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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 20:02

Décidément c'est la série ! Le 10 octobre dernier nous avons appris le décès de Maurice Allais après celui de George Charpak. J'aurais aimé être petite souris pour savoir ce qui se passait entre le théoricien et le praticien, tellement leurs caractères étaient différents.

 

Maurice Allais paraissait souvent extrêmement rigoureux, sinon rigoriste, trop. Car, derrière ce masque se cachait en fait un homme sensible, épris de vérité, ce qui lui valut nombre de déboires avec ses collègues, tant dans le domaine de la physique fondamentale, où sa sagacité avait fini par mettre à nu la théorie de la relativité en réinterprétant les résultats des expériences d'interférométrie de Millner (voir à ce sujet les articles qu'il fit paraître dans la revue "FUSION la science passionnément !" link), que dans le domaine de l'économie où, jusqu'à son dernier souffle, il défendit l'idée de la nécessité du rétablissement d'une coupure nette, sans concession, entre les activités de banques d'affaires, banques de dépôt et de courtage d'assurances (cf. link) ou celle du rétablissement d'un juste protectionnisme (cf. link).

 

Derrière ses aspects apparents rigoristes, voire parfois hautains, se cachait en fait un homme épris de la seule liberté qui vaille en ce bas monde: rechercher la vérité pour préserver la Vie.

 

Puisse ce grand Homme reposer enfin en Paix.

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 17:12

A quoi vous fait penser la condamnation absurde prononcée à l'encontre de Jérôme Kerviel ?

 

4,9 miliards d'Euros de dommages et intérêts ! Pouse au crime, car comment imaginer que Jérôme Kerviel puisse honnêtement gagner de telles sommes dans une vie honnête, alors qu'il aura déjà passé quelques années en prison, peut-être méritées.

 

Cette peine absurde correspond au versement de 390000 années de SMIC ou environ au tiers de la fortune de Liliane Bettencourt, dont on a visiblement du mal à évaluer le montant ! C'est un pousse au crime ! Rembourser cette dette condamne effectivement Jérôme Kerviel à reprendre ses activités délictueuses pour lesquelles il a été condamné !

 

Donc, vu l'absurdité de cette condamnation, je suis amené à penser que le Tribunal Correctionnel s'est lavé les mains, tel Ponce Pilate pour se débarrasser d'un problème auquel il ne pouvait mais ; peut-être en réaction à l'absurdité de la suppression du juge d'instruction ? Sans pouvoir l'exprimer, du fait même de l'absurdité de la condamnation, il sait que l'accusé fera appel auprès d'une  juridiction supérieure ; à savoir dans ce cas, la Cour d'Appel. Il n'y a en fait pas d'autre issue pour Jérôme Kerviel.

 

Pendant ce temps, la Société Générale reste blanchie de toute exaction, contre laquelle on pourrait pourtant opposer le Préambule de notre Constitution qui inclut les conclusions du Conseil National de la Résistance selon lequel le dirigeant d'une société ne saurait gagner plus de quarante fois que le plus bas des salaires versés dans son entreprise ; ce qui ne signifie pas le SMIC, étant entendu qu'il s'agit là d'étendre la valeur ajoutée, la valeur économique réelle.

 

Ce jugement est tout à fait scandaleux, et représente bien l'état d'esprit du pouvoir actuel: où est l'esprit du discours de Toulon?

 

Je n'ai jamais discuté une décision de justice, sinon en mon for intérieur, comme tout à chacun ; mais, là, la ficelle, que dis-je, la corde est vraiment trop difficile à avaler.

 

Dura lex, sed lex.... mais à l'époque du SPQR (Senatus Populus Que Romanus), quand ces paroles furent prononcées, personne n'avait encore envisagé l'idée de ce que pouvait représenter une Constitution vouée au bonheur de tous les citoyens l'honorant.

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 18:16

Je viens d'apprendre le décès de George Charpak

 

Sa famille a visiblement souhaité le respect de son intimité, souhait que je respecte.

 

Néanmoins, je souhaite que sa famille reçoive mes plus sincères condoléances.

 

Nous venons en effet de perdre un de nos plus éminents physiciens et qui s'était attaché à partager avec nos enfants la passion qui l'animait pour la construction d'un monde meilleur.

 

C'est d'ailleurs dans le cadre de son opération la Main à la Pâte, que j'ai eu la chance de faire sa connaissance, chance parce qu'il a fini de me convaincre de la nécessité de faire nos enfants toucher la réalité du Monde.

 

Si il y a quelques semaines, j'ai pu paraître opposé à son action Réponse à Georges Charpak, Sébastien Balibar et Jacques Treiner , c'est en fait avec le plus grand respect que je lui devais. Souvent, on dit que qui aime bien, châtie bien. Il ne m'est jamais venu à l'esprit de le châtier. Au contraire, George Charpak reste un Monsieur, un humaniste que chacun doit respecter, du fait même de sa gentillesse.

 

Nous avons perdu quelqu'un d'irremplaçable.

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 01:13

First,

This article is designed to answer some questions our allies might have.

 

Second,

Is France so suitable as its Constitution should lead it ?

 

I want so to reassure once again our commitment, we French citizens, our will to satisfy all the needs expressed by every Human Being, whatever the color of his skin, whatever the color of his eyes, whatever the color of his hair, whatever his religious commitments, whatever his social origin.

 

We are French and I want to apologize to Luxemburg and other countries, such as Romania, Bulgary for every sentence made by our govenrment injuring them.

 

You have to understand that I try to avoid the shame that could be put on my country, My country is named France, and all over the World, I know that I am regarded as worth as a French Citizen.

 

Now, I am not proud to pronounce these words: "Nicolas Sarkozy is Our President". Never, in our History, we had a so nasty Leader, whatever his condition was, a President or a King or even an Emperor.

 

So, I want You to excuse us, We French Citizens, We the true French people.

 

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 14:02

Vous tous qui me suivez, savez mon attachement à l'avènement d'une société basée sur l'utilisation de l'hydrogène, y compris ses isotopes deuterium et tritium, mais aussi sur l'utilisation de l'Helium 3 présent en grandes quantités à la surface de la Lune, ce qui j'ai bien entendu suppose une industrialisation de la Lune, donc une utilisation de l'hydrogène à partir de la Terre vers l'espace, notre nouvel horizon.

 

Mais pour exploiter l'hydrogène, nous devons utiliser l'énergie nucléaire, notamment autour de la G-IV (voir à ce sujet ma réponse à Charpak et compagnie: Réponse à Georges Charpak, Sébastien Balibar et Jacques Treiner ).

 

Cela passe j'en suis sûr par l'utilisation de deux filières: celle dite RNR et celle dite MHTGR.

 

Dans les deux cas, nous devons traiter des problèmes des déchets nucléaires, seule objection valable que nous adresse les partisans d'une écologie pure.

 

Lors de la législative 2002 j'avais été amené à traiter  cette question, et j'avais alors pris la décision de répondre à la simple question d'un des responsables à l'époque du mouvement "Sortir du Nucléaire", et qui consistait à me demander si nous devions abandonner en France l'exploitation de la filière nucléaire ou non. Dans la mesure, où la XIIème circonscription des Hauts de Seine comprend nombre d'actifs dans le secteur nucléaire et nombre d'experts aujourd'hui retraités mais qui ont accompagné Louis Armand et beaucoup d'autres pour construire notre industrie nucléaire, je m'étais vu obligé de répondre à cette requête.

 

J'ai dernièrement redécouvert ce texte, et après l'avoir relu, à part quelques détails que j'estime sans importance, ce texte reste d'une grande actualité.

 

Aussi, avant de développer les idées que nombre d'entre nous peuvent avoir autour des développements de la G-IV, ce qui fera l'objet d'un prochain article, je veux vous donner copie de ma réponse originale à ce monsieur X, ancien responsabe au sein du mouvement "Sortir du nucléarie". Je l'appelle monsieur X, car je coris savoir qu'il ne fait plus partie aujourd'hui de ce mouvement.

 

Donc, voici la situation; nous sommes en 2002, je suis candidat à une élection législative et je forme une réponse au mouvement "Sortir du nucléaire". Voici:

 

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Monsieur,

 

Je vous remercie de votre courrier du 26 mai dernier, concernant une des questions essentielles du moment, à savoir la définition de la politique énergétique de la France, mais qui n'est que partiellement abordée par les partis politiques établis dans le cadre de l'actuelle campagne législative. La formation de ma réponse me demande certains développements longs, que je n'ai pu finalisés que ce jour, dans le cadre d'une élection législative

 

Cependant, vous me posez des questions très particulières à partir d'un problème déjà particulier, à savoir si nous devons abandonner la filière nucléaire ou non. L'étroitesse de votre question m'oblige à aborder la question de la politique énergétique sous un angle plus général. Vous m'en excuserez, mais vous touchez là la question qui a en fait motivé tout mon engagement et toutes mes actions politiques depuis maintenant 28 ans.

 

En premier lieu je veux donc vous parler de l'écologie. Or, à mon sens, l'on ne peut situer une conception de l'écologie, qu'à partir d'une conception du rôle de l'Homme dans le Monde.

 

Ecologie et écologisme


Si je suis entré en politique, c’est bien parce que en 1974, à l’âge de douze ans, j’ai réalisé l’horreur inhérente aux idées portées par l'écologisme. Au contraire de René Dumont, qui je pense fut un honnête homme, les militants écologistes présentés à la télévision, lors de la campagne présidentielle qui a vu l’élection du Président Giscard d’Estaing, soutenaient une thèse qui fut celle de « Halte à la Croissance », le fameux rapport du Club de Rome édité la même année. Selon ces fous, il fallait limiter, sinon diminuer par tous les moyens possibles la population humaine

 

Ainsi que je l’ai indiqué en de nombreuses occasions, l’Homme forme une espèce placée au-dessus de toutes les autres espèces animales, de par sa capacité à engendrer et réaliser des idées. Du fait de ses capacités, l’Homme a pour mission de se rendre maître de son environnement au bénéfice de toutes les formes de vie existant dans le Monde dont il se trouve investi de la responsabilité de la destinée. En même temps, il a le droit de vie et de mort sur toutes les espèces en vue de la préservation de la Vie en général, de l’espèce humaine en particulier. A ce titre, il serait intéressant de commenter les conditions dans lesquelles les dinosaures ont disparu : ils ont disparu, parce qu’aucune espèce n’était capable et ne se sentait investie du devoir imprescriptible de préserver la Vie, face à des conditions environnementales particulièrement adverses. Dans les frontières de notre monde sensible, l’Homme est la seule espèce investie d’une telle charge

 

Donc voici le devoir de l’Homme : préserver la Vie ! Donc, parce que l’Homme sait qu’il vit dans le système solaire qui inévitablement se verra exploser par le Soleil dans 4 ou 5 milliards d’années, il a le devoir d’étendre les frontières de son Monde connu pour implanter les germes de la vie au-delà de sa connaissance. C’est tout le sens du discours de J.F. Kennedy sur l’Etat de l’Union en 1963, lorsqu’il défendait le programme Apollo : un homme sur la Lune en 1970, un homme sur Mars en 1980; en novembre 1963 ce grand homme fut assassiné, la dynamique du programme de conquête de Mars cassé, à un point tel que, jusqu'à ce jour, aucun homme n'a posé le pied sur Mars. C’est d’ailleurs de l’époque de cet assassinat, encore non élucidé à ce jour, que date la prolifération des mouvements écologistes avec l’impulsion du WWF et du Club de Rome, financés et dirigés par les membres les plus influents de l'oligarchie d'inspiration britannique et WASP[1].

 

  Croissance de l'Humanité

Démographie et définition d'une  politique énergétique


Comment l'homme est-il parvenu à maîtriser son environnement, tout en se multipliant en quantité et en qualité : si nous n'avons jamais été aussi nombreux en Europe[2], nous n'avons non plus jamais été aussi nombreux à vivre aussi vieux.

 

Cette évolution démographique a en fait été obtenue par l'augmentation de la production d'énergie par habitant et par km2.

Ainsi l'homme, pour se chauffer a t-il commencé par utiliser les matières végétales (bois, tourbe), puis a utilisé la houille, puis les combustibles fossiles (pétrole et gaz), puis enfin le nucléaire. Pour symboliser ceci, je vous communique le tableau ci-dessous, donnant les densités comparées de flux énergétique (DFE), telles que nous les connaissons pour les énergies actuelles et telles que nous pourrions les extrapoler pour les énergies futures.

 

Source d'énergie

DFE (kW/m2)

Énergie solaire

0,0002

Combustibles fossiles

10000

Fission nucléaire

70000

Fusion thermonucléaire (au démarrage)

70000

Fusion thermonucléaire (quand le processus sera maîtrisé et optimisé)

1015

 

Nous voyons donc ainsi qu'en revenant aux sources primaires d'énergie (solaire, éolienne,…), toutes ces énergies transformées à partir de celle fournie par le seul Soleil, nous interrompons le processus de densification de la production d'énergie, seule origine du progrès humain. Cette abondante offre d'énergie permet en fait à l'Homme de produire toujours plus en dépensant toujours moins, par l'utilisation de machines en lieu et place de ses muscles.[3]

Maintenant nous devons être conscients que l'utilisation du nucléaire n'est qu'une étape dans l'histoire du développement de l'humanité, comme nous - au moins les occidentaux - avons abandonné déjà la production d'énergie par la combustion de matières végétales ou de houille

 

Nous devons donc passer à une autre étape productrice d'énergie encore plus densifiée. Je pense pour ma part que la prochaine étape sera la production d'énergie thermonucléaire à partir de la fusion d'un noyau de deutérium et d'un noyau de tritium. Déjà, en 1996, le réacteur européen JET a atteint le point zéro, le point à partir duquel un réacteur producteur d'énergie produit plus d'énergie qu'on a pu en utiiliser pour l'activer. De ce point de vue, les ingénieurs se heurtent au problème de l'extraction des noyaux d'hélium fruits de la fusion au sein du réacteur, sans parler de celui de l'absorption des neutrons de haute énergie produits. Nous pouvons donc dire déjà que nous sommes rentrés dans une phase où le principe scientifique de production d'une énergie de fusion a été validé, mais pour lequel subsiste de nombreux problèmes technologiques avant la mise en production industrielle. Cela demande d'importants investissements qu'aujourd'hui je juge considérablement insuffisants. Une Europe généreuse et prospère que j'appelle de mes vœux aura pour un de ces principaux objectifs de fournir l'essentiel de la recherche dans ces domaines. On devrait également, je pense, renforcer les efforts de recherche dans les domaines de la fusion froide

 

J'ajoute que si nous mettions tout en ordre dans les vingt ans à venir, pour que l'essentiel de notre énergie soit fourni par la fusion thermonucléaire, et que nous y parvenions, toute une industrie de production d'hydrogène et de ses isotopes devrait être installée. Nous créerons ainsi les conditions de la mise en place d'une civilisation de l'hydrogène qui, par exemple, aura pu remplacer le mode de propulsion de ces véhicules automobiles, aujourd'hui à base de combustion d'hydrocarbures, par des systèmes moteurs de synthèse de l'eau. Nos véhicules automobiles ne rejetteraient donc plus ces gaz nocifs qui empêchent les asthmatiques de vivre, mais de la vapeur d'eau !

 

Cependant, pour amorcer le processus de production d'énergie d'origine thermonucléaire, nous devons utiliser ce qui existe de mieux en termes de fourniture d'énergie, en termes de densité de production au km2. Nous faisons donc la constatation que seule l'énergie produite par la fission nucléaire sera capable d'amorcer le processus de production d'énergie à partir de la fusion thermonucléaire

 

Il nous est donc impossible d'abandonner dans l'immédiat la filière de production d'énergie à partir de la fission nucléaire, en tant que cette filière permet la plus grande DFE

 

Une fois, ces fait constatés, nous pouvons discuter quant aux modalités d'application de l'utilisation de l'énergie nucléaire. La première est évidemment celle des déchets produits par cette industrie particulière.

 

Gestion des déchets nucléaires


Le principe de l'existence de l'Homme, comme nous l'avons noté plus haut, ne peut reposer que sur l'exercice d'une activité répondant aux exigences posées par sa responsabilité vis à vis de la perpétuation de la Vie. Je ne connais aucune activité qui ne produise pas de déchets. Même l'informaticien travaillant sur des objets virtuels consomme du papier pour communiquer ses idées, ou plus prosaïquement, pour se torcher le cul 

 

A ce titre, chaque habitant français génère, de par son existence, environ 3 tonnes de déchets par an, dont 100 kg de déchets industriels toxiques. L'existence de ces déchets ne peut être contestée, sans que les bienfaits apportés par les industries qui les génèrent puissent être contestés (énergie abondante et bon marché, distribution d'eau douce, automobile, aviation, infrastructure médicale, TGV, téléphones portables…)

 

Donc, comme toute industrie, l'industrie nucléaire génère des déchets, certains dangereux.

 

Mais, sur les 100 kg de déchets dangereux dont la production est inhérente à l'existence de chaque individu vivant en France, seul 1 kg est redevable de l'industrie nucléaire. L'essentiel de ces déchets (90%) est constitué de matériaux à vie courte que l'on sait très bien gérer dans le centre de Soulaines (Aube)

 

Les autres (10%) sont retraités par les usines du type de La Hague

 

Seuls, restent 5g de déchets radioactifs dangereux (c'est à dire avec une demi-vie extrêmement longue, ou une radiation gamma extrêmement active, les deux allant souvent de pair). Au total, ces 5g ne représentent que 0,005% des 100kg de déchets nocifs produits par l'industrie de tous les individus vivant en France

 

Une bonne action consisterait à mon sens, de chasser tous les déchets toxiques d'origine chimique, qui peuvent dans le temps changer de structure, alors que les déchets radioactifs dangereux sont extrêmement stables dans le temps de leur désintégration. Pour ces déchets, je suggère la généralisation du processus de vitrification qu'utilise EDF/GDF pour l'annihilation des structures amiantées démantelées : l'utilisation de torches à plasma

 

Cependant, je ne nie pas l'existence de la dangerosité liée à l'entretien de déchets nucléaires extrêmement dangereux.

Trois voies de traitement sont actuellement envisagées:

1.     La transmutation (par l'utilisation de la surrégénération);

2.     L'enfouissement souterrain profond;

3.     Le stockage en sub-surface.

Inutile de vous dire que cet ordre reflète celui de ma préférence, sachant que je ne veux même pas entendre parler de la troisième solution. Cependant, ces choix sont encadrés par la loi Bataille de 1991 qui impose de réaliser des recherches dans chacune de ces trois voies, afin que le Parlement puisse décider en toute connaissance de cause en 2006 - donc dans le cours de la prochaine législature, à laquelle je me porte candidat

 

Cependant, je constate que, depuis, les recherches sur la transmutation - la meilleure - ont été supprimées par la fermeture de SuperPhénix, victime en 1997 de l'établissement de la gauche plurielle, les Verts en ayant fait un casus belli avec le PS. Mon action en tant que député consistera à relancer cette filière nécessaire.

 

Je constate aussi que là où on prévoyait la construction de deux laboratoires souterrains, il n'a été en fait possible d'en ouvrir qu'un seul en milieu argileux à Bure (Meuse). Mon action de député consistera à relancer la construction d'un deuxième site, dans un milieu géologique différent, en privilégiant un milieu granitique

 

En tant que député, je pourrai insister sur une autre solution: pourquoi ne pas renvoyer ces déchets extrêmement toxiques mais aussi extrêmement rares à son envoyeur, à savoir le Soleil ? On pourrait à cet effet utiliser notre capacité de lancement Ariane pour constituer des convois dont le seul intérêt serait d'être brûlés instantanément par le seul réacteur thermonucléaire véritablement efficace que je connaisse : le Soleil.

 

De l'utilisation de l'EPR, ou du MHTGR


Comme je l'ai indiqué plus haut, il nous est impossible de nous passer de la filière nucléaire pour amorcer le développement de la production d'énergie thermonucléaire, que j'imagine être le processus d'amorçage de la filière de production d'énergie à partir des réactions matière-antimatière.

Cependant, nous sommes déjà confrontés à la nécessité du remplacement de centrales nucléaires du fait de leur usure. A cet égard, nous devons souligner que nous faisons en France ce que l'on ne fait pas en Ukraine ou en Russie : la désaffection de centrales dès lors que l'on sait qu'elles ne sont plus en mesure de fournir l'électricité dans toutes les conditions de sécurité exigées.

 

Il est indécent de demander à l'Ukraine de fermer ses centrales extrêmement productives, mais très dangereuses, sans lui proposer une alternative viable. Je considère qu'il est hors de propos de lui proposer le remplacement de ses centrales nucléaires par des centrales au charbon, au pétrole ou au gaz, sachant les taux de DFE constatés et rappelés plus haut

 

En même temps, il est indispensable de pourvoir à l'extrême dangerosité présentée par ces réacteurs RMBK. Une bonne solution pourrait consister en l'adoption de la proposition allemande du module MHTGR: production d'électricité, production de chaleur (en Ukraine, cela a de l'importance), avec des principes de sécurité intrinsèques. Notons d'ailleurs que cette structure pourrait être utilisée au Moyen Orient en tant qu'usines de dessalement de l'eau de mer pour la production d'eau douce, pour toutes les personnes dans la région: le conflit du Moyen Orient est né de la non application des annexes économiques des accords d'Oslo qui prévoyaient la construction de telles installations au bénéfice de tous les habitants de la région.

 

Si nous examinons maintenant le problème de l'EPR:

1.     Ce projet n'apporte aucune innovation technologique dans le processus de production d'énergie; il apporte seulement un gain de puissance, par l'amélioration des technologies utilisées;

2.     Il remplace des systèmes de sécurité actifs par des systèmes de sécurité passifs ;

3.     Nous devons remplacer nos centrales obsolètes par des solutions plus sûres ;

4.     Il n'est pas acceptable à l'exportation, surtout dans des pays comme l'Ukraine ou le Moyen Orient qui ont besoin de fourniture immédiate.

 

En tant que candidat à la députation, voici le constat que je fais. Je ne me prononcerai qu'en connaissance de toutes les données inhérentes à ce problème. Donc, une de mes principales actions en tant que député sera de mener une enquête sur la pertinence des investissements faits à ce sujet.

 

Conclusion


Toutes les solutions que j'ai esquissées dans cette réponse, ne sont que le reflet de nombreuses lectures d'articles, de nombreuses discussions avec des personnes compétentes. Ma compétence technique d'ingénieur ne s'étend pas à ce domaine nucléaire. Simplement, un excès de curiosité permet d'entendre tous les messages, en toute objectivité

 

Vous aurez compris que le principal souci que j'ai, est l'assurance à nos descendants des conditions de développement décentes et intéressantes, de façon à ce qu'elles puissent prolonger et transmettre à leur propre descendance cette exigence humaine : Préserver la Vie

 

Pour cela nous devons reproduire les renaissances de l'An Mille et de l'An 1500: la première correspond à l'invention des cathédrales gothiques, comme haut lieu d'éducation[4], la deuxième à la Renaissance, qui s'est appuyée elle aussi sur une révolution de l'éducation

 

Comme vous pourrez le constater, ces deux périodes ont été précédées de période de dépression qui ont vu des baisses importantes de population. Vous constaterez d'ailleurs, qu'en fonction des technologies déployées, la deuxième dépression fut extrêmement brutale, au vu de la première

 

Je suis convaincu que si l'on conserve les structures financières actuelles, sans volonté politique internationale clairement exprimée de les réformer dans le sens voulu par F.D.Roosevelt[5], compte tenu des avancées technologiques de ce dernier millénaire, nous nous trouverons face à des dimensions de réduction de la population potentielles inimaginables pour le commun des mortels. J'imagine ainsi très bien que la population mondiale puisse être très rapidement (en l'espace d'une seule génération) ramenée de 6 milliards d'habitants à seulement 500 millions, au seul bonheur de l'oligarchie en place. Déjà, dans la simple dispute du Cachemire, l'escalade est montée jusqu'à un point tel que l'emploi de l'arme nucléaire n'est dorénavant plus exclu

 

La seule solution est cette fois encore de favoriser une révolution des esprits, en constatant la fin de la civilisation des hydrocarbures pour une société de développement vers une autre ère, celle de l'hydrogène. Cette fois, nous devrons y associer l'ensemble des grands groupes démographiques de cette Planète. Cette fois encore, l'Europe devra se montrer généreuse pour éviter le plus grand génocide de l'Histoire de l'Humanité, ce qui assurera sa prospérité

 

Cette réussite ne sera obtenue qu'au travers de ce que les deux précédentes renaissances ont obtenu : une renaissance de l'éducation. Nous devons faire en sorte que chacun de nos enfants reçoive une éducation classique lui permettant de formuler des idées, dès lors qu'il est confronté à un paradoxe. Cette éducation devra lui insuffler l'idée que tout est possible, dès lors qu'il s'agit de remplir la principale mission de l'Humanité: préserver la Vie !



[1] A ce sujet, considérez par exemple le rôle des Princes Philippe d'Edimbourg et Bertrand de Hollande dans la fondation du WWF. Le premier, qui croit en la réincarnation, a déclaré un jour sur les ondes londoniennes que, s'il avait la chance d'être réincarné, il souhaiterait être réincarné sous la forme d'un virus mortel, tel le SIDA, pour éradiquer le problème de la surpopulation humaine. Le deuxième fut un officier SS, jusqu'à ce qu'il épouse la reine de Hollande. Ces considérations sont hors de propos dans le contexte de vos questions mais donnent une assez bonne idée de l'hydre que je combats.

[2] Ces courbes ont été construites par les collaborateurs EIR (Executive Intelligence Review) à partir des nombreuses données historiques disponibles dans les Universités d'Europe.

[3] Ainsi à titre d'exemple, si nous devions produire toute notre électricité, produite pour sa plus grande part par les centrales nucléaires, à partir de la seule production de cellules photovoltaïques, en acceptant un rendement impossible de 100%, nous serions obligé, pour recueillir toute l'énergie dispensée par la générosité du Soleil sur notre territoire, de bétonner exactement la moitié de la superficie dont nous avons hérité le devoir d'entretien.

[4] Lire à ce sujet "Suger, Abbé de Saint-Denis et Régent de France", par Michel Bur, aux Editions Perrin, ISBN 2-62-00791-8

[5] Lire à ce sujet "As He Saw It; the story of the World conferences of F.D.R.", par Elliott Roosevelt aux Editions Duell, Sloan &Pierce, Inc., 270 Madison Ave., New York en 1946

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 18:28

 

Si on analyse les réactions actuelles à la crise des Etats, et notamment celle de la Grèce, on ne peut que faire un parallèle avec la crise de 1929 et qui s'est manifestée en Europe à partir de 1931

 

De Hoover à FD Roosevelt (1929-1941)


1929: crise de Wall Street.


Hoover fraîchement élu ne pense qu'à renflouer les banques et autres institutions financières, en appliquant un plan d'austérité jamais vu jusqu'alors. Résultat, le chômage s'élève à 25% de la population active quand FD Roosevelt entre en exercice.


En arrivant au pouvoir en 1933, FD Roosevelt ordonne à la Commission Pecora de déterminer les responsabilités quant à l'éclatement de la Bulle en 1929 et aux mécanismes de réponse à la Crise qui ont amené tant de précarité dans le pays. La conclusion est de renouer avec une politique de crédit à l'infrastructure économique de base de style hamiltonien (ce qui donne le New Deal à partir de 1934). L'autre conclusion est la séparation drastique des banques de dépôt, banques d'affaires et compagnies d'assurances. Le gouvernement des Etats-Unis suspendit pendant une semaine les activités de tous les établissements bancaires des Etats-Unis pour déterminer la réalité de leurs actifs et de leurs passifs. Nombreuses furent les banques fermées à cette époque, celles-ci ne possédant que des titres sur des dettes insolvables. Ces dettes furent tout simplement effacées. Mais, dans le même temps, les dépôts et crédits des particuliers et des entreprises participant à l'économie réelle furent sauvegardés, ce qui permit le redémarrage de l'économie réelle. Quand les japonais frappent Pearl Harbor en décembre 1941, le chômage ne se mont plus qu'à 10% de la population active (soit une baisse de 15% sur 7 ans !) tandis que la construction d'infrastructures (Tennessee Valley Authority par exemple) a renforcé considérablement l'appareil industriel américain, grâce auquel les Etats-Unis vont pouvoir faire face au Victory Program piloté de fait par Jean Monnet.


Les mêmes politiques d'austérité seront appliquées par les gouvernements Brühning en Allemagne et Laval en France. Une brève interruption sera exercée par le Front Populaire, Léon Blum s'attachant à appliquer le plan rooseveltien en cours. Des manœuvres de bas étage l'écarteront bien vite du pouvoir au profit de Daladier à l'immobilisme pathétique.

 

Après la Guerre


En 1945, en complément du dispositif Glass-Steagall, la Conférence de Bretton Woods établit la parité fixe des monnaies entre elles basées sur le dollar, lui-même rattaché à l'Or.

 

La conjonction de ces dispositifs, permit une croissance sans précédent (les Trente Glorieuses). En France, au travers de l'institution du Plan par C. de Gaulle et Jean Monnet, avec Louis Armand et Jacques Rueff, une politique de crédit à l'infrastructure économique de base (agriculture, énergie, transports, aérospatiale, énergie) fut mise en œuvre avec les résultats que l'on sait: le plein emploi accompagné d'une élévation du niveau de vie comme jamais vu auparavant en France.

 

De même, en Allemagne, Konrad Adenauer renégocia le remboursement des réparations dues par l'Allemagne au titre des deux guerres mondiales. Il obtint que ces réparations ne seraient remboursées que sur les profits tirés des exportations allemandes. Pour aboutir à ses fins, il plaça le montant des réparations dues auprès du Kreditanstalt für Wiederaufbau (littéralement administration du crédit pour la reconstruction), qui émit là aussi les crédits nécessaires à destination de l'infrastructure économique de base avec une particularité: l'investissement massif dans les industries de machines-outils à très forte valeur ajoutée, machines-outils destinées notamment à l'exportation. Là encore, plein emploi, forte élévation du niveau de vie et fin du remboursement des réparations en 1982.

 

Mais, pendant tout ce temps, des cercles financiers cherchent à tout prix à faire tomber ce système de crédits, au profit d'un système basé sur l'exploitation des dettes. C'est la grande époque d'expansion de Milton Friedman et de ses sbires de l'école de Chicago.

 

15 août 1971: alors qu'une simple dévaluation du dollar vis-à-vis de l'Or eut suffi, Nixon met fin au système de Bretton Woods de parité fixe entre les monnaies, en prononçant la désindexation du dollar. Ceci eut pour résultat d'obliger les industriels à se protéger des risques de change en investissant sur les premiers produits dérivés: pour la première fois depuis, la guerre les entreprises devaient consacrer leur trésorerie à autre chose que leur corps de métier.

 

3 janvier 1973: en France, l'article 25 de la loi 73-7 stipule que «Le trésor public ne peut-être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France», oblige de fait l'Etat à contracter des emprunts auprès des banques, avec tous les alea que cela comporte, notamment en ce qui concerne les taux d'intérêt. Tout projet d'équipement infrastructurel à long terme manque dès lors de visibilité. De fait, ces investissements diminuent immédiatement de façon considérable. Les grands projets sont abandonnés les uns après les autres, l'abandon de la politique aérospatiale étant le marqueur définitif de cette déchéance. Après les Trente Glorieuses les Trente Piteuses se mettent en place: augmentation quasi-continue du chômage, diminution du niveau de vie réel (là où dans les années 60, un salaire suffisait dans le ménage, il en faut maintenant deux), explosion des déficits: entre 1979 et 2006, la dette publique est passée en euros constants, après prise en compte de l'inflation, de 279 milliards (soit 21% du PIB) à 1150 milliards (soit 64% du PIB). Cette phrase sibylline reprise sous une autre forme par l'article 104 du Traité de Maastricht, a fait plus de mal à l'économie que les deux chocs pétroliers. Notons que de telles mesures furent aussi prises dans beaucoup d'autre pays, à commencer par l'Allemagne, qui vit les capacité de financement du Kreditnstalt für Wiederaufbau (KfW) notoirement réduites.

 

Octobre 1987: pour conjurer le krach, Alan Greenspan ouvre tout grand les vannes de la Réserve Fédérale. Cela va alors être l'orgie des banques, hedge funds qui spéculent à tout va sur des produits dérivés, puis des dérivés de produits dérivés, puis des dérivés de dérivés de dérivés, tous construits sur du vent, sans que rien ne semble pouvoir les rassasier.


1992: Le plan Delors pour la reconstruction de l'infrastructure de l'Est avec l'établissement de liens de transports avec l'Ouest en vue de l'intégration accélérée des pays de l'Est à l'Europe est recalé par les parlements occidentaux, car non compatible avec les critères de Maastricht (les fameux 3% de déficit des budgets nationaux). Ce rejet aboutit à la stagnation du niveau de vie dans les pays de l'Est, ceux-ci offrant en revanche une compétitivité impossible à supporter par les pays de l'Ouest. Ceci pousse Maurice Allais (le seul Prix Nobel d'Economie français) à écrire dans Marianne daté du 5 décembre 2009 (n°659):


"Les grands dirigeants mondiaux préfèrent (…) tout ramener à la monnaie, or elle ne représente qu'une partie du problème. Crise et mondialisation: les deux sont liées. Régler seulement le problème monétaire ne suffirait pas, ne réglerait pas le point essentiel qu'est la libéralisation nocive des échanges internationaux. Le gouvernement attribue les conséquences sociales des délocalisations à des causes monétaires, c'est une erreur folle. (…) Alors que les fondateurs du marché européen à six avaient prévu des délais de plusieurs années avant de libéraliser les échanges avec les nouveaux membres accueillis en 1986, nous avons, ensuite, ouvert l'Europe sans aucune précaution et sans laisser de protection extérieure face à la concurrence de pays dotés de coûts salariaux si faibles que s'en défendre devenait illusoire. Certains de nos dirigeants, après cela, viennent s'étonner des conséquences !"

 

Conclusion


Depuis la crise de 2008, le G20 s'est contenté de mettre en place un plan de renflouement des banques, alors que l'on devrait mettre en place un programme d'équipement plus ambitieux encore que celui de Jacques Delors en 1992, de façon à écraser, en Europe au moins, les disparités criantes de compétitivité entre l'Est et l'Ouest, en favorisant une augmentation substantielle des pouvoirs productifs et d'achat à l'Est.


Les Banques ont bénéficié d'énormes apports de la part des états qui ont creusé encore le trou des dettes publiques. Les banques, grâce à leurs structures conglomérées ont de nouveau massivement investi sur les marchés purement financiers, ce qui leur a permis de rembourser ces apports en moins d'une année. Dans le même temps, seule une infime partie de ces apports a été allouée aux crédits à l'économie physique réelle. D'autre part, lorsqu'elles paient un intérêt de 1% sur les crédits accordés par la BCE, elles prélèvent un intérêt compris entre 3 et 4% sur les prêts qu'elles accordent aux états pour le renflouement de leurs dettes publiques qui ne cessent de se creuser.


Aujourd'hui, je ne me fais plus d'illusion: le système financier international est arrivé au bout du bout. Les états ne sont plus capables de faire face à leurs dettes. Elles doivent être recyclées et les états souverains doivent imposer leur avenir et le bonheur de leurs citoyens aux institutions financières.


Ne faisons pas comme Trichet qui lorsqu'on lui parle de la loi Glass-Steagall, annone invariablement "c'est une loi américaine" et appliquons la enfin, après avoir purgé les banques de tous leurs produits pourris. Après tout, avant BNP Paribas, il y avait la BNP banque de dépôt et la Banque de Paris et des Pays Bas, banque d'affaires.


Il faut également revoir le Traité de Maastricht et les suivants pour mettre en place ce qu'aucun traité n'a prévu de mettre en place aux côté de la BCE et des banques centrales: des institutions de crédit destinés à recycler les dettes publiques au bénéfice de l'émission de crédits à destination de l'infrastructure de base.

Je suis convaincu que sera à coup sûr élu en 2012, celui qui proposera un tel programme et affichera le courage nécessaire à sa réalisation.

 

Je proposerai prochainement un article pour proposer une voie de recyclage des dettes publiques en crédits dévoués à la construction d'infrastructures efficaces.

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 17:23

Je suis estomaqué.

 

Déjà, les propos de Philippe Marini, sénateur donc sage a priori, du 18 septembre dernier à propos du Luxembourg sont sinon incongrus, mais plus encore insultants parmi ceux qu'on peut tenir à l'endroit d'une des six nations fondatrices de l'Europe. Certes, Napoléon n'eût-il pas fait l'imbécile en poussant une inutile conquête de la Russie, sans doute, l'actuelle Belgique, le Duché du Luxembourg et la partie de l'Allemagne située de ce côté-ci du Rhin seraient-ils restés des départements français pendant un certain temps, sinon un temps certain . Peut-être le Congrès de Vienne, ou son avatar, n'aurait-il pas eu lieu, ce qui aurait complètement changé le cours de l'Histoire de l'Europe.

 

Mais, en tant que citoyen français, je suis encore plus blessé par l'outrage fait à note Nation quand le Premier Ministre présente lui-même les excuses du peuple français au Luxembourg  pour ces propos inexcusables, inexcusables car relevant de la plus grande imbécilité.

 

Non, c'est à Marini d'assumer ses conneries. S'il ne le faisait pas, en présentant ses excuses personnelles au Luxembourg et au peuple français, le moins qu'on attendrait serait que l'UMP l'éjecte de son groupe au Sénat, le mieux étant qu'il démissionne de lui-même.

 

Et dire que Marini siège au Palais du Luxembourg !

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 23:14

Woerth vaut rien004

 

J'ai croqué la semaine dernière Eric Woerth, avant même la manifestation du 7 septembre dernier. Promis, la prochaine fois que je croque, j'indique la date. Je peux donc paraître comme l'accusateur, en jouant sur les mots "Woerth vaut rien".  A moins de maîtriser soit l'anglais, soit l'allemand, difficile je l'avoue de comprendre ce jeu de mot.

Ce que j'ai noté cependant, c'est l'absence, voire l'inexistence du porte-flingue de Sarkozy tout au long de ces deux derrniers mois, au point tel que c'est Xavier Bertrand lui-même qui s'y est collé, quand vendredi dernier 10 septembre, il s'est agi de défendre notre cher Eric d'avoir privilégié un casinotier quand il était encore ministre du budget.

 

Mais en fait, vous voyez bien, Eric est innocent : il n'y comprend mais.

 

Aussi, il faut comprendre, et c'est pour cela que je me fais son avocat. Eric Woerth est un enfant, extrêmement intelligent et extrêmement compétent. Mais vous comprenez certainement que l'on ne peut pas exiger l'impossible d'un enfant; on ne peut pas lui demander à la fois d'être le meilleur de la classe sous la férule du meilleur des maîtres d'école, sans occulter certaines réalités ! D'accord, pour reprendre les mots de cette autre enfant surdouée, Cécile Duflot, quand on démontre que Eric, ce cher enfant a menti sur A, il avoue A tout en déniant une autre accusation B. Quand on lui démontre que B est vraie, il avoue B mais dit qu'une nouvelle accusation C est fausse, etc.

 

Mais dites-moi, que sont A, B et C sinon des broutilles ? des gamineries bien excusables dès lors que l'on doit porter le flambeau de sa classe.

 

En plus, dans sa cour d'école, il reçoit des menaces auxquelles il ne peut répondre, tellement il est impliqué dans la présentation de ses exposés à sa classe.

 

Non, vraiment, Eric Woerth est un enfant surdoué et excellent fidèle de son maître. Mais sa classe a parfois du mal à le suivre ? Alors élevons sa classe au niveau qu'il a atteint !

 

Je vous remercie.

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 23:41

 

Le 6 mars 2008, Giulio Tremonti, actuel ministre italien de l'Economie a délivré sur RAI Due cette terrible sentence:

 

 

  "La globalisation est une folie inventée par une bande d'hystériques, une bande de déments, Illuminati, qui ont décidé dans les deux dernières décennies de diviser le monde en deux : l'Asie pour la production à bas coûts d'une part, les Etats-Unis et l'Europe pour la consommation d'autre part. Le résultat est que la situation a empiré pour ces derniers et finira également par empirer pour l'Asie. Ces mêmes Illuminati ont inventé la techno-finance, ont vendu les crédits hypothécaires, les ont packagés et les ont revendus à l'entour. On constate maintenant que tout cela a failli. La globalisation a échoué. La crise ne saura qu'empirer. (…) La solution ne réside pas dans un seul pays. Nous pensons à un accord entre les grandes nations, comme celui de Bretton Woods: un nouveau Bretton Woods."

 

Dans cete série de  textes, je veux vous montrer enfin comment il est possible de transformer les dettes en crédits, sans renier les premières. Et en même temps transformer ces crédits en activité productives génératrices de valeur ajoutée.


En choisissant ce titre à cet article, c'est pour mieux pour vous faire comprendre que la seule souveraineté qui vaille sur cette Terre, c'est celle de l'être humain, du citoyen qui l'aménage, cette Terre. C'est la seule légitime, surtout quand elle est adossée à une Constitution souvent gagnée par le sang versé, comme c'est le cas de la France. On devrait ainsi poursuivre Denis Kessler quand celui-ci déclare en mai 2008 que pour survivre on doit se débarrasser de toutes les dispositions du Conseil National de la Résistance pourtant inscrites dans le Préambule de notre Constitution qu'un certain Nicolas Sarkozy tenta vainement de réformer au travers des travaux d'une Commission dirigée par la très respectée Mme Simone Veil qui jugea finalement de l'inopportunité d'une telle réforme


En reprenant les recommandations du CNR, reprises dans le Préambule de notre Constitution, nous pouvons dire que nos gouvernements n'ont eu de cesse depuis le début des années 1970 de faire voter des lois anticonstitutionnelles, au point que le chômage n'a jamais cessé d'augmenter et que l'accès au logement et à la nourriture sont de plus en plus difficiles, pourtant les piliers de notre société. Ne parlons même pas du droit à l'éducation, bafoué pour cause d'ajustement structurel


Tout part du début des années 1970 où des collusions ont accordé aux seules banques les manettes de l'émission du crédit. Si nous voulons reprendre le contrôle de nos dettes que nous reconnaissons par ailleurs, il faut absolument que les êtres souverains que nous sommes nous les citoyens, c'est à dire in fine le gouvernement reprenions le contrôle de l'émission du crédit. Continuer avec ces règles édictées au début des années 1970 qui ont déjà rendu nos dettes irrécouvrables finira par avoir raison de nos vies, au point d'imposer un modèle de société de type fasciste.


Nous vivons pour des raisons similaires les mêmes drames que ceux des années des années vingt et trente avec des complications immédiatement beaucoup plus tragiques.

 

Cette introduction ouvre une série d'articles que je pourrai accrocher à cette introduction qui porteront le même titre. Tous les sujets ici abordés le seront, mais peut être d'autres. Il y a là de quoi construire un essai.

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 14:11

Messieurs,

 

Au sujet de votre tribune parue dans Libération daté du 10 août dernier link

 

Pour préciser

 

En rentrant de vacances, j'ai trouvé dans Marianne daté du 14 août 2010 un étrange article de Hervé Nathan, né  d'une interview entre lui-même et Sébastien Balibar: "Iter, c'est un gouffre inutile".

Cette interview faisait en fait référence, Messieurs, à une tribune que vous avez fait publier dans Libération daté du 10 Août 2010.

J'ai pu avoir accés à votre manifeste original, et si je suis d'accord avec vous sur nombre d'aspects que vous soulevez, permettez-moi d'exprimer mon désaccord sur de nombreux points.

Je suis ingénieur spécialiste des systèmes avioniques embarqués, mais pendant ma formation, j'ai eu la chance de visiter Superphénix alors encore en construction. Depuis j'ai suivi de très près le dossier.

 

Constats 

 

Enfin, nous trouvons des gens capables comme nous de défendre l'optimum atteint jusqu'à ce jour pour produire de l'énergie. On se traîne encore la G-III (EPR) alors que l'on aurait pu passer directement à la G-IV (RNR). Je suis en accord complet avec vous pour dire que l'abandon par les pouvoirs politiques de la filière Superphénix reste non seulement une faute politique, mais surtout une faute historique. Une faute incommensurable à l'échelle de l'Histoire: pour la première fois depuis la Renaissance, on posait en Europe un interdit au progrès humain. Au nom d'un principe de précaution que personne ne sait finalement définir et en démontrer l'utilité, quelques personnes ceintes d'une écharpe verte ont voulu mettre fin à l'un des plus vieux rêves de l'Humanité, celui de la pierre philosophale.

La rupture historique provient de la discontinuité introduite dans la lignée des inventions humaines pour faire soutenir à de plus en plus de machines, l'œuvre jusqu'ici soutenue par la sueur de plus en plus d'êtres humains. Heureusement, si on a prononcé en France l'acte de décès du G-IV, il est bien vivant dans des pays tels la Russie, le Japon ou l'Inde. La seule différence sera que si on veut appliquer en France l'utilisation de tels principes, il faudra dorénavant importer la technologie idoine, avec le paiement de licences adéquates. Rappelons qu'à l'époque où la France a décidé de construire Superphénix, le prototype de toute une génération de réacteurs à neutrons rapides (RNR), toutes les instances internationales prédisaient qu'en l'an 2000, environ 30% de l'électricité serait fournie par les RNR. En 2010, force reste de constater qu'on en est loin.

Dans le domaine de l'aviation, cela me rappelle l'abandon par la France de la technologie des statoréacteurs dans laquelle elle était maîtresse (avec le Nord 1500 Griffon II) au profit des Etats-Unis qui ont pourtant construit avec leurs fameux Blackbirds (Lockheed SR-71A), avec lesquels pourtant ils ont pu pouvoir prévenir les crises de 1989 à 1991. Aujourd'hui, Airbus en est ainsi réduit à se poser des questions aux injonctions de compagnies japonaises pour construire un aéronef capable de relier Paris à Tokyo en moins de 5h, faute non seulement de crédits, mais surtout de brevets !

 

Optimisme 

 

Comme on le dit souvent, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. L'eau du bain, c'est un contexte de développement économique lié au développement de la G-IV. On l'a jetée, admettons-le. Le bébé naturel de ce milieu propice de développement en aurait été la suite logique: le développement de capacités toujours plus compétentes de production d'énergie, en termes de densité de flux d'énergie. Donc notre bébé encore virtuel s'appelle Iter. Iter n'est même pas un prototype: son seul objet est de vérifier la viabilité des hypothèses posées quant à la fusion d'isotopes d'hydrogène, certes très rares dans la Nature et aux coûts d'extraction que l'on peut qualifier d'extravagants, si on juge ceux-ci à la seule aune des règles économiques régnant aujourd'hui et que l'on pourrait qualifier également d'extravagantes en regard de l'avenir de la condition humaine.

Iter n'a pas vocation à produire un prototype capable de fournir immédiatement de l'électricité. Iter reste un banc de tests pour accéder à la maîtrise de tous les aspects physiques et électromagnétiques qu'une telle entreprise exige, aspects que vous rappelez messieurs dans votre manifeste. Le seul reproche que l'on puisse faire est celui d'une seule réalisation, au sein de laquelle devront travailler ensemble nécessairement en concurrence sur un seul site les divers spécialistes de la Planète. Je pense ainsi qu'on aurait dû prévoir trois plates-formes, une en Europe, une sur le continent des Amériques, et une en Asie, chacune d'entre elles pouvant mettre à l'épreuve des idées et donc des solutions éminemment différentes. 

 

Réalisme

 

Mais réveillons-nous ! Les équipes qui ont construit Superphénix ont été démantelées, de la même façon que l'usine elle-même a été démantelée. Les initiateurs de ce projet tant à l'EDF qu'au CEA sont partis prendre une retraite bien méritée... si on considère qu'il est normal de mettre quelqu'un à la retraite dès lors qu'il n'a pu réaliser les rêves de son enfance ! Vous ajoutez aux anciens dossiers les voies poursuivies à l'étranger quant à l'exploitation du Thorium, en lieu et place du Plutonium. Fort bien ! Mais où sont les bataillons des ingénieurs, techniciens, doctorants nécessaires ? Nulle part ! Pourquoi ?

Parce que depuis environ quarante ans, l'Etat a abandonné ses prérogatives quant au développement économique. Vous pleurez sur 6,5 milliards d'Euros à dégager par l'Europe (laquelle d'ailleurs, celle de la Commission ou celle de l'Euro ?) alors que dans le même temps, les Etats européens ont réussi à "trouver" 750 milliards d'Euros pour sauver la Grèce. En fait, non pas pour sauver la Grèce mais pour sauver les banques engluées dans des prêts inutiles à la spéculation sur l'immobilier en ce pays.

6,5 contre 750: pensez-vous que votre dispute est sérieuse ? Bien évidemment non. A moins de tomber dans un travers malthusien, direction que votre texte semble indiquer, la seule solution est de chercher et de trouver une solution à l'inanité d'un Etat défaillant parmi la communauté des Etats elle aussi défaillante.

Depuis longtemps, nous savons avec les caméralistes (Friedrich List, Alexander Hamilton, les Careys, etc.) qu'en dessous de 3% de croissance réelle par an, on ne peut pas maintenir l'emploi. Alors, pour une société en croissance démographique comme la France, on va dans le mur!

Mur qui peut être assimilé au mur du son: pour qu'un avion puisse passer ce mur, il lui faut d'abord affronter les conditions subsoniques. Sa géométrie particulière, parfois variable lui permettra de passer ce mur. Le Mur du Son. Sa géométrie particulière lui permettra ensuite d'évoluer dans cet au-delà du mur. 

 

Espoir 

 

Nous devons maintenant passer le mur de l'économie. Nous n'avons plus le choix. Ou bien l'Humanité passe ce mur, tel un avion supersonique, et elle survit, soit elle choisit de ne pas le passer et elle meurt, telle la société des dinosaures incapables de maîtriser leur environnement. La seule différence entre les dinosaures et nous réside dans le fait que les dinosaures ont dû essayer de faire face à des conditions environnementales particulièrement adverses, contre lesquelles leurs pouvoirs de développement ne pouvaient rien, alors que nous, êtres humains sommes doués de tous les instruments nécessaires pour faire face là où les dinosaures n'y pouvaient mais. Nous sommes si intelligents, que nos capacités nous font peur et nous nous inventons des limites qui n'ont rien à voir avec la raison. Ce fameux Mur que nous érigeons en désespoir de cause.

La meilleure solution pour passer ce mur reste pour l'heure de passer d'une économie basée sur la consommation d'hydrocarbures à une économie basée sur l'utilisation de l'hydrogène.

Messieurs, je suis en accord avec vous: les coûts liés aux technologies actuellement utilisées pour la production d'hydrogène sont prohibitifs. Si en complément on utilisait la filière MHTGR productrice à la fois d'électricité et de chaleur (à partir de l'eau de mer, production d'eau douce et d'hydrogène par électrolyse), nous pourrions envisager aussi une production de deutérium et de tritium à des coûts supportables.

Mais avant, il nous faut passer le mur de l'économie, réformer nos façons de penser. Développer la G-IV en ayant en ligne de mire une production d'énergie à partir de la fusion thermonucléaire avec, en filigrane, le développement d'une société basée sur la consommation d'hydrogène en lieu et place de celle d'hydrocarbures. Développer la géométrie particulière d'un avion pour passer le mur du son, nous  devons le reproduire aujourd'hui au profit de l'économie.

Mais je reste d'accord avec vous: réactivons Superphénix comme les japonais ont su dernièrement réactiver leur RNR Monju pourtant abandonné depuis 1995 ( link ).

 

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