Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 03:28

Il y a à peine une heure, j'avais au bout du fil un ami ingénieur américain qui habite en Virginie et qui me répétait : le contrat de libre-échange entre les US et l'UE n'a aucun sens ! Cela détruira définitivement nos économies, nos principes de vie.

Eh oui, qui sait que les deux Statues de la Liberté, celle, l'originale à Paris et sa compagne à New-York sont orientées de telle sorte que les deux flammes s'inscrivent dans une même géodésique ? C'est un ancien copain de classe qui travaille à l'IGN qui me l'a appris.

Alors, la France et les Etats-Unis sont telles deux sœurs. Malgré quelques incidents de parcours, comme Napoléon le Petit, ainsi que l'appelait Victor Hugo, qui lance une guerre au Mexique en plein milieu de la Guerre de Sécession. Si le Tsar n'avait pas menacé de lancer son armée navale face à celle de l'Empire Britannique pour défendre Lincoln, sans doute aurions-nous eu à faire avec la Première Guerre Mondiale.

Mais depuis nous avons eu deux guerres mondiales. Cela suffit.

C'est toujours en construisant nos économies de part et d'autre de l'Atlantique que nous avons su rendre nos économies prospères, donc en investissant sur nos terres, ce que ne sait pas faire l'Empire Britannique, dont l'un des premiers employés fut Adam Smith qui exigeait la valeur d'échange avant la valeur réelle.

C'est tout le fondement de l'Empire Britannique. Cet empire qui n'a jamais rien inventé mais qui a toujours su copier, spolier, ne sait et ne saurait d'ailleurs autrement exister et c'est pour cela qu'il a imposé à Helmut Kohl une discipline d'airain : vous n'avez pas le droit de vous développer à moins d'adopter le Traité de Maastricht avec ses fameuses règles 3% et 60%. Je tiens cela de Jacques Attali soi-même, et notamment dans un de ses livres « C'était François Mitterrand ».

Si l'Allemagne de Mme Merkel est on dit florissante; si le Baden-Würtenberg affiche un taux de chômage inférieur à 2%, il n'en reste pas moins vrai que la ville de Leipzig affiche elle un taux de chômage supérieur à 30% ! Je ne pense pas que l'Allemagne soit un parangon de vertu dans de telles conditions. Au contraire de la France, cette nation n'a pas encore de politique d'égalité et de fraternité. Pourquoi ? Parce que l'Allemagne n'a pas eu finalement le génie créatif pour complètement intégrer l'Allemagne. Depuis Kohl, il y a eu Schröder et Merkel, deux valets qui ont soumis leur nation aux règles ultra-libérales sans jamais penser à l'avenir de la Nation Allemande.

A ce sujet, moi aussi j'ai eu l'honneur de passer une très belle soirée avec Helmut Kohl, sans doute dix ans après François Bayrou. Pour moi, c'était en 1981, juste après l'élection de François Mitterrand. Et déjà à cette époque il me disait que la chute du Mur de Berlin était inéluctable, du fait du manque de créativité du régime soviétique.

Mais cet art de créer, comment l'appeler sinon humanisme ! D'un rien on crée tout. Mais si le rien est absent, alors on ne fait rien.

C'est exactement ce que nous devons penser des futurs accords de libre-échange entre les Etats-Unis et l'UE. Les ingénieurs de part et d'autre ne le souhaitent pas. Nous sommes munis en France d'un titre et il est de notre devoir de prévenir des aspects nocifs que pourraient comporter tout contrat. C'est à ce titre que j'interviens ce soir.

Les USA et l'UE ont un énorme problème: la disparité des revenus entre les états côtiers et ceux de l'intérieur pour les USA et entre les nations réparties de part et d'autre d'une ligne qui passerait par Berlin et Rome pour l'UE. Les accords qui existent aujourd'hui n'empêchent en rien les échanges de produits de haute technologie entre les USA et l'UE, même si pour les avions ravitailleurs, question relevant de considérations de sécurité nationale, l'administration des USA a privilégié l'offre Boeing au détriment de celle pourtant meilleure de Airbus/Northrop-Grumann. Mais il y a eu des compensations.

Ce qui nous inquiète le plus, c'est le domaine des biens intermédiaires et des matières premières, notamment agricoles. L'UE et les USA sont les deux principaux acteurs mondiaux sur ces marchés. Et ce que nous craignons, c'est l'impact que pourrait avoir la Bourse de Chicago si on libéralisait complètement les échanges sur ces produits alors qu'ils sont fournis par les tranches aux plus bas revenus, tant au sein des USA qu'au sein de l'UE.

J'ai observé avec un très grand intérêt la mission du Medef à Téhéran. Cela me remplit de joie : l'Iran n'est enfin plus la chasse gardée de l'Empire Britannique... et si j'ai un rêve, c'est que l'on mette enfin fin à toutes les turpitudes de Lawrence dans cette région, si riche en pétrole. Le développement de l'Iran doit constituer un objectif commun aux USA et à l'UE. Pas besoin de libre-échange pour cela.

Donc, et ce sera ma conclusion : nous devons nous opposer à tout accord de libre-échange entre les USA et l'UE, tant que nous n'aurons pas reconquis nos territoires, tant aux USA qu'en Europe, ce qui passe nécessairement par une logique de grands travaux en intégrant les possibilités qu'offrent Internet pour le travail. Et nous avons aussi ainsi la chance de revitaliser nos nations en reconstruisant nos infrastructures. Et, enfin, pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, les élections européennes tombent dans le temps des élections du mid-term aux USA. Alors, ne compliquons pas les choses déjà bien compliquées et ne cédons pas à la panique de la simplification outrancière.

Repost 0
Bruno pour rétablir le Bon Sens
commenter cet article
15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 03:13

Un film que je ne connaissais pas mais qui fait réfléchir sur le sens de la politique.

Repost 0
Bruno pour rétablir le Bon Sens
commenter cet article
13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 22:07

En rentrant chez moi ce soir, j'ouvre mon courrier dans lequel apparaît le dernier numéro de Challenge's. Et ô surprise, je tombe en page 9 sur une brève qui mérite réflexion. Je recopie ci-dessous et le titre et le premier paragraphe de cette brève.

================================================================

# début de la transcription

Une faveur faite à L'Humanité

C'est un joli cadeau de Noël dont bénéficie L'Humanité. A la demande du gouvernement, l'Assemblée nationale, dans la nuit du 3 au 4 décembre (2013, NdR), a annulé un prêt du Trésor de 4 086 710 euros consenti à la société éditrice du quotidien communiste (diffusé à 41 600 exemplaires). "Ses résultats financiers sont faibles, et elle ne possède plus d'actifs, ceux-ci ayant été précédemment cédés pour rembourser d'autres prêts accordés par l'Etat", a expliqué aux députés le ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve. L'amendement a été adopté sans discussion.

# fin de la transcription

================================================================

Au-delà du sort du journal L'Humanité fondé par Jean Jaurès et qui depuis le Congrès de Tours en 1920 est devenu l'organe du Parti Communiste Français, ce journal dont on ne saurait souhaiter la disparition, tellement il a été le flambeau d'une véritable Résistance, dans les heures les plus sombres de notre Histoire récente, je veux relever ici une incongruité d'un journal d'obédience libérale pure, aux antipodes de ce que peut représenter L'Humanité. Je rappelle que je n'ai rien de communiste en moi, même si j'ai lu le Capital de Karl Marx qui dans son troisième livre oublie dans ses équations le facteur S' correspondant en fait à l'activité générée par la création humaine et fort heureusement introduit par Lyndon H. LaRouche le créateur de l'Initiative de Défense Stratégique au début des années 1980.

Car finalement les économistes de notre époque, d'obédience libérale, ne savent pas discerner ce facteur S', ce qui les empêche de faire la distinction entre dépenses de fonctionnement et dépenses d'investissement. Tous ceux que j'ai rencontrés de M.Delpla professeur d'économie à Toulouse I, un collaborateur de Jeffrey Sachs, jusqu'à M.Stiglitz, lui aussi professeur d'économie mais Prix Nobel d'Economie que j'ai pu rencontrer dans le cadre de l'OCDE, en passant par M. Pascal Salin professeur d'Economie à Dauphine et conseiller de Alain Madelin et quelques autres, me serinent que dans le budget d'un état, on ne peut faire de distinction entre dépenses de fonctionnement et dépenses d'investissement, ce qui selon eux rend illusoire de prendre en compte les mesures que je propose.

On ne doit tolérer en effet je pense un quelconque déficit, hors cas exceptionnels comme une catastrophe naturelle ou une guerre défensive, c'est à dire des événements susceptibles de détruire la Nation. Par contre, on devrait autoriser un crédit illimité pour les dépenses d'investissement nécessaires à la pérennité de la Nation, et au-delà nécessaire à la perpétuation de la Vie. Maurice Allais, lui aussi Prix Nobel d'Economie et que j'ai eu la chance de rencontrer de son vivant comprenait cette distinction, et même l'encourageait. A cet égard, je me souviens du dernier article qu'il a publié dans le Marianne daté du 5 décembre 2009, le jour même où à Arras le MoDem adoptait son petit livre orange décrivant son programme pour les années à venir.

Hors il est dorénavant devenu clair pour moi (je ne suis qu'un ingénieur parmi d'autres), avec cette décision rapportée par Challenge's que la distinction entre dépenses de fonctionnement et dépenses d'investissement est possible. Le Trésor a la capacité de faire une distinction stricte de la dévolution de ses lignes de compte. Alors avec Pascal Thévenet, nous avons commencé à discuter sur la définition de ce qui doit être considéré comme fonctionnement et investissement. Nous nous sommes rendus compte que cela n'est pas nécessairement évident et qu'il faut que nous consacrions une bonne part de notre énergie pour définir ces deux concepts aussi précisément que possible. Je considère que cela doit devenir une tâche prioritaire de la Commission Economie du MoDem.

Car avouez que cela est quand même jouissif : cela fait vingt ans que je me bats pour l'avenir de l'Europe, en sachant pertinemment l'insuffisance coupable du Traité de Maastricht qui n'a fait que reprendre l'article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 qui interdit au Trésor de présenter ses escomptes à la Banque de France. Là, on y est : j'ai enfin la preuve que l'on peut sortir du carcan imposé par Maastricht, tout en faisant de l'Euro une arme offensive pour la Vie, tout simplement ! C'est d'autant plus jouissif que c'est un journal purement libéral qui m'a donné la clé... et finalement, cette clé ouvre les portes de la Vie à l'Humanité, ce qui constitue bien plus qu'une faveur.

Repost 0
Bruno pour rétablir le Bon Sens
commenter cet article
28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 00:21

Avec d'autres amis, nous pensions être les seuls à dénoncer l'article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 qui interdit au Trésor de présenter ses escomptes à la Banque de France. Aujourd'hui, enfin, une des figures politiques majeures de notre Nation reprend notre message. Il vient tard de la part d'une des personnes qui ont toujours porté haut et fort les valeurs de notre Nation, mais nous n'en savourons pas moins la justesse de ce qu'il dit aujourd'hui... alors que nous, cela fait vingt ans que nous le dénonçons.

Après cela, je pourrai dire à ces énarques rond-de-cuir qui mettent en doute mes compétences idoines en matière d'économie d'aller se faire voir ailleurs.

http://www.youtube.com/watch?v=D-nhJ51GAPk&noredirect=1

Repost 0
Bruno pour rétablir le Bon Sens
commenter cet article
18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 19:11

Nous vivons une semaine autant symbolique que commémorative : cela fait cinquante ans que l'on a osé porté atteinte à la vie d'un des plus grands dirigeants de l'Histoire que nous avons pu connaître et je me suis dit que tous les jours de cette semaine, je lâcherai ici un post à partir d'un aspect méconnu du Président JFK.

Alors que notre Président Hollande est actuellement en Israël, j'ai trouvé ce document assez extraordinaire. Ce document parle du complot qui aurait amené le Mossad a assassiné JFK et relaté le fameux Vanunu en 2007. De très intéressantes descriptions du site de Dimona auquel les françaisvia le CEA notamment, ont activement participé dans les années 60-70. Pour en rester à JFK, il demande dans une lettre à Levi Eshkol, successeur de Ben Gourion à paritir du 26 juin 1963 et qui est exposée en tout début du document, une clarification quant à la politique nucléaire d'Israël avant sa visite en ce pays. Cela ne vous rappelle rien, dans les termes, sinon ce que l'on demande aujourd'hui à l'Iran ?

Pour ceux qui ne seraient pas anglophones, voici une traduction rapide de la lettre envoyée par JFK au tout nouveau Premier Ministre israélien Levi Eshkol:

"Monsieur le Premier Ministre,

J'ai un grand plaisir personnel à vous féliciter pour vos nouvelles responsabilités en tant que Premier ministre d'Israël. Veuillez recevoir mon amitié et mes meilleurs voeux dans vos nouvelles tâches. C'est de l'une d'entre elles que je veux maintenant vous entretenir.

Vous connaissez, j'en suis sûr, la correspondance que j'ai eue avec le Premier ministre Ben Gourion, concernant les visites américaines à l'installation nucléaire de Dimona en Israël. Plus récemment, le premier ministre m'a écrit le 27 mai. Ses paroles reflètent une considération personnelle plus intense d'un problème que je sais, il n'est pas facile pour votre gouvernement, comme il n'est pas pour le mien. Nous avons salué la forte réaffirmation de l'ancien Premier Ministre selon laquelle Dimona sera exclusivement consacrée à des fins pacifiques et la réaffirmation également que la volonté d'Israël est d'autoriser des visites périodiques à Dimona.

Je regrette d'en avoir à rajouter à vos fardeaux si tôt après votre prise de fonction, mais je sens que l'importance cruciale de ce problème exige que je prenne avec vous en compte dès maintenant certaines considérations découlant de la lettre de M. Ben-Gourion datée du 27 mai, quant à la nature et le calendrier de ces visites.

Je suis sûr que vous conviendrez que ces visites devraient être aussi rapprochées que possible en accord avec les normes internationales, levant ainsi tous les doutes quant à l'intention pacifique du projet Dimona.

Ainsi que je l'ai écrit à M. Ben-Gourion, l'engagement de ce gouvernement pour le soutien à Israël pourrait être sérieusement compromis si il devait être amené à penser que nous serions incapables d'obtenir des informations fiables sur un sujet aussi vital pour la paix que la question de l'effort de d'Israël en matière nucléaire.

Par conséquent, j'ai demandé à nos scientifiques d'examiner les alternatives de calendrier des visites que vous et nous avons proposé. Si les buts d'Israël doivent être clairement dégagés de toute suspicion, je crois que le calendrier qui servirait au mieux nos objectifs communs serait une visite au début de l'été, une autre visite en Juin 1964 et par la suite à des intervalles de six mois. Je suis sûr que ce calendrier ne devrait pas causer plus de mal que celui que M. Ben-Gourion a proposé dans son courrier du 27 mai.

Il serait essentiel, et je comprends au travers de son courrier que M..Ben-Gourion était d'accord avec le fait que nos scientifiques aient accès à toutes les zones du site de Dimona et à toute partie annexe du complexe, telles que les installations de fabrication de combustible ou l'usine de séparation du plutonium, et que suffisamment de temps pour un examen approfondi y soit alloué.

Sachant que vous mesurez pleinement l'importance vitale de cette question pour l'avenir du bien-être d'Israël, de celui des Etats-Unis et internationalement, je suis sûr que vous considérez avec bienveillance notre demande.

Respectueusement,

John F. Kennedy

Le 5 juillet 1963 "

 

Il n'y a rien à rajouter à cette lettre, Israël n'ayant jamais officiellement la maîtrise du nucléaire militaire. Pourquoi ne pas demander à Israël d'officialiser ce qui est devenu au fil des ans un secret de polichinelle ? Pourquoi faire deux poids deux mesures, d'un côté la fermeté contre l'Iran, le silence coupable d'Israël ?


Repost 0
Bruno pour rétablir le Bon Sens
commenter cet article
15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 12:43

Chers amis,

 

Vendredi 27 septembre 2013, je suis arrivé à Guidel, Morbihan, pour participer à l'Université de rentrée du Mouvement Démocrate. Le temps de prendre nos marques, nous entrons dans le vif du sujet.

Première session plénière : Antoine Sfeir. Donc j'y vais, et je suis un peu déçu du niveau de son discours. En effet, pour l'essentiel, ce n'est que des redites que ce que je crois déjà savoir, et croyez-moi, mis à part quelques détails, je savais l'essentiel... Mais Socrate dit que la seule chose que je sais est que je sais que je ne sais pas.

Au bout de deux semaines je comprends pourquoi François Bayrou a tenu à introduire cette Université de Rentrée avec Antoine Sfeir : un énorme geste d'ouverture. Face à l'unicité du Monde Chrétien, le Monde Islamique offre une multiplicité d'interprétations, multiplicité qui est trop rarement comprise par les occidentaux mais qui est au coeur du problème du Moyen-Orient. Ce n'est pas par hasard si François Bayrou, dans son introduction parle des "Mondes Islamiques".

Alors voici :

 

http://www.dailymotion.com/fr/relevance/search/Antoine+sfeir/1#video=x15cxmx

Bonne écoute et bien à vous. 

Repost 0
Bruno pour rétablir le Bon Sens
commenter cet article
20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 11:29

Au fil de ces lignes, depuis 2010, j'ai écrit un certain nombre de "In memoriam".


Je les ai écrites, parce que j'ai pu rencontrer ces personnages parfois illustres, mais qui avaient tous la même simplicité intellectuelle. Si j'ai pu rencontrer ces personnages exceptionnels, c'est surtout grâce à mon père, qui malgré ses faiblesses a su aussi m'inculquer une discipline d'airain : on ne ment pas à son prochain auquel on doit le plus grand amour.


Et, dès lors, fort de cette conviction, on est capable de résister à tout pour finalement imposer in fine la justice. Bien sûr, Papa ne l'a jamais écrit, mais c'est pourtant la vérité qu'il défendait jusqu'au bout cette nuit funeste du 12 septembre. Si certains peuvent être chagrins, je publie ici néanmoins l'éloge bref que nous, sa famille, avons pu rédiger et prononcer lors de ses obsèques, ce dernier lundi 16 septembre.


Bien à vous tous.



Papa-1.JPG

Eugène Lardoux (1931–2013)

 

Né le 16 août 1931, à Rennes, Eugène restera toute sa vie fidèle à sa ville..

Enfant heureux, il a à 6 ans la douleur de perdre son papa. Une nouvelle vie commence pour ce petit garçon qui est très malheureux et qui ne comprend pas facilement qu'un papa en pleine force de l'âge ( 33 ans ) puisse disparaître si brutalement.

Ensuite sa maman se remarie avec Léon Gaultier. En 1948 il sera heureux d'accueillir son petit-frère Jean-Yves.

Puis arrive la guerre avec toutes ses horreurs. Dans ce contexte, il continue à aller à l'école. Les années passent jusqu'au baccalauréat qu'il obtient facilement.

Vient le service militaire pendant lequel il suit les cours des EOR. De retour à la vie civile, il est reçu au concours d'entrée de la Sécurité Sociale.

En 1956, il est rappelé sous les drapeaux pour la Guerre d'Algérie où il sert en tant que lieutenant.

Il reprend ensuite ses activités à la CPAM.

En 1958, il épouse Yolande. Ils auront deux enfants, Bruno et Véronique.

Travailleur infatigable, il poursuivra sa carrière en gravissant les échelons jusqu'au poste de Fondé de Pouvoir, qu'il occupera jusqu'à sa retraite en 1991.

Comme de nombreux retraités, il se lance dans différentes activités, dont le bridge et plus longuement la recherche généalogique. Il est choqué par la mort subite de son partenaire survenue lors d'une partie de bridge. Il abandonne alors le bridge et se consacrera principalement à la recherche généalogique.

Touché pour la première fois en 2006 par un lymphome dont il se relèvera après six mois de soins intensifs, il poursuivra une vie paisible jusqu'à la récidive de la maladie qui a fini par l'emporter.

Nous garderons toujours d'Eugène le souvenir d'un homme profondément croyant, droit, sincère et généreux, toujours gentil, doux et compatissant avec les siens qu'il aura rendus heureux.

Repost 0
Bruno pour rétablir le Bon Sens
commenter cet article
23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 00:13

Le 13 mars 2012, dans le cadre de la campagne des Présidentielles et des Législatives, Jean Arthuis nous a proposé une intervention mémorable dans les locaux du MoDem. En conclusion d'un discours académique brillant, il argumentait que du fait de la gestion des dettes des Etats par les nations constitutives de l'Eurogroupe, la création des Etats-Unis d'Europe devenait inéluctable .

 

Avec le temps des questions, j'ai pu finalement intervenir pour affirmer que ce genre de considération ne pouvait tenir pour argent comptant. J'ai alors rappelé la souveraineté du citoyen. En quoi une Union de Nations peut-elle être construite, sinon sur la base d'une souveraineté améliorée de chacun des citoyens ? On ne base pas une Union de Nations sur la gestion du

passé, du passif quelque part, mais bien sur un projet d'à venir, dans lequel chacun des citoyens retrouvera ses objectifs de bonheur, en un mot sa souveraineté. Dans l'écriture d'à venir, au lieu d'avenir, mot qui ne veut rien dire en soi, je veux signifier l'importance de la création humaine dans l'organisation des activités elles-mêmes anthropiques.

 

Ma première réflexion sur l'Union des Nations, va vers un concept unique dans leur temps. Le premier temps a été la France, qui a finalement unifié ses territoires, parfois sous l'exercice de la force, mais que des très grands rois et ministres ont su finalement unifier en un seul mouvement. Qui pense à Suger, Louis IX, Louis XI, Leonardo et le roi François, Sully et Henri IV, Colbert comprend de quoi je parle. C'est d'ailleurs avec l'impulsion de Colbert qu'est créée l'Académie Royale des Sciences à laquelle viennent participer toutes les meilleures âmes de l'Europe, à commencer par G.W. Leibniz, C.Huyghens, Fermat et, sans oublier Denis Papin, aussi de nombreux autres. De ce terreau fertile naîtra l'idée du droit inaliénable à la recherche du bonheur.

 

Ma deuxième réflexion, concerne les Etats-Unis d'Amérique : depuis la France et depuis  l'Allemagne, qui ne connaît pas encore son nom, des milieux européens aristocratiques, certes, mais finalement républicains, réussissent à produire Johann Sebastian Bach. On crée en Amérique une cellule de producteurs qui vont finir par s'opposer au régime de l'Empire Britannique. Ils se réunissent et finissent par adopter une langue commune, l'anglais, même si elle fut adoptée face à l'allemand dans le dernier tour final à Anacostia à une seule voix près. Les Etats-Unis d'Amérique, ont su unir en leur sein toutes les origines européennes, autour d'un même projet : la conquête de la Frontière, ces contrées qui étaient au-delà des connaissances des treize premières colonies. Il y avait un défi. Ce défi a été relevé, au point que dans notre Histoire les USA sont venus deux fois à notre secours.

 

Et notre enfant, avec juste raison vient nous donner des leçons. Au risque de mourir prématurément, il me semble nécessaire de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour préparer notre renaissance, une troisième renaissance après celle de Suger et des cathédrales, lieux de transmission du savoir, d'histoire mais aussi de pouvoir, après celle, la deuxième, du Cusain construite autour de deux concepts imago viva dei et capax dei qui n'en forment finalement qu'un : l'être humain âme vivante de Dieu muni de ses pouvoirs créateurs pour parachever la Création.

 

La première chose, il faut que l'Europe ré-apprenne à promouvoir la création. Avoir confiance dans ses jeunes générations, qui elles aussi doivent croire au droit inaliénable à la recherche du bonheur. Ce n'est  pas sur le passif que l'on peut construire l'Europe. C'est sur l'édification d'un avenir. Je pense qu'autour de l'oeuvre de G.W.Leibniz, et notamment autour de son testament, la monadologie, on peut construire une troisième renaissance. Ecrit en français, à Leipzig, en sa retraite, cet ouvrage est d'une portée philosophique incroyable pour son époque : un texte très court finalement mais qui place l'Homme au centre de la création. L'Homme ne peut exister sans Dieu, mais Dieu ne peut exister sans l'Homme.

 

Alors la situation à laquelle nous faisons face, est des plus compliquées. Pourquoi, cette situation est-elle devenue aussi compliquée ? Sinon, parce que en 1992, au lieu de construire les infrastructures nécessaires vers l'Est de l'Europe, en augmentant la productivité de chacun des citoyens de ces pays, renforçant ainsi leur foi en un projet d'avenir, on s'est contenté de gérer des dettes plutôt que des crédits, au nom d'une modernité finalement bien archaïque.

 

Nous avions l'opportunité de créer les Etats-Unis d'Europe ; on a fait Maastricht. Idiotie ! J'ai personnellement voté non à Maastricht devinant déjà la voie sans issue sur les rails de laquelle les ultra-libéraux voulaient faire glisser le projet européen. Nous y sommes aujourd'hui : même dans les années trente, aucune nation constituant l'Union Européenne n'a connu de tels taux de chômage et un tel pessimisme. Où en est une société au sein de laquelle, seuls 10% de ses membres en âge de voter croient encore en l'avenir ?

 

Alors le projet que je vous propose aujourd'hui n'est pas basé sur ce que nous n'avons pas fait, mais sur ce que nous aurions pu faire et que nous devons faire.

 

Commençons par la souveraineté du citoyen européen nécessairement liée à sa liberté et à son droit inaliénable à la recherche du bonheur. Nous devons avec toute la société reconnaître que lui seul, mais avec toute la société, doit être maître de son destin, pourvu que l'on sache décliner « le citoyen » au masculin et au féminin. Aussi, cette conception appelle t-elle, comme un élément naturel des choses, l'élection d'un unique Président au suffrage universel, de quelque nationalité ou de quelque genre qu'il soit. Ce Président doit bien voir que son mandat est réduit dans le temps, disons cinq ans. Sur le modèle américain, il constitue autour de lui un gouvernement, une équipe de ministres, qui doivent être légitimés par le Parlement Européen élu selon les modalités actuelles. Auprès de ce Parlement, on doit réfléchir à la création d'un Sénat, dont chacune des nations enverrait un nombre fixe d'élus, quelle que soit l'importance de son poids démographique, économique, ou plus difficile à mesurer encore, son poids culturel. Trois par nation constitutive me paraît un bon chiffre pour compenser les excès que peut engendrer une lecture trop stricte du principe de subsidiarité.

 

C'est ainsi que la Commission Européenne doit redevenir ce qu'elle n'aurait jamais du cesser d'être : une administration

 

Si le principe de subsidiarité a pu s'avérer efficace dans le domaine aéronautique au travers de la création de l'EASA sise à Cologne, et dans les règles imposées par l'OACI, émanation de l'ONU, en ce qui concerne la certification des avions civils, il est des domaines liés à la culture propre à chaque nation constitutive que le principe de subsidiarité ne saurait gérer, et donc la Commission Européenne ne saurait gouverner. Par exemple, si les français, les grecs, les italiens veulent manger du fromage au lait cru, sans pasteurisation, c'est leur droit et aucune autorité supranationale ne saurait aller à l'encontre de ce vœu., surtout si cette autorité n'est pas élue. Et en quel nom, le Président de la Commission Européenne peut-il se permettre de tancer la France sur sa politique culturelle dans le cadre des négociations devant mener au libre-échange entre les Etats-Unis d'Amérique et l'Union Européenne. Je joins ainsi ma voix à celle de nombreux autres pour réclamer la démission de M. Barroso qui est clairement sorti du champ de ses prérogatives.

 

Mais quelles devraient être ces nations constitutives dont je ne cesse de parler ? Sinon celles qui ont démontré leur attachement à la construction européenne, celles qui historiquement ont embrassé l'Euro et ont visé les objectifs des accords de Schengen.

 

Mais, pour créer les Nations-Unies d'Europe, il faut beaucoup plus. Il faut créer un « au-delà », un projet qui fasse sortir le meilleur de chaque âme humaine. Nous n'avons pas l'espace suffisant pour développer cette Frontière qui a animé la population des treize colonies fondatrices. Mais nous avons l'espace, nous avons la perspective de Mars. Nous en avons en même temps les moyens. Il s'agit de reprendre le projet du Président Kennedy : s'il a finalement conclu son contrat avec l'Humanité, malgré son assassinat, un homme sur la Lune en 1970, son projet d'envoyer un homme sur Mars en 1980 à l'aide de fusées nucléaires est resté lettre morte. Pour réaliser ce projet purement européen, dans le sens culturel de cet adjectif, on devra construire les infrastructures nécessaires autour d'un Triangle Paris-Berlin-Vienne, tel que nous l'avions défini au début des années 1990, avec pour but d'augmenter la productivité des Européens. Une société vieillissante qui nécessite la mobilisation d'une main d'oeuvre jeune pour l'entretien de ses anciens exige un accroissement significatif de la productivité et n'a rien à faire d'une augmentation de sa compétitivité. Même le projet de Jacques Delors dans son dernier livre blanc, une version très allégée de notre projet, n'a pas pu trouver son application du fait de l'application des règles imposées par Maastricht, 3% de déficit sur les budgets nationaux, 60% sur la dette cumulée des Etats.

 

Les Nations-Unies d'Europe ne pourront développer leur idéal qu'en revenant aux bonnes pratiques économiques des Etats, c'est à dire en revenant à un système monétaire dans lequel le Trésor peut présenter ses escomptes à une Banque Nationale. On reviendrait ainsi à un système économique basé sur le crédit et non plus sur la gestion des seules dettes. On redécouvrirait alors ce qu'un taux de croissance de plus de 5% signifie réellement.

 

Car notre belle vieille Europe endormie doit redécouvrir la joie de vivre.

 

Bruno LARDOUX, ingénieur

 

 

Paris, le 18 juin 2013

Repost 0
Bruno pour rétablir le Bon Sens
commenter cet article
11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 18:48

Ce matin, j'ai été contacté par un ami qui m'a dit l'importance d'une vidéo diffusé hier soir par TF1, dans la série "Person of Interest". Effectivement, cet épisode est très intéressant.

http://videos.tf1.fr/person-of-interest/episode-16-saison-01-gestion-des-risques-7916903.html?fb_action_ids=10200224106022551&fb_action_types=og.likes&fb_source=aggregation&fb_aggregation_id=288381481237582

 

Il est très intéressant dans la mesure où on voit des gens spéculer à la baisse en prenant des positions à découvert. J'imagine que vous vous rendez compte que l'on spolie la richesse des gens qui travaillent dans ces structures objets de spéculation à l'entier profit de quelques-uns bien informés.

Il faut interdire ce genre de pratiques. Et il n'y a pas d'autre solution que procéder à une séparation totale et définitive des activités des banques d'affaires, des banques d'investissement, des banques de dépôt et de crédit et des compagnies d'assurance, à l'image de ce qui fit le Président Franklin Delano Roosevelt en arrivant au pouvoir. 

Moscovici nous a pondu un projet de loi qui va dans la bonne direction mais qui reste très insuffisant. Il faut trancher dans le vif !

  

Repost 0
Bruno pour rétablir le Bon Sens
commenter cet article
9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 04:56

A wonderful report that shows how during a very few hours a sane world took the wrong way. Or more precisely has been driven to the wrong road.


 

 

They killed JFK, but they injured every and all of us born in the 60's. They killed JFK to found a so-called "New World Order". They killed JFK, in the same way they killed later Bob Kennedy and Martin Luther King, so as they tried to kill President Charles de Gaulle. Since that time, they have systematically stolen our future. I am sure you know who "they" are. Italian friends have a great question about : "Cui buono ?" Two generations have been lost in desherence. The time has now come to change our destiny in our both hemispheres hand in hand, America and Europe have to wake up!

 

Now has come the time to definitely break down the British Empire. Who is getting the will to join me in that struggle ? You are welcome.

On November 22, 2013 I intend to hold a memorial ceremony at the foot of Statue of Liberty which has been built onto l'Ile des Cygnes, Paris XV. Got ready to ? 

 

Repost 0
Bruno pour rétablir le Bon Sens
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Bruno pour rétablir le Bon Sens
  • Le blog de Bruno pour rétablir le Bon Sens
  • : Parler à la fois d'économie, d'environnement et de politique, n'est-pas naturel ? C'est ce qui m'intéresse dans ce blog.
  • Contact

Recherche

Liens