la Suisse ou l'Italie du Nord. Donc le calcul de la productivité passe par le travail humain dépensé pour produire plus, avec une population d'ouvriers au sens noble du terme. Il faut calculer l'ensemble du travail accumulé par les hommes dévoués aux tâches de production, avec celui des concepteurs et fabricants des machines, avec celui de ceux chargés de fournir la quantité d'énergie nécessaire au fonctionnement de ces machines et le ramener à la valeur réelle engendrée, c'est à dire le nombre de biens autrement produits par le seul travail humain isolé dans son coin.

Ce qui définit une autre rentabilité, celle basée sur la satisfaction des besoins vitaux de l'être humain. C'est d'ailleurs ce qui a constitué le tendon d'Achille de l'Union Soviétique : le manque d'analyse des résultats du socialisme, ou du moins de ceux résultant de la planification via le Gosplan, a rendu criant le retard en termes technologiques ce qui n'a pas permis aux caciques défaillants du Soviet Suprême d'embrayer sur la solution proposée par Ronald Reagan et initiée par Lyndon LaRouche, l'Initiative de Défense Stratégique, autrement galvaudée comme la Guerre des Etoiles.

Il s'agissait en fait de remettre la Russie sur les rails économiques, via un système de protection mutuelle permettant à l'URSS de constituer un pool de gens très pointus capables de susciter une redécouverte des grands esprits russes, tels Mendeleïev, Gorki ou Pouchkine par une grande majorité de la population, ce qui inévitablement aurait mené à l'établissement d'une véritable démocratie en URSS.

Poutine a retenu la leçon.

C'est pour cela que l'on me qualifie d'humaniste. Je regarde toujours les besoins de l''être humain, jamais ceux de quelques hystériques qui se prétendent économistes, qui bardés de diplômes et de formules mathématiques auxquelles ils ne comprennent rien en général, se permettent d'ignorer cette définition humaniste.

Ils ignorent de fait le progrès humain, cette indicible chose que Pasteur dans ses écrits appelait l'enthousiasme, cette force quintessence de l'humain. Ce n'est certainement pas en les écoutant, ces idiots certes très riches, que nous nous maintiendrons en vie. C'est en allant au-delà de nos connaissances,

Alors déflation ou inflation ? Personne n'en a rien à foutre, pourvu que chaque être humain poursuive son chemin dans le meilleur sens de l'humanité.

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 19:20

Cher ami;

Depuis que vous avez repris les rênes de la Nation Russe, vous avez écarté les oligarques manipulés par la City et qui ont si bien réussi avec Eltsine. Oui, quelque part, vous êtes le vecteur de la reconstruction russe.

C'est en tant que citoyen français, profondément attaché à sa Constitution, notamment dans son Préambule, que je me permets de vous adresser la parole.

Regardez ce qui se passe en Argentine. Moi-même, j'ai du mal à comprendre ce qui s'y passe. Des exploiteurs servis par un juge sénile menacent l'existence même d'une grande nation.

Dans le même temps, Israël lance une attaque contre le Hamas. Fort bien, je ne porte ni Bibi ni le Hamas dans mon cœur : leurs disputes incessantes font des milliers de morts sur des surfaces à peu près équivalentes à ma Bretagne natale.

Sérieusement, un seul français est-il capable de supporter cela encore ? C'est pour cela que le Général De Gaulle nous a pourvu d'une dissuasion nucléaire dont vous avez connaissance.

De ce côté de l'Elbe, nous avons construit, même si le fruit n'est pas encore mûr un espace de paix auquel nous aimerions vor adhérer la Russie. Non pas à l'Union Européenne per se, mais à une Union plus large de l'Atlantique au Pacifique qui permettrait un développement économique réel.

Je suis en-cela d'accord avec toutes les actions de Hervé Mariton pour calmer les esprits. Cependant, cher ami, vous devrez coopérer d'une façon efficace à la manifestation de la vérité quant à l'accident du MH17.

Bien à vous,

Bruno LARDOUX

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 23:38

Dans ma dernière publication, j'annonçai la couleur. Le Monde ne sera jamais plus comme avant. Ou bien l'Europe assume enfin sa vocation de primer inter pares, ou elle se condamne elle-même, et non seulement elle, mais toute la civilisation européenne à un âge des ténèbres jamais connu depuis la Peste Noire, ou la Guerre de Cent Ans.

Nous y sommes : les dernières élections européennes n'ont pas su dégager une Présidence de l'Europe révolutionnaire que tous les citoyens européens appellent pourtant de leurs vœux les plus sincères. Mais, dans les deux exemples que je cite, la coupe est pleine de l'inanité, de l'inaction de l'Europe.

Ce n'est certainement pas par hasard que Lyndon H. LaRouche ait un jour déclaré aux USA, que l'avenir des US se trouvait dans les BRICS, pas dans cette bande d'impotents que l'on nomme l'Europe. Je suis obligé aujourd'hui de lui donner raison, mais l'espoir fait vivre. Quand on parle d'Europe à certains dirigeants européens, en-dehors de personnages exceptionnels comme Verhofstadt ou Renzi, on a l'impression que l'on parle d'une autre planète.

Je veux dire ici que si le Monde va mal, c'est d'abord parce que l'Europe va mal.

Deux exemples: MH17 et Gaza.

Prenons l'exemple de MH17. Il est clair qu'en rien l'autorité europhile (on se demande bien pourquoi, d'ailleurs) de l'Ukraine n'est responsable de l'accident subi par cet avion. La Russie a émis nombre de questions auxquelles devaient répondre les autorités légitimes de Kiev. Mais cela n'a aucun sens ! et c'est ce que j'ai indiqué à un de mes amis ukrainiens. Pourquoi cela n'a t-il aucun sens ? Tout simplement parce que l'avion dont le plan de vol avait été dûment diffusé auprès des autorités civiles de circulation aérienne ukrainienne n'y a rien trouvé à redire. Sinon, selon les protocoles dûment acceptés par toutes les nations faisant partie de l'OACI, organisation de l'ONU, une patrouille d'avions militaires aurait du faire atterrir cet avion sur son sol. Il n'en fut rien. J'ajoute que la Russie aurait du procéder de même. Or, voilà que cet avion parcourt tout l'espace aérien ukrainien sans problème au-dessus d'un niveau de vol 7500m (22000ft) accordé par l'OACI. C'est au moment où il quitte cet espace aérien qu'il est abattu sans sommation. C'est très clair, il y a un amateur peut-être imbibé de vodka qui a donné l'ordre de tirer. C'est évident, cela ne peut venir que des forces rebelles dites pro-russes; mais où est le dirigeant européen capable de faire snifer à Poutine l'odeur de sa merde ? John Kerry s'en est chargé, ce qui pour un estivant à Dinard ne manque pas de sel.

Ensuite Gaza: le prétexte d'un fait divers pour justifier l'injustifiable. J'ai peut-être un peu oublié les détails, mais il semble que trois israéliens aient été enlevés en Israël et traînés à Gaza au travers de tunnels. Bien, ce n'est qu'un fait divers dont Marseille Nord nous abreuve tous les jours, ou presque. Eh bien non ! Bibi en profite pour écraser encore plus de son blocus la bande de Gaza. Tout le monde sait que Tsahal et ses services secrets ont finement étudié les méthodes utilisées par les SS lors du siège du ghetto de Varsovie. Ils appliquent ces techniques à Gaza, mais ce qui les énerve, c'est que les palestiniens sont sans doute plus fins dans leur approche que ceux du ghetto. Tout le monde le sait, mais y a t-il un seul dirigeant européen pour traiter de ce problème en n'ayant pas peur, droit dans les yeux, et dire : "Bibi, vous ne valez rien de mieux qu'un nazi !"

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 02:45

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Ingénieur, tout au long de mon parcours professionnel, j'ai travaillé à la réalisation de projets européens.

Autour d'Airbus, pour l'intégration de l'avionique sur A320, A340, A380 et A400M, j'ai exercé mon expertise de coordination de certification auprès de l'EASA sur un certain nombre de dossiers critiques et majeurs.

Fort de cette expérience, j’ai agi en tant que coordinateur qualité entre partenaires européens, pour l'intégration et le déploiement de solutions de télécommunications entre diverses DG et Eurostat, de la Commission Européenne et les administrations correspondantes des divers Etats-Membres.

Actuellement, je déploie un réseau auprès de l'ESA, pour monter des projets aérospatiaux concernant la Lune et Mars.

Mon parcours professionnel démontre à lui seul, ma compétence en matière européenne et la maîtrise que je peux avoir des relations intra-européennes. Je suis trilingue (français, anglais, allemand) et j'arrive à comprendre les espagnols et les italiens.

Mais il y a plus, et cela concerne ma vie extraprofessionnelle. En 1992, je prévoyais que l'adoption du Traité de Maastricht, avec ses règles de 3% et de 60% empêcherait l'Europe de fonder un véritable partenariat économique avec l'Europe de l'Est, ce qui inéluctablement nous enverrait dans l'impasse, par faute de développement de ces nations. Hélas, la récente crise ukrainienne me donne raison sur ce point. J'ajoute que Jacques Delors, essuyant le même refus de construire les infrastructures qu'il a proposées dans son dernier Livre Blanc en tant que Président de la Commission Européenne fit la même prévision.

Après avoir été candidat aux législatives en 1993, et 2002 dans les Hauts de Seine militant pour une Europe généreuse et prospère (cf ma profession de foi 2002 http://bruno.e.lardoux.over-blog.com/page-3607312.html ) et avoir eu l'heur de participer à d'autres campagnes électorales aux côtés de Jacques Cheminade, après une collaboration fructueuse avec lui, notamment quant aux questions économiques et historiques, j'ai décidé de le quitter en 2008 du fait de divergences profondes quant à la définition d'une politique européenne cohérente. C'est ainsi que j'ai alors rejoint le MoDem, seul parti à avoir un véritable projet européen capable de rencontrer l'adhésion de tous ses membres, adhérents et sympathisants.

Pour sortir de son marasme actuel, l'Europe doit réaffirmer la souveraineté de chacun de ses citoyens, ce qui passe par deux réformes majeures :

  1. La nécessaire révision de l'articulation des institutions européennes, en donnant une véritable capacité législative au Parlement Européen et en renforçant les pouvoirs régaliens d'une union des nations européennes qui partagent l'Euro et Schengen ; enfin, une simple administration (la Commission Européenne) ne devrait plus pouvoir imposer ses vues à des nations souveraines http://bruno.e.lardoux.over-blog.com/article-vers-les-nations-unies-d-europe-118661812.html

  2. Il faut revoir le système de l'Euro et l'organisation du système bancaire. Ce système étouffe la possible croissance économique réelle, une vision largement partagée au sein du MoDem. Il s'agit de faire de l'Euro une arme de croissance, en réinitialisant un Trésor capable de présenter ses escomptes à la Banque Centrale, de faire en sorte d'éviter la confusion entre dépenses de fonctionnement et d'investissement, et enfin en rétablissant une séparation des activités bancaires d'affaires, de celles de dépôt et de crédits, et d'assurances.

Aussi, Madame, Mademoiselle, Monsieur, non seulement la France mais surtout l'Europe vivent une crise sans précédent et je ne vois pas où je pourrais actuellement mieux servir les deux, si ce n'est en devenant élu au Parlement Européen.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 02:20

Cela fait maintenant 48h00 que je lis, j'entends les pires délires sur l'Ukraine, au point d'entendre tout et son contraire, sans compter les amalgames avec les Roms, les Tchétchènes, comme si l'Ukraine, cette vénérable nation n'avait plus droit qu'à l'opprobe de nos concitoyens apeurés, seulement du fait de leur inculture. Il faut éclairer, et dire « N'ayez pas peur ! ».

Depuis une vingtaine d'années, j'ai eu la chance, ou devrais-je plutôt dire l'heur de rencontrer des amis provenant d'Ukraine, de Russie, de Pologne, de Lituanie, de Hongrie ou de Bulgarie, qui m'ont tous raconté la même histoire, celle de l'Ukraine. J'ai retrouvé cette Histoire dans un bel article paru sous Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l'Ukraine qui a le mérite de la concision.

Il est exact en tous points à ce que m'ont dit mes amis. J'ai eu le temps depuis des années de consulter l'Encyclopaedia Universalis et d'autres qui disent la même chose, mais en beaucoup plus long.

Je veux dire par là que depuis la Révolution Orange de 2004, je sais que l'Ukraine est un point géostratégique extrêmement sensible.

Ukraine, en Ukrainien veut dire « La frontière », alors qu'en russe, cela signifie « notre pays ».

Pourquoi « la frontière », sinon parce que comme ses voisines, la Pologne et la Lituanie ou la Biélorussie, les frontières de l'Ukraine n'ont cessé de faire l'élastique entre deux mondes, celui né de la scission de l'Empire Romain d'Orient de celui d'Occident ? Ces nations marquent ces frontières historiques. On peut dire qu'avec Charlemagne, nous avons eu le fondateur de l'Europe, qui malgré toutes les vicissitudes de l'Histoire, a finalement su imposer une vision unique, même s'il a fallu plus de mille ans pour qu'elle s'impose enfin. En Orient, il n'y a rien eu de tel.

Ainsi, à partir du VIIIème siècle, s'établit un Empire bâti autour du commerce entre la Baltique (les Vikings) et la Mer Noire, qui sera matérialisé au XIème siècle, comme le « Rous », le plus grand état d'Europe à l'époque qui s'étend de la Baltique à la Mer Noire et des Carpates au confluent de l'Oka et de la Volga. Entre temps, toute cette région a été évangilisée par Cyrille. Kiev en était la capitale. Mais pour la même raison que l'héritage de Charlemagne s'est effondré à sa mort, avec le partage entre ses trois fils, deux siècles après, l'empire Rous s'effondre. Et on le voit occupé par les Tatars-Mongols au cours du siècle suivant.

Et nous arrivons alors à l'épisode au XIIIème siècle de la Galicie, qui correspond modo grosso à l'Ukraine Occidentale d'aujourd'hui qui cherche des alliances avec la Pologne et la Lituanie, toutes deux catholiques et qui surplombe la Volhynie. Le Pape de Rome Innocent IV en 1253 consacre Daniel de Galice comme Roi de la Rus Halych-Volodymyr, tout cela sous le regard circonspect des Mongols. Mais les principautés du Nord-Est cherchent une alliance avec Novgorod et Moscou.

Au XIVème siècle, la Lituanie et la Pologne unissent leurs efforts pour chasser les Mongols d'Europe. La Pologne s'empare alors de la Galicie, tandis que la Lituanie s'empare de la Volhynie dont Kiev. Après la fusion de la Pologne et de la Lituanie en 1385, une intense opération de repopulation fut menée mêlant polonais, moldaves, allemands, arméniens et même juifs. On devine dès lors l'origine de l'acharnement de Herr Hitler contre l'Ukraine.

Cette époque voit l'apogée de l'Empire polono-lituanien qui s'étend de la Baltique à la Mer Noire et de la Vistule à la Volga. En 1464, c'est la législation polonaise qui est adoptée sur tout ce vaste territoire. Ainsi en janvier 1569, c'est l'influence polonaise qui est consacrée, au détriment total de la Lituanie (Traité de Lublin). Entre temps, en un siècle, dans toute cette partie occidentale de l'Ukraine, le catholicisme a eu le temps de s'imposer face au dogme orthodoxe.

A partir du XVIème siècle s'ouvrit la période cosaque. Les cosaques en effet décidèrent de chasser les polonais de leurs possessions ukrainiennes, ce qu'ils finirent par finaliser avec une guerre de la Russie contre la Pologne. L'Hetmanat ainsi créé fut des plus prospères dans la constellation européenne. Mais les cosaques finirent par faire la guerre à leur ancien allié russe au nom de leur indépendance. Après une alliance avec la Suède, Pierre Ier finit par avoir raison de cette rébellion en 1709, les Cosaques prêtant alors allégeance au Tsar de toutes les Russies. C'est ainsi que l'Ukraine devint russe, pas avant, au contraire de toutes les bêtises que j'ai entendues ces derniers jours.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là ! Le Tsar utilise ses nouveaux vassaux pour lutter contre la Pologne et l'Empire Ottoman qui possède encore le sud de l'Ukraine. Et on va alors assister au grand dépeçage : la Pologne et l'Ukraine sont découpées littéralement entre l'Empire Russe, l'Autriche et la Hongrie. En 1793, la Grande Catherine supprime ce qui restait d'autonomie aux Cosaques, ce qui fait que dès lors, l'Empire Russe s'étend jusqu'à la Mer Noire.

Les choses restèrent (à peu près) en l'état jusqu'à la Première Guerre Mondiale. Avec l'épuisement des deux Empires Russe et Austro-Hongrois, les Ukrainiens déclarent leur indépendance le 17 mars 1917 et prennent le nom de Verkhovna Rada. Le 20 novembre, l'Assemblée constituante, la Rada, proclame « la République Populaire Ukrainienne » reconnue par la France et la Grande-Bretagne, seulement en janvier 1918. Car les Russes, puis les Bolchéviks ne l'entendent pas de cette oreille et il va s'ensuivre une période d'exactions mêlant intérêts allemands et russes après la signature de Brest-Litovsk. Entre l'URSS qui a déclenché une guerre contre les « russes blancs » qui nombreux trouvèrent refuge en Ukraine, la Pologne renaissante de ses cendres, deux nations éphémères purent naître : la ZUNR à l'Ouest et l'UNR au Nord-Est.

Tout cela fut finalement stabilisé par la création de l'URSS le 30 décembre 1922, fédération de la RFSFR, la Biélorussie, l'Ukraine et la Transcaucasie. L'Ukraine fut dès lors comme grenier à blé, dans sa partie occidentale, et comme production d'acier dans sa partie orientale. Je passe sur les exactions incessantes de Staline contre les ukrainiens (ie ceux qui parlent l'ukrainien, l'écrivent et sont en grande majorité catholiques) pour ne retenir que la famine de 1933 qui fut complètement organisée, un véritable génocide.

En 1945, Staline arrache la Ruthénie à la Tchécoslovaquie et la rattache à la RSS d'Ukraine. En 1954, Khrouchtchev transfère à la même RSS d'Ukraine la Crimée qui était russe depuis Catherine la Grand.

En 1991, le 24 août exactement, l'indépendance de l'Ukraine fut proclamée et confirmée par référendum le 1er décembre suivant. Emouvant, car ce vote sonna définitivement le glas de l'URSS. Au travers de ce statut, la Crimée qui abrite la marine russe à Sébastopol, s'est vu octroyé le statut de République Autonome au sein de l'Ukraine.

Alors, cet incident de Crimée, il n'y a pas vraiment de quoi fouetter un chat, pourvu qu'un référendum d'autodétermination soit prévu !

A quoi bon toute cette agitation. Dans ce genre de situation, toujours se poser la question « Cui Bono ? » Moi j'ai deviné : à qui profite les tensions sur les valeurs des matières premières ? Vous ne voyez toujours pas ?... Eh bien, revenez en deuxième semaine : vous aurez tout perdu !

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