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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 19:55

Dans le cours de ma vie, j'ai eu l'occasion de rencpntrer nombre de japonais. Et en général, ils ont l'heur de m'énerver, tellement ils sont sujets de leur empereur, alors que je suis souevrain, si j'en crois notre Préambule de notre Constitution.

 

Mais les japonais font preuve à cette heure d'un vétitable courage, face à un désastre dépassant les limites pourtant ouvertes de l'échelle de Richter.

 

Ce séisme devrait être relativement circonscrit, avec le courage des japonais.

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 01:15

 

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CONCLUSIONS OF THE

FINANCIAL CRISIS INQUIRY COMMISSION

 

We conclude this financial crisis was avoidable. The crisis was the result of human action and inaction, not of Mother Nature or computer models gone haywire. The captains of finance and the public stewards of our financial system ignored warnings and failed to question, understand, and manage evolving risks within a system essential to the well-being of the American public. Theirs was a big miss, not a stumble. While the business cycle cannot be repealed, a crisis of this magnitude need not have occurred. To paraphrase Shakespeare, the fault lies not in the stars, but in us.

 

Nous sommes arrivés à la conclusion que cette crise était évitable. La crise fut le résultat de l'action de l'homme et de son inaction, et non pas celui de Mère Nature ou des défaillances de modèles informatiques détraqués. Les capitaines de la finance et les serviteurs publics de notre système financier ont ignoré les avertissements et n'ont pas su poser les bonnes questions, n'ont pas su comprendre et gérer l'évolution des risques  inhérents à un système essentiel au bien-être du public américain . On tient là une énorme défaillance de leur part. Bien que le cycle économique ne puisse être remis en cause dans l'instant, une crise de cette ampleur aurait pu être évitée. Pour paraphraser Shakespeare, la faute ne siège pas dans les étoiles, mais en nous.


Despite the expressed view of many on Wall Street and in Washington that the crisis could not have been foreseen or avoided, there were warning signs. The tragedy was that they were ignored or discounted. There was an explosion in risky subprime lending and securitization, an unsustainable rise in housing prices, widespread reports of egregious and predatory lending practices, dramatic increases in household mortgage debt, and exponential growth in financial firms’ trading activities, unregulated derivatives, and short-term “repo” lending markets, among many other red flags. Yet there was pervasive permissiveness; little meaningful action was taken to quell the threats in a timely manner.

 

Malgré l'avis exprimé par nombres tant à Wall Street qu'à Washington selon lequel la crise n'aurait pu être ni prédite ni évités, des signes d'alerte avaient été levés. La tragédie, c'est qu'ils ont été ignorés. Les prêts subprime à risque explosèrent, et la titrisation, et une augmentation insoutenable des prix des logements, et de nombreux cas de pratiques de prêt énormes et prédatrices, et l'augmentation spectaculaire de la dette hypothécaire des ménages et la croissance exponentielle des activités commerciales des établissements financiers, les dérivés non réglementés, et à court terme des marchés de refinancement de prêt <repo>, parmi beaucoup d'autres drapeaux rouges. Pourtant, une permissivité s"est installée et répandue; peu de mesures significatives furent prises pour étouffer les menaces en temps opportun.

 

The prime example is the Federal Reserve’s pivotal failure to stem the flow of toxic mortgages, which it could have done by setting prudent mortgage-lending standards. The Federal Reserve was the one entity empowered to do so and it did not. The record of our examination is replete with evidence of other failures: financial institutions made, bought, and sold mortgage securities they never examined, did not care to examine, or knew to be defective; firms depended on tens of billions of dollars of borrowing that had to be renewed each and every night, secured by subprime mortgage securities; and major firms and investors blindly relied on credit rating agencies as their arbiters of risk. What else could one expect on a highway where there were neither speed limits nor neatly painted lines?

 

L'exemple primordial fut l'échec présenté par le pivot qu'est la Réserve fédérale pour endiguer le flux des prêts hypothécaires toxiques, ce qu'elle aurait pu faire en normalisant les règles prudentielles quant à l'émission  des prêts hypothécaires. La Réserve fédérale était la seule entité habilitée à le faire et elle ne l'a pas fait . Le dossier résultant de notre enquête regorge de preuves défaillances d'autres défaillances: les institutions financières ont fabriqué, acheté, et vendu des titres hypothécaires qu'elles n'ont jamais évalué, qu'elles n'ont pas pris le soin d'évaluerr, ou qu'elles savaient défaillantes; certaines firmes dépendaient de dizaines de milliards de dollars d'emprunt qui devaient être renouvelés chaque nuit, garanti par des titres hypothécaires à risque, et les grandes firmes et les investisseurs prêtaient une foi aveugle aux agences de notation comme arbitres de risque. A quoi pouvait-on s'attendre sur une route pour laquelle les limitations de vitesse n'avaient pas été définies et sur laquelle on n'avait pas peint les lignes blanches ?

 

We conclude widespread failures in financial regulation and supervision proved devastating to the stability of the nation’s financial markets. The sentries were not at their posts, in no small part due to the widely accepted faith in the selfcorrecting nature of the markets and the ability of financial institutions to effectively police themselves. More than 30 years of deregulation and reliance on self-regulation by financial institutions, championed by former Federal Reserve chairman Alan Greenspan and others, supported by successive administrations and Congresses, and actively pushed by the powerful financial industry at every turn, had stripped away key safeguards, which could have helped avoid catastrophe. This approach had opened up gaps in oversight of critical areas with trillions of dollars at risk, such as the shadow banking system and over-the-counter derivatives markets. In addition, the government permitted financial firms to pick their preferred regulators in what became a race to the weakest supervisor.

 

Nous sommes arrivés à la conclusion que les défaillances généralisées quant à la régulation et la supervision financières ont détruit la stabilité des marchés financiers de la nation. Les sentinelles ont déserté leurs postes, en grande partie grâce à la foi largement accordée à la nature auto-corrective des marchés et à la capacité des institutions financières à s'auto-policer efficacement. Plus de 30 années de déréglementation et le recours à l'auto-régulation par les institutions financières, défendu par l'ancien président de la Réserve fédérale Alan Greenspan et d'autres, assumé par les administrations et les Congrès successifs , et activement promu par la puissante industrie financière à chaque tournant, avaient arraché tous les garde-fous  qui auraient pu prévenir la catastrophe. Cette approche a ouvert des failles dans la surveillance des zones critiques couvrant des milliers de milliards de dollars à risque, tels que le système bancaire de l'ombre ( NdT: sans doute le système mafieux ) et les marchés d'échange de gré à gré des produits dérivés. En outre, le gouvernement a autorisé les sociétés financières à choisir leurs organismes de régulation préférés, ce qui sz traduisit par une course à la supervision la plus permissive.

 

Yet we do not accept the view that regulators lacked the power to protect the financial system. They had ample power in many arenas and they chose not to use it. To give just three examples: the Securities and Exchange Commission could have required more capital and halted risky practices at the big investment banks. It did not. The Federal Reserve Bank of New York and other regulators could have clamped down on Citigroup’s excesses in the run-up to the crisis. They did not. Policy makers and regulators could have stopped the runaway mortgage securitization train. They did not. In case after case after case, regulators continued to rate the institutions they oversaw as safe and sound even in the face of mounting troubles, often downgrading them just before their collapse. And where regulators lacked authority, they could have sought it. Too often, they lacked the political will—in a political and ideological environment that constrained it—as well as the fortitude to critically challenge the institutions and the entire system they were entrusted to oversee.

 

Pourtant, nous n'acceptons pas le point de vue selon lequel les régulateurs n'auraient pas disposé des pouvoirs nécessaires  à la protection du système financier. Ils avaient suffisamment de pouvoirs dans plusieurs domaines et ils ont choisi de ne pas les utiliser. Pour ne citer que trois exemples: la Securities and Exchange Commission  ( NdT: la SEC; l'équivalent de notre Autorité des Marché Financiers ) aurait pu exiger davantage de capitaux et éradiquer les pratiques risquées des  grandes banques d'investissement. Elle ne l'a pas. La Réserve Fédérale  de New York et d'autres organismes régulateurs auraient pu réprimer les excès de Citigroup dans la perspective de la crise. Ils ne l'ont pas fait. Les décideurs et les régulateurs auraient pu stopper l'emballement du  train de la tritisation des crédits hypothécaire . Ils ne l'ont pas fait. Cas après cas, cas après cas, les régulateurs n'ont eu de cesse de considérer les institutions placées sous leur supervision comme saines et sûres, même dans le cas de problèmes de montage avérés, quitte souvent à dégrader leur note juste avant leur désintégration. Et le pouvoir des régulateurs était insuffisant, ils auraient pu en demander davantage. Trop souvent, il leur a manqué la volonté politique - dans un environnement politique et idéologique qui la restreint - ainsi que le courage de contester la critique des institutions et l'ensemble du système dont ils étaient chargés de la supervision.

 

Changes in the regulatory system occurred in many instances as financial markets evolved. But as the report will show, the financial industry itself played a key role in weakening regulatory constraints on institutions, markets, and products. It did not surprise the Commission that an industry of such wealth and power would exert pressure on policy makers and regulators. From 1999 to 2008 the financial sector expended $2.7 billion in reported federal lobbying expenses; individuals and political action committees in the sector made more than $ 1 billion in campaign contributions. What troubled us was the extent to which the nation was deprived of the necessary strength and independence of the oversight necessary to safeguard financial stability.

 

Dans de nombreux cas, les changements intervenus dans le système de réglementation ont suivi les évolutions des marchés financiers . Mais ainsi que ce rapport le montre, le secteur financier a joué un rôle clé dans l'affaiblissement des contraintes réglementaires pesant sur les institutions, les marchés et les produits. La Commission n'a pas été surprise par le fait qu'une industrie munie d'une telle richesse et d'un tel pouvoir  a exercé une pression sur les décideurs et les régulateurs. De 1999 à 2008, le secteur financier a dépensé 2,7 milliards de dollars selon les chiffres  déclarés pour les dépenses faites dans le cadre du lobbying fédéral; les contritubitions individuelles des particuliers et celles des comités d'action politique de ce secteur ont engrangé plus d'un milliards de dollars en contributions à la campagne. Ce qui nous pose un problème, c'est de constater à quel point la nation a été privée de la force et de l'indépendance nécessaires à la préservation de la stabilité financière.

 

We conclude dramatic failures of corporate governance and risk management at many systemically important financial institutions were a key cause of this crisis. There was a view that instincts for self-preservation inside major financial firms would shield them from fatal risk-taking without the need for a steady regulatory hand, which, the firms argued, would stifle innovation. Too many of these institutions acted recklessly, taking on too much risk, with too little capital, and with too much dependence on short-term funding. In many respects, this reflected a fundamental change in these institutions, particularly the large investment banks and bank holding companies, which focused their activities increasingly on risky trading activities that produced hefty profits. They took on enormous exposures in acquiring and supporting subprime lenders and creating, packaging, repackaging, and selling trillions of dollars in mortgage-related securities, including synthetic financial products. Like Icarus, they never feared flying ever closer to the sun.

 

Nous sommes arrivés à la conclusion que des fautes tragiques commises quant à  la gouvernance et à la gestion des risques au sein d'institutions financières d'importance systémique furent une cause déterminante de cette crise. Selon un point de vue partagé, les instincts d'auto-préservation des firmes financières les plus importantes les protégeaient d'une prise de risque mortel, sans qu'il soiit besoin de les tenir d'une ferme main régulatrice, ce qui, ainsi que les firmes l'ont fait valoir, aurait étouffé toute innovation. Un trop grand nombre de ces institutions a agi avec témérité, prenant beaucoup trop de risques, assis sur trop peu de capitaux, et avec une trop grande dépendance vis à vis des financements à court terme. Sous bien des aspects, cela n'est que le reflet d'un changement fondamental apparu au sein de ces institutions, en particulier les grandes banques d'investissement et les holdings bancaires qui concentrèrent de plus en plus leurs acitivités de trading sur celles à risque mais qui produisent des bénéfices substantiels. Ils se sont exposés en s'emparant et en soutenant des positions énormes auprès de prêteurs sur subprime, et en créant, en conditionnant, en reconditionnant et en vendant pour des milliards de dollars des titres assis sur des titres hypothécaires, y compris des produits financiers synhétiques. Tels Icare, ils n'ont jamais été inquiets de voler de plus en plus près du Soleil.

 

Many of these institutions grew aggressively through poorly executed acquisition and integration strategies that made effective management more challenging. The CEO of Citigroup told the Commission that a $ 40 billion position in highly rated mortgage securities would “not in any way have excited my attention,” and the cohead of Citigroup’s investment bank said he spent “a small fraction of 1%” of his time on those securities. In this instance, too big to fail meant too big to manage.

 

Beaucoup de ces institutions ont prospéré de façon agressive en utilisant des stratégies d'acquisition et d'intégration qui ont eu pour effet de fragiliser encore plus les bonnes pratiques de gouvernance. Le PDG de Citigroup a déclaré à la Commission qu'une position de 40 milliards de dollars sur des titres hypothécaires à haut rendement "n'aurait pu titillé son attention", et le vice-président de la banque d'investissement de Citigroup nous a déclaré avoir accordé "une petite fraction de 1%" de son temps pour traiter ces valeurs. Au travers de cet exemple, on réalise que "too big to fail" ( NdT: trop gros pour faire faillite ) signifie en réalité "too big to manage" ( NdT: trop gros pour pouvoir être géré ).

 

Financial institutions and credit rating agencies embraced mathematical models as reliable predictors of risks, replacing judgment in too many instances. Too often, risk management became risk justification.

 

Les institutions financières et les agences de notation ont adopté dans de trop nombreux cas des modèles mathématiques en tant qu'outils fiables de prédiction des risques, en remplacement du bon sens. Trop souvent la gestion des risques s'est transformée en justification des risques.


Compensation systems—designed in an environment of cheap money, intense competition, and light regulation—too often rewarded the quick deal, the short-term gain—without proper consideration of long-term consequences. Often, those systems encouraged the big bet—where the payoff on the upside could be huge and the downside limited. This was the case up and down the line—from the corporate boardroom to the mortgage broker on the street.

 

Les systèmes de compensation - conçus dans un contexte d'argent bon marché, d'une compétition acharnée et d'une régulation lègère - ont trop souvent récompensé l'affaire rapidement ficelée, le gain à court-terme, sans une prise en compte appropriée des conséquences à long-terme. Souvent, ces systèmes ont-ils favorisé les gros paris - dès lors que leur rentabilité pouvait s'avérer énorme à la hausse tout en limitant les pertes à la baisse.


Our examination revealed stunning instances of governance breakdowns and irresponsibility. You will read, among other things, about AIG senior management’s ignorance of the terms and risks of the company’s $ 79 billion derivatives exposure to mortgage-related securities; Fannie Mae’s quest for bigger market share, profits, and bonuses, which led it to ramp up its exposure to risky loans and securities as the housing market was peaking; and the costly surprise when Merrill Lynch’s top management realized that the company held $ 55 billion in “super-senior” and supposedly “super-safe” mortgage-related securities that resulted in billions of dollars in losses.

 

Notre enquête a révélé des cas époustouflants d'incurie et d'irresponsabilté. Vous pourrez apprendre, entre autres choses, la profondeur de l'ignorance de la direction générale de AIG quant aux échéances et aux risques de la compagnie au regard d'une exposition s"élevant à 79 milliards de dollars en produits dérivés adossés à des titres hypothécaires; vous apprendrez aussi la démarche de Fannie Mae dans sa conquête de parts de marché de plus en plus larges, de bénéfices et de bonus de plus en plus juteux, qui l'amène à élargir son exposition sur des prêts et des titres à risque alors que le marché immobilier privé atteint des sommets; vous réaliserez la déconvenue abyssale de la direction générale de Merril Lynch lorsque qu'elle découvrit qu'elle détenait un montant de 55 miiliards de dollars investis en titres "super expérimentés" et "super sûrs" adossés à des titres hypothécaires qui finalement leur ont fait perdre des milliards de dollars.

 

We conclude a combination of excessive borrowing, risky investments, and lack of transparency put the financial system on a collision course with crisis. Clearly, this vulnerability was related to failures of corporate governance and regulation, but it is significant enough by itself to warrant our attention here.

 

Nous sommes arrivés à la conclusion qu' une combinaison d'emprunts excessifs, d'investissements risqués, et d'un manque de transparence système financier a mis le système financier sur les rails de la crise  . De toute évidence, cette vulnérabilité est liée aux défaillances de la gouvernance des entreprises et celles de la réglementation, mais elle est suffisante en elle-même  pour justifier notre inspection attentive.


In the years leading up to the crisis, too many financial institutions, as well as too many households, borrowed to the hilt, leaving them vulnerable to financial distress or ruin if the value of their investments declined even modestly. For example, as of 2007, the five major investment banks—Bear Stearns, Goldman Sachs, Lehman Brothers, Merrill Lynch, and Morgan Stanley—were operating with extraordinarily thin capital. By one measure, their leverage ratios were as high as 40 to 1, meaning for every $40 in assets, there was only $1 in capital to cover losses. Less than a 3% drop in asset values could wipe out a firm. To make matters worse, much of their borrowing was short-term, in the overnight market—meaning the borrowing had to be renewed each and every day. For example, at the end of 2007, Bear Stearns had $11.8 billion in equity and $383.6billion in liabilities and was borrowing as much as $70 billion in the overnight market. It was the equivalent of a small business with $50,000 in equity borrowing $1.6 million, with $296,750 of that due each and every day. One can’t really ask “What were they thinking?” when it seems that too many of them were thinking alike.

 

Dans les années qui ont précédé la crise, un trop grand nombre d'institutions financières et un trop grand nombre de ménages ont   emprunté au maximum de leurs possibilités , ce qui les a rendus vulnérables à une désagrégation financière ou à la faillite si la valeur de leurs investissements était dévaluée, même modestement. Par exemple, à partir de 2007, les cinq grandes banques d'investissement - Bear Stearns, Goldman Sachs, Lehman Brothers, Merrill Lynch et Morgan Stanley -  ont opéré avec un matelas de capitaux propres extraordinairement mince. Nous avons mesuré des ratios d'endettement allant jusqu'à   40 pour 1, ce qui signifie que pour 40 dollars investis , un seul dollar  de capital était à dispositon pour la couverture des pertes. Une baisse inférieure à 3% en valeur de l'actif pouvait anéantir une entreprise. Pour empirer la situation,  une grosse part de leurs emprunts étaient contractés à court terme, sur les marchés à 24 heures, ce qui signifie que  l'emprunt devait être renouvelé chaque jour. Par exemple, à la fin de 2007, Bear Stearns détenait 11,8 milliards de dollars en fonds propres et  383,6 milliards de dollars en passif et un emprunt sur les marchés à 24 heures d'un montant de 70 milliards de dollars. Cela correspond à une petite entreprise dont le capital s'éleverait à 50.000 dollars qui contracterait un emprunt de un million six cent mille dollars (1.600.000), avec l'obligation de rembourser chaque jour 296,75 dollars. On ne peut pas vraiment demander: "Mais à quoi pensaient-ils?" quand il semble que beaucoup trop d'entre eux étaient sur ​​la même longueur d'onde.


And the leverage was often hidden—in derivatives positions, in off-balance-sheet entities, and through “window dressing” of financial reports available to the investing public.

 

 De plus, les effets de levier étaient souvent dissimulés derrière des positions en dérivés, derrière des valeurs hors bilan, et derrière  un «window dressing» ( NdT: ce qu'on pourrait traduire en première approximation comme "ravalement de façade" ) des rapports financiers à la disposition du public investisseur.

 

The kings of leverage were Fannie Mae and Freddie Mac, the two behemoth government-sponsored enterprises (GSEs). For example, by the end of 2007, Fannie’s and Freddie’s combined leverage ratio, including loans they owned and guaranteed, stood at 75 to 1.

 

Les rois des effets de levier sont Fannie Mae et Freddie Mac, les deux entreprises géantes parrainées par le gouvernement (GSE) ( NdT: GSE : Government Sponsored Enterprise, ce qui donne à ces deux institutions un statut proche de celui chez nous de la Caisse des Dépôts et Consignations ) . Par exemple, à la fin de 2007, les ratios combinés des effets de levier de Fannie Mae et Freddie Mac, y compris les prêts qu'elles garantissaient et qu'elles possédaient, se situaient à 75 contre 1.


But financial firms were not alone in the borrowing spree: from 2001 to 2007, national mortgage debt almost doubled, and the amount of mortgage debt per household rose more than 63% from $91,500 to $149,500, even while wages were essentially stagnant. When the housing downturn hit, heavily indebted financial firms and families alike were walloped.

 

Mais les sociétés financières ne sont pas seuls dans la frénésie d'emprunt: 2001 à 2007, la dette hypothécaire nationale a presque doublé, et le montant de la dette hypothécaire des ménages a augmenté par plus de 63% de 91.500 $ à $ 149,500, alors même que les salaires étaient essentiellement stagnante. Lorsque la crise immobilière a frappé, lourdement endettés sociétés financières et les familles ont été walloped.


The heavy debt taken on by some financial institutions was exacerbated by the risky assets they were acquiring with that debt. As the mortgage and real estate markets churned out riskier and riskier loans and securities, many financial institutions loaded up on them. By the end of 2007, Lehman had amassed $111 billion in commercial and residential real estate holdings and securities, which was almost twice what it held just two years before, and more than four times its total equity. And again, the risk wasn’t being taken on just by the big financial firms, but by families, too. Nearly one in 10 mortgage borrowers in 2005 and 2006 took out “option ARM” loans, which meant they could choose to make payments so low that their mortgage balances rose every month.

 

La lourde dette prises par certaines institutions financières a été exacerbée par les actifs risqués qu'ils ont été l'acquisition de cette dette. Comme les marchés immobiliers hypothécaires et de concocter prêts les plus risqués et plus risqués et les valeurs mobilières, de nombreuses institutions financières chargées sur eux. À la fin de 2007, Lehman avait amassé 111 millions de dollars en résidentiel et commercial biens immobiliers et valeurs mobilières, qui a été presque deux fois ce qu'elle avait à peine deux ans avant, et plus de quatre fois ses fonds propres. Et encore, le risque n'était pas pris sur à peu par les grandes firmes financières, mais par les familles, aussi. Près d'un sur 10 emprunteurs hypothécaires en 2005 et 2006 ont pris pour option ARM "prêts, ce qui signifie qu'ils peuvent choisir d'effectuer des paiements aussi bas que leurs soldes de prêts hypothécaires a augmenté tous les mois.


Within the financial system, the dangers of this debt were magnified because transparency was not required or desired. Massive, short-term borrowing, combined with obligations unseen by others in the market, heightened the chances the system could rapidly unravel. In the early part of the 20th century, we erected a series of protections— the Federal Reserve as a lender of last resort, federal deposit insurance, ample regulations—to provide a bulwark against the panics that had regularly plagued America’s banking system in the 19th century. Yet, over the past 30-plus years, we permitted the growth of a shadow banking system—opaque and laden with shortterm debt—that rivaled the size of the traditional banking system. Key components of the market—for example, the multitrillion-dollar repo lending market, off-balance- sheet entities, and the use of over-the-counter derivatives—were hidden from view, without the protections we had constructed to prevent financial meltdowns. We had a 21st-century financial system with 19th-century safeguards.

 

Dans le système financier, les dangers de cette dette ont été amplifiés parce que la transparence n'était pas nécessaire ou souhaité. Massive, emprunts à court terme, combinée avec les obligations invisibles par d'autres sur le marché, accru les chances que le système pourrait rapidement se désagréger. Au début du 20e siècle, nous avons construit une série de protections-la Réserve fédérale à titre de prêteur de dernier recours, l'assurance-dépôts du gouvernement fédéral, les règlements amplement à fournir un rempart contre la panique qui avait régulièrement en proie système bancaire de l'Amérique dans le 19 siècle. Pourtant, ces dernières années plus de 30, nous avons permis la croissance d'une ombre du système bancaire opaque et chargé de court terme de la dette qui rivalisait avec la taille du système bancaire traditionnel. Les éléments clés du marché, par exemple, le marché multitrillion de dollars de prêts de pension, hors entités du bilan, et l'utilisation des dérivés de gré à gré-ont été cachés à la vue, sans les protections que nous avions construite pour éviter les crises financières . Nous avions un système du 21e siècle avec des garanties financières du 19e siècle.

 

When the housing and mortgage markets cratered, the lack of transparency, the extraordinary debt loads, the short-term loans, and the risky assets all came home to roost. What resulted was panic. We had reaped what we had sown.

 

Lorsque le logement et les marchés hypothécaires de cratères, le manque de transparence, les charges de la dette extraordinaire, les prêts à court terme, et les actifs risqués sont tous venus la maison au perchoir. Il en a résulté la panique. Nous avions récolté ce que nous avions semé.

 

 

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 21:21

Ce dernier week-end, un sondage place Marine le Pen à 23%, le plus haut niveau qu'ait jamais pu atteindre un responsable du Front National !

 

Des imbéciles tournant en rond dans leurs convictions erronées, s'acharnent sur les conditions particulières de ce sondage, au lieu de s'accorder avec le principal sujet qui nous préoccupe tous.

 

Depuis quarante ans, la France ne cesse de décliner, depuis que le 3 janvier 1973, on a fait passer l'article 25 de la loi 73-7 qui interdit au Trésor de présenter ses escomptes à la Banque de France. Cette loi abrogée suite à l'adoption et l'application du traité de Maastricht qui en reprend tous les éléments, est finalement la cause de la rupture de la politique de croissance économique que nous n'avions jamais connue dans notre histoire sinon les règnes de Charlemagne, de Louis XI, de Henri IV ou de Louis XIV quand Colbert était encore influent.

 

Après les Trente Glorieuses, avec cette loi scélérate, ont succédé les Quarante Piteuses. Piteuses, car depuis nous ne faisons pas rêver. D'une société conquérante et innovante, optimiste, des années soixante nous sommes passés à une société du pessimisme ayant peur de tout et de rien. Vous aurez remarqué que cette Loi est passée au début de l'année où Pinochet s'empare du pouvoir au Chili, sous l'influence de ces fameux économistes, qui nous ont tant coûté: Friedrich von Hayek, Schumpeter et surtout Milton Friedman, avec ses Chicago Boys. En 1974, Henry Kissinger, encore secrétaire d'Etat, initiait le NSSM 200 (National Security Study Memorandum) qui visait à la limitation des populations des pays aujourd'hui émergents, du fait de la dispute que pouvait nous opposer ces pays quant à l'accès aux matières premières. L'amélioration des technologies a depuis multiplié ces ressources en offant  un meilleur accès à des ressources naturelles de plus en plus abondantes, quoique de plus en plus rares et de plus en plus éloignées vis à vis de ce que l'on pouvait imaginer à l'époque. Hélas, cette doctrine prévaut encore et justifie nombre de situations sinon génocidaires, du moins guerrières en nombres de contrées.

 

Peur de l'étranger, crainte des bouleversements mondiaux, tout à chacun se contente quand il le peut de son petit bonheur, essayant de se protéger de toute agression extérieure susceptible de menacer son équilibre.

 

N'est-ce pas l'état d'esprit des français quand ils accueillent à bras ouverts le Maréchal Pétain en 1940 ?

 

Depuis 1973, nous vivons en constante contradiction avec le Préambule de notre Constitution, avec ses deux piliers, la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 et le Préambule de la Constistution de 1946, directement issu des conclusions du Conseil National de la Résistance auquel a participé activement M. Stéphane Hessel, qui nous lance un pamphlet "Indignez-vous !", tel un cri du coeur ! Même si le coeur ne saurait remplacer la raison, une raison sans coeur ne saurait être sans agir.

 

Alors, l'action : n'ayons pas peur et faisons appliquer le Préambule de notre Constitution, à commencer par l'article 5 du Préambule de l946: "Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi...". Je vous ferai remarquer que c'est la politique qui a été appliquée avec efficacité par le Président Franklin Delano Roosevelt avec son New Deal, politique qu'il a pu mettre en place, dès lors qu'il avait pu nettoyer les écuries d'Augias avec la Commission Pecora et l'adoption du Glass-Steagall Act. Aux sceptiques, faire passer le chômage de 25% en 1933 à seulement 10% en 1941, à la veille de Pearl Harbor, n'est pas un mince effort. J'ajouterai que sans ce fameux New Deal, qui a aussi vu un redéploiement de l'industrie américaine, jamais, les USA n'auraient eu les moyens de rétablir les libertés dans notre vieille Europe.

 

En première conclusion : pour éviter le pire, redéployons notre économie. Prenons le chemin de l'optimisme, tel que le pensait le Président Kennedy et développons tout le meilleur de nos technologies, pour faire passer nos sociétés à un état de développement supérieur. Complétons la nouvelle frontière définie par lui : la conquête de Mars avec une société basée sur l'utilisation de l'hydrogène, d'ici à 2030. Comme il aurait pu le dire, nous choisissons ce chemin, car il est difficile, courageux et il devra mobiliser tout le meilleur de chacun des êtres humains. Si aujourd'hui, nous n'avons à l'Ouest plus rien à craindre de l'Union Soviétique, nous devons combattre en nous ce syndrôme dinosaurien qui nous dit que tout cela nous dépasse et qui risque de faire disparaître l'Humanité de la surface de la Terre, de la même façon que les dinosaures ont disparu.

 

Paradoxalement, je pense qu'il est aujourd'hui plus facile de refonder l'Union Européenne, tellement les contraintes imposées aux peuples sont insupportables pour la vie de chacun des citoyens de l'Europe. Quand JC Trichet proclame qu'une augmentation des salaires est hors de propos, en arguant que l'inflation est redevable des importations, il a raison... dans un monde fixé par des règles fixes et immuables. Maintenant, si on revoit ces règles, pour une véritable politique de conversion des dettes en crédit, telle qu'a su la mettre en place le Chancelier Konrad Adenauer avec le KreditAnstalt für Wiederaufabau (KfW ou Administration du Crédit pour la Reconstruction), tout devient possible. Je n'ai que du mépris pour cette Ossie qui applique les pires politiques d'austérité, dans la plus pure tradition saxonne qui a servi la RDA jusqu'au bout. Pur produit d'une austérité économique, elle ne peut imaginer une prospérité économique, toute protestante luthérienne qu'elle est. On doit rediriger l'Europe dans le Bon Sens. Seule une politique économique industrielle concertée entre la France, l'Allemagne et l'Italie peut relancer l'idée d'une Union Européenne basée sur le développement économique, c'est à dire le développement de chacun des citoyens de l'Union.

 

Ne jamais remettre à demain ce qu'on peut faire le jour même.

 

Depuis quarante ans, c'est ce principe qui a été bafoué. Depuis quarante ans, on a oublié la vivacité. Depuis quarante ans, on a oublié que c'est le développement de la Vie qui motive l'activité des êtres humains.

 

Il est temps que ce vieux pays, muni de son Histoire glorieuse qui a notamment inventé le concept d'Etat-Nation, renouvelé le concept de République, a participé à toutes les grandes mutations scientifiques et technologiques de notre ère, recouvre son esprit de découverte et d'aventure.

 

Ce chemin est difficile, mais le seul viable pour notre Nation. Notre peur est la seule chose dont nous devons avoir peur.

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 22:47

Chers tous,

 

Il y a quelques jours, je m'étais énervé face à la gabegie proposée par la déliquescence du Quai d'Orsay (cf.  Affaires étrangères: y'en a marre ! ). Même si je ne suis pas d'accord avec lui sur tous les points, je reconnais en Alain Juppé un Homme d'Etat. Droit dans ses bottes comme il le disait, mais je sens que ses bottes ont acquis une certaine souplesse après leur passage en hiver québecquois.

 

Tant la manière selon laquelle la passation de charge ministérielle a été effectuée, que le discours de réintronisation d'Alain Juppé, me rassurent. Un Homme d'Etat ne doit jamais oublier qu'il est au service de la Nation, sans a priori d'opinions politiques ou socio-économiques, ce qui manque définitivement à notre Président, qui lui aura du mal à devenir un véritable Homme d'Etat, même si sur ce dernier remaniement, il me semble avoir fait amende honorable.

 

Dans tous les cas, les points sur lesquels je m'appuyais il y a quelques jours, semblent gommés, d'autant que je viens d'apprendre que M. Lévitte serait en train de boucler ses valises et de quitter l'Elysée (info non confirmée cependant).

 

En hommage, je veux aussi insister sur la carrure d'Homme d'Etat qu'a su portée si longtemps et si courageusement Mme Michèle Alliot-Marie.

 

Avec toute mon amitié,

 

Bruno LARDOUX

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 22:30

Je dois raccourcir (je n'ai pas le droit à plus de 130000 caractères HTML par article). Donc je dois partitionner.

 

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fcic-logo.jpg

 

 

 

CONCLUSIONS OF THE

FINANCIAL CRISIS INQUIRY COMMISSION


The Financial Crisis Inquiry Commission has been called upon to examine the financial and economic crisis that has gripped our country and explain its causes to the American people. We are keenly aware of the significance of our charge, given the economic damage that America has suffered in the wake of the greatest financial crisis since the Great Depression.

 

La Commission d'enquête sur la crise financière a été investie de l'examen de la crise financière et économique qui s'est emparée de notre pays pour en expliquer les causes au peuple américain. Nous sommes parfaitement conscients de l'importance de notre charge, étant donné les dommages économiques que l'Amérique a subi à la suite de la plus grande crise financière depuis la Grande Dépression.

 

Our task was first to determine what happened and how it happened so that we could understand why it happened. Here we present our conclusions. We encourage the American people to join us in making their own assessments based on the evidence gathered in our inquiry. If we do not learn from history, we are unlikely to fully recover from it. Some on Wall Street and in Washington with a stake in the status quo may be tempted to wipe from memory the events of this crisis, or to suggest that no one could have foreseen or prevented them. This report endeavors to expose the facts, identify responsibility, unravel myths, and help us understand how the crisis could have been avoided. It is an attempt to record history, not to rewrite it, nor allow it to be rewritten.

 

Notre tâche a d'abord été de déterminer ce qui s'est passé et comment cela s'est passé pour que nous puissions comprendre pourquoi c'est arrivé. Ici, nous présentons nos conclusions. Nous encourageons le peuple américain à se joindre à nous pour faire leurs propres évaluations sur la base des éléments de preuve recueillis par notre enquête. Si nous n'apprenons pas de l'histoire, il est peu probable que nous nous en remettionsi. Certains à Wall Street et à Washington, avec un intérêt pour un status quo pourraient être tentés par l'effacement au sein de leur mémoire des événements de cette crise, ou par la suggestion que nul n'aurait pu le prévoir ou le prévenir. Ce rapport tente d'exposer les faits, déterminer les responsabilités, démêler les mythes, et de nous aider à comprendre comment la crise aurait pu être évitée. Il s'agit d'une tentative d'enregistrement historique, de ne pas le réécrire, ni lui permettre d'être réécrit.

 

To help our fellow citizens better understand this crisis and its causes, we also present specific conclusions at the end of chapters in Parts III, IV, and V of this report. The subject of this report is of no small consequence to this nation. The profound events of Parts III, IV, and V were neither bumps in the road nor an accentuated dip in the financial and business cycles we have come to expect in a free market economic system. This was a fundamental disruption — a financial upheaval, if you will — that wreaked havoc in communities and neighborhoods across this country.

 

Afin d'aider nos concitoyens à mieux comprendre cette crise et ses causes, nous présentons également des conclusions précises à la fin des chapitres des Livres III, IV et V du présent rapport. L'objet de ce rapport n'est pas sans petite conséquence   sur cette nation. Les événements profonds des Livres III, IV et V ne sont ni des bosses sur la route, ni un plongeon profond dans les cycles financiers et commerciaux que nous sommes en droit d'attendre dans un système économique de libre marché. Ce fut une rupture fondamentale - un bouleversement financier, si vous voulez - qui fait des ravages dans les communautés et les quartiers de ce pays.

 

As this report goes to print, there are more than 26 million Americans who are out of work, cannot find full-time work, or have given up looking for work. About four million families have lost their homes to foreclosure and another four and a half million have slipped into the foreclosure process or are seriously behind on their mortgage payments. Nearly $ 11 trillion in household wealth has vanished, with retirement accounts and life savings swept away. Businesses, large and small, have felt the sting of a deep recession. There is much anger about what has transpired, and justifiably so. Many people who abided by all the rules now find themselves out of work and uncertain about their future prospects. The collateral damage of this crisis has been real people and real communities. The impacts of this crisis are likely to be felt for a generation. And the nation faces no easy path to renewed economic strength.

 

A l'heure où nous mettons sous presse ce rapport, plus de 26 millions d'Américains sont sans travail, ne peuvent pas trouver un travail à plein temps, ou ont abandonné l'idée de trouver un travail. Environ quatre millions de familles ont perdu leur foyer par saisie et un demi-million ont glissé vers le processus d'expulsion ou sont gravement en retard sur leurs paiements hypothécaires. Près de 11 mille milliards de dollars constituant la richesse des ménages a disparu, avec les contrats de retraite et d'assurance-vie dévalorisés . Les entreprises, grandes et petites, ont senti la piqûre d'une profonde récession. Il ya beaucoup de colère sur ce qui s'est passé, et à juste titre. Beaucoup de gens qui ont respecté toutes les règles se retrouvent maintenant sans travail et incertains quant à leur avenir. Les dommages collatéraux de cette crise furent les vraies personnes et les communautés réelles. Les impacts de cette crise sont susceptibles de se faire sentir pendant une génération. Et la nation est face à l'absence d'un chemin d'accès facile à la puissance économique renouvelée.

 

Like so many Americans, we began our exploration with our own views and some preliminary knowledge about how the world’s strongest financial system came to the brink of collapse. Even at the time of our appointment to this independent panel, much had already been written and said about the crisis. Yet all of us have been deeply affected by what we have learned in the course of our inquiry. We have been at various times fascinated, surprised, and even shocked by what we saw, heard, and read. Ours has been a journey of revelation.

 

Comme tant d'Américains, nous avons commencé notre exploration avec nos propres points de vue et nos quelques connaissances préliminaires quant au comment le système financier le plus puissant au Monde est arrivé au bord du gouffre.   Même au cours de notre rendez-vous avec ce groupe d'experts indépendants, beaucoup avait déjà été dit et écrit sur la crise. Pourtant, nous avons tous été profondément touchés par ce que nous avons appris dans le cours de notre enquête. Nous avons été à plusieurs reprises fascinés, surpris et même choqués par ce que nous avons vu, entendu et lu. Nos pérégrinations nous révélèrent.


Much attention over the past two years has been focused on the decisions by the federal government to provide massive financial assistance to stabilize the financial system and rescue large financial institutions that were deemed too systemically important to fail. Those decisions — and the deep emotions surrounding them — will be debated long into the future. But our mission was to ask and answer this central question: how did it come to pass that in 2008 our nation was forced to choose between two stark and painful alternatives — either risk the total collapse of our financial system and economy or inject trillions of taxpayer dollars into the financial system and an array of companies, as millions of Americans still lost their jobs, their savings, and  their homes?

 

Nous avons porté ces deux dernières années une grande attention quant aux décisions prises par le gouvernement fédéral pour la fourniture d'une assistance financière massive afin de stabiliser le système financier et de sauver les grandes institutions financières qui ont été jugées trop importantes pour envisager leur faillite. Ces décisions et les émotions profondes qui les entourent, seront débattues longtemps dans l'avenir . Mais notre mission était d'interroger  et de répondre à cette question centrale: comment notre pays en est-om arrivé  en 2008 au point où il ne restait que deux alternatives auxquelles notre pays a été contraint, un choix douloureux et rigide entre deux options, soit le risque de l'effondrement total de notre système financier et de l'économie,   soit l'injection de milliers de milliards de dollars prélevés sur les contribuables   dans le système financier et un réseau de sociétés, alors que des millions d'Américains avaient déjà perdu leur emploi, leurs économies et leurs maisons ?

 

In this report, we detail the events of the crisis. But a simple summary, as we see it, is useful at the outset. While the vulnerabilities that created the potential for crisis were years in the making, it was the collapse of the housing bubble—fueled by low interest rates, easy and available credit, scant regulation, and toxic mortgages— that was the spark that ignited a string of events, which led to a full-blown crisis in the fall of 2008 Trillions of dollars in risky mortgages had become embedded throughout the financial system, as mortgage-related securities were packaged, repackaged, and sold to investors around the world. When the bubble burst, hundreds of billions of dollars in losses in mortgages and mortgage-related securities shook markets as well as financial institutions that had significant exposures to those mortgages and had borrowed heavily against them. This happened not just in the United States but around the world. The losses were magnified by derivatives such as synthetic securities.

 

Dans ce rapport, nous détaillons les événements de la crise. Mais un simple résumé, comme nous le voyons, est utile au départ. Bien que les vulnérabilités qui créèrent ce potentiel de crise étaient en marche depuis nombres d'années, C'est  l'effondrement de la bulle du logement - alimentée par de faibles taux d'intérêt, un crédit facile et disponible, une maigre réglementation, et les prêts hypothécaires toxiques - qui fut l'étincelle incendiaire d'une chaîne d'événements, qui ont conduit à une véritable crise à l'automne 2008. Des milliers de milliards de dollars en prêts hypothécaires à risque ont été inscrits dans le système financier, alors que les titres liés aux crédits hypothécaires ont été conditionnés, reconditionnés et revendus aux investisseurs du monde entier. Lorsque la bulle a éclaté, des centaines de milliards de dollars de pertes dans les prêts hypothécaires et titres hypothécaires ont secoué les marchés ainsi que les institutions financières qui avait une exposition importante à ces prêts hypothécaires et avait beaucoup emprunté à leur encontre. Cela s'est produit non seulement aux États-Unis mais partout dans le monde. Les pertes ont été amplifiées par des dérivés tels que les titres synthétiques.

 

( NdT: voir la remarque de Giulio Tremonti

 

"La globalisation est une folie inventée par une bande d'hystériques, une bande de déments, Illuminati, qui ont décidé dans les deux dernières décennies de diviser le monde en deux : l'Asie pour la production à bas coûts d'une part, les Etats-Unis et l'Europe pour la consommation d'autre part. Le résultat est que la situation a empiré pour ces derniers et finira également par empirer pour l'Asie. Ces mêmes Illuminati ont inventé la techno-finance, ont vendu les crédits hypothécaires, les ont packagés et les ont revendus à l'entour. On constate maintenant que tout cela a failli. La globalisation a échoué. La crise ne saura qu'empirer. (…) La solution ne réside pas dans un seul pays. Nous pensons à un accord entre les grandes nations, comme celui de Bretton Woods: un nouveau Bretton Woods."

 

Giulio Tremonti, ministre italien des Finances,
Raidue le 6 mars 2008.

 

La solution est d'une telle évidence, qu'on en reste coi ! )

 

The crisis reached seismic proportions in September 2008 with the failure of  Lehman Brothers and the impending collapse of the insurance giant American International Group (AIG). Panic fanned by a lack of transparency of the balance sheets of major financial institutions, coupled with a tangle of interconnections among institutionsperceived to be “too big to fail,” caused the credit markets to seize up. Trading groundto a halt. The stock market plummeted. The economy plunged into a deep recession.

 

La crise atteint des proportions sismiques en Septembre 2008 avec la faillite de Lehman Brothers et l'effondrement imminent du géant de l'assurance American International Group (AIG). Une panique attisée par un manque de transparence quant aux bilans des grandes institutions financières, conjugué avec un enchevêtrement d'interconnexions entre institutions perçues comme être "too big to fail" (ie. "trop grosses pour être mises en faillite"), a causé le bloquage des marchés du crédit . Le trading s'est arrêté . La Bourse s'est écroulée. L'économie a plongé dans une profonde récession.

 

The financial system we examined bears little resemblance to that of our parents’ generation. The changes in the past three decades alone have been remarkable. The financial markets have become increasingly globalized. Technology has transformed the efficiency, speed, and complexity of financial instruments and transactions. There is broader access to and lower costs of financing than ever before. And the financial sector itself has become a much more dominant force in our economy.

 

Le système financier que nous avons examiné ne ressemble guère à celui de la génération de nos parents. Les changements au cours des seules trois dernières décennies sont   remarquables. Les marchés financiers n'ont cessé de se mondialiser . La technologie a transformé l'efficacité, la rapidité et la complexité des instruments financiers et des transactions. Jamais on a connu auparavant un tel accés à des financements à bas coûts. Et le secteur financier lui-même est devenu une force beaucoup plus dominante au sein de notre économie.

 

From 1977 to 2009 the amount of debt held by the financial sector soared from $3 trillion to $36 trillion, more than doubling as a share of gross domestic product. The very nature of many Wall Street firms changed — from relatively staid private partnerships to publicly traded corporations taking greater and more diverse kinds of risks. By 2005, the 10 largest U.S. commercial banks held 55% of the industry’s assets, more than double the level held in 1990. On the eve of the crisis in 2006, financial sector profits constituted 27% of all corporate profits in the United States, up from 15% in 1980. Understanding this transformation has been critical to the Commission’s analysis.

 

De 1977 à 2009 le montant de la dette détenue par le secteur financier est passé de 3000 milliiards de dollars à 36000 milliards de dollars, ce qui  en pourcentage du produit intérieur brut représente plus qu'un doublement. La nature même de nombreuses firmes de Wall Street a changé - d'une pratique relativement guindée de partenariats privés vers une pratique de sociétés cotées en bourse prenant de plus en plus de risques variés. En 2005, les 10 plus grandes banques commerciales américaines détenaient 55% des actifs industriels, plus du double du niveau constaté en 1990. A la veille de la crise en 2006, les bénéfices du secteur financier représentaient 27% de tous les bénéfices des sociétés aux États-Unis, contre 15% en 1980. La compréhension de cette transformation a été critique quant à l'analyse de la Commission.

 

Now to our major findings and conclusions, which are based on the facts contained in this report: they are offered with the hope that lessons may be learned to help avoid future catastrophe.

 

Maintenant, quant à nos principales constatations et conclusions, qui sont fondées sur les faits répertoriés dans le présent rapport:, nous vous les proposons avec l'espoir que les leçons pourront en être tirées afin d'éviter une nouvelle catastrophe.

 

 

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 01:19

 

Ainsi que je l'ai écrit dans mon article Sorry Mr. LaRouche, but I am a French , je clame que je suis toujours regardé et respecté à l'étranger comme français, en tant qu'il est redevable de sa Constitution, ou plutôt de son esprit.

 

Depuis 2007, je sens un délitement : d'abord une remise en cause systématique de la Constitution et de son esprit par celui qui est pourtant le garant de son application.

 

Rappelons, la nomination de la Commission dirigée par Simone Veil pour la révision du Préambule qui n'a fort heureusement pas été suivi d'effets, la mise en cause systématique de l'indépendance du pouvoir judiciaire, la mise sous tutelle des instruments d'informations encore publics et donc indépendants, tous les autres média étant sous la coupe de groupes privés ultra-puissants, à un point tel que seuls Ouest-France, l'Humanité, le Canard Enchaîné, Marianne, Mediapart et quelques autres m'apparaissent comme véritablement indépendants.

 

Et cette remise en question de notre Constitution se traduit à l'extérieur : la cellule de politique extérieure réunie autour du Président s'accorde de fait les prérogatives du Minisitre des Affaires Etrangères, ce ministre étant de fait placé en porte-à-faux entre son administration diplomatique, sans doute l'une des meilleures au Monde, et les caprices d'un Président shuntant toute son activité avec sa cellule.

 

Ce délitement systématique nuit à l'image de la France à l'étranger. Même les dirigeants de l'UMP, les principalux députés et sénateurs de l'UMP, intiment le conseil au Président de prendre de la distance, son influence concernant l'affaire Cassez étant des plus néfastes. Si au lieu de déclarations péremptoires, le Président avait fait confiance au métier des diplomates, sans doute cette affaire aurait-elle été bien mieux menée. La brouille avec le Mexique avec tous ses défauts, avec son Président dont l'élection fut légitimement contestée, mais qui possède une véritable et vénérable Constitution, mérite le respect de notre Nation. Je suis cependant d'accord pour dire que la situation du pouvoir judiciaire au Mexique pose aujourd'hui un problème : il suffit de considérer l'évasion massive de détenus narcos relativement aisée. Mais d'ailleurs, n'est-ce pas dû à Calderon dont l'élection a été contestée mais qui procède du même délitement, dans tous les domaines ?

 

Pire encore, fut le simple communiqué diffusé par l'Elysée alors que Hosni Moubarak s'enfuyait. Malgré tous ses défauts, Barack Obama ( cf.  Obama: un couard inculte, tel Sarkozy ) avait montré le chemin avec son fameux discours du Caire et il a assumé cette voie. Le Président effectif de l'UPM (Union Pour la Méditerranée) est le Président de l'Egypte. Donc, l'UPM est aujourd'hui morte, en l'absence de Président ! Cela eut mérité autre chose qu'un communiqué du Président de la République Française, d'autant que l'idée de l'UPM est une de ses rares idées. On aurait voului entendre Nicolas Sarkozy s'appuyant sur notre Constitution pour défendre les révolutions tunisienne et égyptienne, comme a su le faire le Président des Etats-Unis, sous les conseils de la Secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, qui elle bénéficie du contrôle total de son administration.

 

Alors, ne faisons pas de Michèle Alliot-Marie un bouc émissaire. Le véritable objectif est la cellule toute-puissante de la politique étrangère auprès du Président : elle doit être dissoute et le Président doit se contenter des rapports du Ministre des Affaires Etrangères, de façon à rendre la sérénité à ce fameux corps diplomatique français et rendre sa sérénité au Président ( je sais, çà ne bouge pas assez vite !)

 

Je pense néanmoins que Michèle Alliot-Marie, ainsi qu'elle l'a avoué elle-même, se trouve fatiguée par l'exercice depuis ces nombreuses années des plus éminents ministères régaliens où elle a toujours excellé que ce soit à la Défense, à l'Intérieur ou à la Justice. Sans polémiquer davantage je souhaite que Mme Alliot-Marie se retire des Affaires Etrangères et que le Président prenne acte de ces réflexions.

 

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 20:24

Une des nations qui il y a très longtemps a participé à la fondation de nos nations européennes, vient enfin de se débarrasser d'un népotisme, péché qui accompagne toutes nos nations méditerranéennes depuis des centaines d'années.

 

Pour l'heure, je suis très heureux de la démission de Moubarak, tout en admirant tout le calme dont l'Egypte a fait montre, autant en ce qui concerne les manifestants, qu'en ce qui concerne l'Armée qui est pour l'instant investie de l'intérim.

 

A tous les égyptiens de corps, de coeur et d'esprit, je souhaite que tout cela finira bien et je vous encourage à continuer. Puisse cette véritable révolution réduire à néant toute la nécessité des interventions de Soeur Emmanuelle.

 

En même temps, la plus grande nation arabe, du Maghreb, du Mackrech, montre la voie de la liberté. De la même façon  qu'après la Chute du Mur de Berlin, qui nous a tous surpris, je souhaite que toutes les nations arabes traitent avec sérieux, comme ont su pouvoir le faire les gouvernements à l'Est, une nécessaire conversion démocratique.

 

Après la Tunisie et l'Egypte, je suis plutôt confiant... d'autant qu'on ne peut craindre en Europe une attaque nucléaire, comme on pouvait la craindre dans ces années 1989-1990.

 

Paix à tous !

 

PS: Je tiens à préciser que cette réaction est une réaction à chaud qui m'est très personnelles et qui ne saurait engager en aucune manière que ce soit mes amis qui peuvent avoir des actions dans les mouvements humanitaires ou politiques.

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 01:18

 

Quand les peuples ne trouvent plus les leviers pour développer leurs économies, ils se révoltent.

 

Les évènements en ces deux pays nous font penser que la véritable raison de ces agitations, est basée sur une revendication éternelle: le prix du blé doit rester accessible. 

 

Nous voyons deux révolutions citoyennes, comme le fut celle de 1789 en France, pour les mêmes raisons: quand le blé devient trop cher, le peuple affamé se révolte.

 

Je souhaite vraiment aux deux nations tunisienne et égyptienne de passer ce cap en toute sérénité. Je ne voudrais pas que cette révolution se traduise par une tuerie, telle celle que la France a pu connaître à partir de 1789. Je ne souhaite pas non plus que tout ce mouvement se réduise à l'élection d'un nouveau tyran, tel que la France a pu le faire il y a deux cents ans.

 

Il faut absolument que la Tunisie et l'Egypte joignent leurs efforts pour construire autour d'elles un exemple que toutes les nations du Maghreb pourront partager.

 

C'est ainsi que les problèmes au Moyen-Orient (ou plutôt dans l'Asie du Sud Ouest) pourront être résolus. Il faut en effet construire autour d'Israel, du Liban, de la Syrie un exemple de développement.

 

Tout cela doit cependant s'inscrire dans le cadre de la seule bonne idée du Président Sarkozy: l'UPM (Union pour la Méditerranée). Cette UPM, en fonction de ce qui se passe actuellement, non seulement en Tunisie et en Egypte, mais aussi en Algérie, au Yémen ou même en Arabie Saoudite doit devenir le point focal sur lequel pourront s'appuyer la Turquie, la Syrie et les anciennes républiques soviétiques pour construire un monde meilleur.

 

L'hyperinflation est là, maintenant, tout de suite. Pour le bien-être de l'Humanité, il est indispensable que le prix du blé baisse.

 

 

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 15:35

C'est un déchirement pour moi de devoir écrire ces lignes. Je suis en effet passé de Solidarité et Progrès au Modem.

 

J'interviens suite à l'article http://www.cheminade-le-sursaut.org/chemi_soutient.php qui laisse à penser que le soutien que je lui avais apporté en 2007, saurait être reproduit pour sa campagne de 2012. Cet article apparaît en effet aujourd'hui en première page de résultat de recherche Google faite sur mon nom.

 

Je m'inscris en faux face à ce sous-entendu.

 

Si je suis d'accord avec l'ensemble de la définition d'une politique économique nationale, je suis absolument contre l'idée de voir démanteler l'Euro. A ce sujet, je me suis déjà inscrit contre le projet de Lyndon H. LaRouche d'ignorer l'Europe dans le développement du Monde (cf. Sorry Mr. LaRouche, but I am a French )

 

Certes, dans un ensemble européen soumis de fait à l'appât du gain sans construction économique réelle, la tâche est difficile pour reconstruire une Europe solide, solide et sans tendon d'Achille. La tâche est rude, et c'est pour cela que j'ai rejoint le Modem.

 

J'ai en fait rejoint le Modem sur l'écriture de deux bouquins : "Abus de Pouvoir" de François Bayrou et "Ca va mal finir" de François Léotard.

 

Je demande donc à l'équipe web de S&P, sinon de retirer la page web, au moins de retirer mon nom de la liste invoquée.

 

http://www.relevantmagazine.com/images/stories/martin-of-tours.jpgJe tiens à préciser que je conserve toute mon amitié pour Jacques Cheminade et ses proches. On n'efface pas comme çà d'un coup de gomme vingt ans de sa vie !

 

Un de mes rêves réels réside dans le fait que ces deux egos qui ont tant de choses en commun puissent enfin se rencontrer. Que diriez-vous d'une rencontre entre un Auvergnat, un Béarnais, arbitrée par un Breton, tous conquis par l'idée de la nécessité nationale ?

 

Comme on le dit souvent, les choses les plus simples sont souvent les plus compiquées à réaliser. Souvent par manque d'idée de partage.

 

Je suis en effet convaincu qu'une réforme profonde de l'Euro et donc de sa gestion serait suffisante pour maintenir l'équilibre entre toutes les nations au bonheur de tous.

 

Je veux que l'on transforme l'Europe pour qu'elle devienne le vecteur de la conquête martienne, ainsi que l'a fait JFK (cf.  JF Kennedy et la conquête de la Lune (25 mai 1961) )

 

Vous souvenez-vous de Saint-Martin, ce centurion qui partage son manteau avec un gueux ? Au-delà de cette image, il y a la reconnaissance de la nécessité du partage des idées.

 

Avec toute mon amitié à tous.

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 22:40

Ce dernier samedi, nous étions conviés par le Modem section de Paris à rencontrer M. Ghaleb Bencheikh, l'un des plus éminents spécialistes de l'Islam moderne (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Ghaleb_Bencheikh).

 

Je dois vous avouer que j'ai été tout de suite conquis, non pas pour me convertir à l'Islam, mais pour la grande culture qu'il représente. Je n'avais jamais entendu parler de lui auparavant, mais je puis dire, que je n'ai jamais vu, peut-être depuis le Général de Gaulle, un homme public s'exprimer dans un aussi excellent français. Pourtant, sa formation ne l'y conduisait pas forcément. Donc bravo pour la forme.

 

Mais, au-delà de la forme, il y a le fond. J'essaie ici d'établir un résumé de ce que j'ai pu comprendre (pardon, mais sa maîtrise de notre langue est telle qu'il ne me permet pas de tout suivre dans mes notes. Que n'eus-je appris la sténo !)

 

Dans son discours liminaire, il a rappelé que l'on oppose aujourd'hui dans notre République l'Islam, parfois, comme autrefois on y présentait le problème de l'Orient, dans le sens du clash des civilisations perçu par tous, occidentaux ou musulmans.

 

Il nous a rappelé que les obscurantismes sont des deux côtés : nombres de références culturelles européennes sont issues d'El Andalus (Séville, Grenade ou Cordoue). Ce qui fait que les musulmans, dans un passéisme récurrent considèrent que les occidentaux sont des arriérés mentaux, ne tenant pas compte des progrès réalisés par l'Occident.

 

Certains cependant en tiennent compte, et se frottant à la réalité, arrivent à conclure que l'Islam est une réalité complexe. Il faut donc unir l'Islam avec la République.

 

Ainsi, les musulmans, issus de cinq générations établies sur notre territoire, ne devraient plus se considérer comme des accueillis, mais comme intégrés et donc accueillants. En ce sens, la nomination d'imams incultes et souvent autoproclamés est-il le reflet de la démission des élites.

 

De la même façon, il a rappelé que de tous temps, il a existé deux France : l'une républicaine et progressiste, l'autre pessimiste, sceptique et qui finalement prend peur de l'évolution dans une nostalgie  déplacée.

 

On ne sortira de cette situation grégaire que par l'apport des nouvelles générations allant dans le sens d'une sorte de révélation. L'Islam doit s'orienter dans le sens d'une nouvelle révélation. Les musulmans, ni les occidentaux d'ailleurs, ne doivent se comporter comme des médecins légistes, mais bien comme des chirurgiens, de médecins de la mort, devenir des médecins de la vie.

 

Dans le cadre de la laïcité, il prend sur lui la parabole du Denier du Christ (rendez à César ce qui est à César, rendez à Dieu ce qui est à Dieu).  Ainsi, il réclame un juste traitement par la République de toutes les religions, en rappelant que l'Islam ne doit pas s'imposer, en aucune façon aux lois de la République.

 

D'où beaucoup de questions très étroites qui sont venues ensuite (le voile, la formation des imams etc.)

 

Alors ce que j'en ai retiré, et j'eus aimé que ces questions puissent être abordées quant à ces principes très élevés.

 

Je n'ai eu de cesse d'admirer tout ce que les arabes - à ne pas nécessairement confondre avec l'Islam, qui est un concept philosophique - ont apporté à notre civilisation européenne, à commencer par le zéro, en continuant par Averoës et Avicennes. A la bibliothèque de Tombouctou, des Bénédictins trouvèrent des copies  des oeuvres de Platon (le Timée et la République, notamment) et d'autres qu'ils recopièrent et rapportèrent à Florence, donnant ainsi la voie libre à ce que j'appelle la deuxième Renaissance, la première étant celle de Charlemagne. Ces écrits récupérés ont formé les bases sur lesquelles s'est appuyé Nicolas de Cues pour transcrire ses concepts de "Imago viva Dei" et "Capax Dei" - l'Homme est l'âme vivante de Dieu et il lui est attribué la capacité de modifier la Nature.

 

Où en est l'Islam de l'analyse de ces textes ?

 

Au final, ne pourrions nous pas considérer que la Monadolgie de Leibniz  (cf. Monadologie, Gottfried Wilhelm Leibniz, 1714 ) puisse constituer un socle commun à la Chrétienté et à l'Islam pour construire une véritable République ?

 

Permettez-moi de faire un lien avec la page de Respect Mag présentant une pétition pour dénoncer le terrorisme qui détruit l'Islam (cf. link )

 

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