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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 23:50

C'était en août 2010, au moment où je devais me débattre avec les barrages que me dressaient Brice Hortefeux. Mais j'avais un ami, George Charpak, avec lequel on pouvait tout se dire, tel cet article. Nous en avions longuement discuté. Il est hélas décédé quelques semaines plus tard.  In memoriam, George Charpak

Et je veux ici remercier M. Bruno Gorz qui a su extraire les données que je croyais irrémédiablement perdues dans un ordinateur en déshérence, mais qui sont là, sous vos yeux.

Et je peux vous dire que cela a été une bataille pour aboutir à ce texte ! Je ne sais si cet article a été finalement publié de manière officielle. En tous les cas, je ne partageais pas le point de vue qu'il a exprimé dans le dernier paragraphe. Par contre, nous étions complètement d'accord quant au développement de la G-IV avec comme vecteur le Thorium.

Alors voici et je le trouve d'une extraordinaire actualité : 

"Ce que nous craignions est donc en train de se produire : le coût prévisionnel de construction d’Iter venant de passer de 5 à 15 milliards d’euros, il est question d’en faire subir les conséquences aux budgets de financement de la recherche scientifique européenne. C’est exactement la catastrophe que nous redoutions. Il est grand temps d’y renoncer.

Iter est le réacteur expérimental que sept pays ont décidé de construire à Cadarache (en Provence) afin de tester la possibilité de produire de l’électricité à partir de la fusion nucléaire. Ces pays sont les Etats-Unis, l’Europe, la Russie, la Corée du Sud, le Japon, la Chine et l’Inde. La revue Nature du 1er juillet 2010 nous apprenait que la contribution européenne devait passer de 2,7 à 7,2 milliards d’euros, dont 1,4 milliard à trouver en 2012-2013 sur le budget du Septième plan de la recherche européenne. L’Europe s’est en fait engagée pour 6,5 milliards d’euros fin juillet. Pour la France, la dépense représentera plus que l’ensemble des crédits (hors salaires) dont disposent tous les laboratoires de physique et de biologie pendant vingt ans ! De nombreuses recherches autrement plus importantes, y compris pour l’avenir énergétique de notre planète, sont ainsi menacées. Pourquoi plus importantes ?

Contrôler la fusion pour produire de l’électricité est un rêve ancien. Mais, contrairement à la fission qui permit rapidement de construire nos centrales nucléaires actuelles, la fusion pose des problèmes que, depuis plus de 50 ans, on ne sait pas résoudre. Résumons : la méthode consiste à chauffer un mélange d’hydrogène lourd (un plasma de deutérium et de tritium) jusqu’à 100 millions de degrés en l’accélérant dans une enceinte en forme d’anneau. A une telle température, ces noyaux fusionnent, en dégageant une énergie colossale. C’est l’énergie libérée par les bombes H, mais Iter n’est pas dangereux car les quantités d’hydrogène sont très petites.

Pour contrôler cette production d’énergie, trois difficultés majeures doivent être surmontées: maintenir le plasma à l’intérieur de l’enceinte (il est instable), produire le tritium en quantités industrielles et inventer des matériaux pour enfermer ce plasma sous ultravide dans une enceinte de quelques milliers de mètres cubes. C’est seulement à partir de 2019 qu’Iter doit commencer à étudier la première de ces difficultés. Or il nous semble que la plus redoutable en est la troisième: violemment irradiés par les neutrons très énergétiques (14 MeV) émis par la fusion du plasma, les matériaux de l’enceinte perdent leur tenue mécanique. On a beau nous dire qu’on pourra imaginer des matériaux qui résisteront à l’irradiation parce qu’ils seront à la fois étanches et poreux, nous sommes pour le moins sceptiques : étanches et poreux, n’est-ce pas contradictoire ? Personne, à ce jour, n’a réussi à prouver le contraire. Autant dire qu’on est loin de la mise au point d’un prototype de centrale électrique, puis d’une tête de série commerciale, enfin de l’avènement d’une nouvelle filière de production d’énergie. Ponctionner d’autres projets de recherche au prétexte qu’il y aurait là une source quasi infinie d’énergie n’est donc aucunement justifié. La physique des plasmas doit être financée au même titre que les autres grands domaines de recherche fondamentale, pas au-delà.

Or notre problème d’énergie est urgent. C’est immédiatement qu’il faut économiser l’énergie, et remplacer les combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon), responsables du réchauffement climatique, par de l’énergie propre. La seule source massive d’énergie ne dégageant pas de gaz carbonique est la fission à l’œuvre dans nos centrales nucléaires actuelles. On sait qu’elle deviendra durable lorsqu’on passera à la 4e génération de centrales (G-IV), laquelle transformera les déchets actuels en combustible et fournira ainsi de l’énergie propre pour au moins cinq mille ans. Superphénix en était un prototype. Après quelques problèmes techniques inévitables pour un prototype, et malgré de très nombreux problèmes administratifs puis politiques, Superphénix a remarquablement fonctionné pendant un an. Sa fermeture en 1998 résulta d’une exigence des Verts de Dominique Voynet, pour participer au gouvernement Jospin.

Au lieu d’investir dans Iter, la communauté internationale et surtout l’Europe feraient mieux de reconstruire une centrale de type G-IV afin d’améliorer ce que Superphénix nous a déjà appris. On pourrait aussi accélérer la recherche sur d’autres centrales G-IV, dites «à sels fondus». Elles utiliseront du thorium, un élément abondant et dont l’utilisation pose moins de problèmes de prolifération que l’uranium et le plutonium de la filière actuelle. Aujourd’hui, malheureusement, Euratom n’est clairement missionné que sur la fusion. A l’échelle mondiale, bien qu’il soit difficile d’obtenir des chiffres précis, les crédits de recherche concernant G-IV sont environ dix fois moins importants que ceux alloués à Iter. Les seuls pays qui construisent des centrales de ce type sont les Russes, les Japonais et les Indiens. En cette période de crise économique où la recherche de solutions propres et durables au réchauffement climatique est urgente, il est indispensable d’orienter les fonds publics disponibles vers les vraies priorités. On nous dit qu’Iter étant engagé, cela coûterait très cher de l’arrêter. Cet argument n’est pas satisfaisant. La construction n’est pas commencée, seul le terrain est aménagé.

Si l’on continue, tous les secteurs de la recherche vont souffrir. Cette situation rappelle la construction de la Station spatiale internationale, l’ISS. Autre projet pharaonique, l’ISS a coûté 100 milliards de dollars et nos collègues astrophysiciens se souviennent encore des coupes budgétaires que sa construction a entraînées. Or, à quoi a servi l’ISS ? Pratiquement à rien. Pour observer la Terre ou l’Univers, il vaut mieux envoyer en orbite des robots qui sont plus stables et moins chers. En fait, les astronautes s’ennuient là-haut. Ils passent donc leur temps à étudier leur propre santé ! Iter risque d’être comparable : si elle est construite, cette grosse machine ne servira qu’à étudier la stabilité du plasma d’Iter. 15 milliards d’euros pour cela, n’est-ce pas un peu cher ? D’autant que, d’ici 2019, ce coût risque d’être réévalué…

Alors, plutôt que de masquer une mauvaise décision initiale par une escalade plus mauvaise encore, mieux vaudrait admettre enfin que le gigantisme du projet est disproportionné par rapport aux espérances, que sa gestion apparaît déficiente, que nos budgets ne nous permettent pas de le poursuivre, et transférer cet argent vers de la recherche utile.¨

 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 02:09

Je suis abasourdi par les révélations de Mediapart confirmées par Jérôme Cahuzac. Ce gars me semblait honnête et je me suis trompé. Mais c'est aussi mon caractère de pardonner des faiblesses, surtout que Cahuzac était sans doute sincère - sans doute à titre expiatoire - lorsqu'il allait vent debout contre ce que j'appelle la désorganisation des banques dont les dirigeants doivent avoir sabré le Champagne ce soir à l'annonce de cette nouvelle. Mais je n'oublie pas la corruption. Aussi je joins ici un article que j'ai écrit en octobre dernier : on ne doit pas s'enrichir en faisant de la politique ... même si rien n'interdit de tirer profit en éditant ses réflexions. Il faut bien vivre quand même !

Faire de la politique : réalité, désir et vérité

Oublions Cahuzac mais n'oublions pas la corruption ! et regardons l'avenir en face !

Au sujet, je trouve déplacée la réaction des ténors ultra-libéraux de l'UMP qui comme toujours sont rageurs telle une meute de loups. J'aimerais leur rappeler que Sarkozy est quand même accusé d'abus de faiblesse. Cela me fait penser au notaire des "Tontons flingueurs" : touche pas au grisby... affligeants sont-ils ! Une exception notable dans ce concert de branquignols, Alain Juppé. Cela méritait d'être souligné, pourtant lui qui a payé pour bien des turpitudes dont il n'était que partiellement responsable.


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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 14:54

Chères amies, chers amis,

J'ai ouvert ce blog en septembre 2010, suite aux insinuations calomnieuses propagées chez Wikipedia à mon sujet. On m'accusait d'être d'extrême-droite selon les relevés du Ministère de l'Intérieur dirigé alors par Brice Hortefeux. Alors que j'étais prêt et près à conclure un gros contrat avec une société conseil à Hambourg (DE), cette nouvelle a annulé le contrat ipso facto.

Mon premier réflexe a donc été d'ouvrir ce blog pour me disculper de cette accusation purement débile et surréaliste.

Je lis Soljenytsine "Le premier cercle" en ce moment. Après avoir lu dans ma jeunesse "Une journée d'Ivan Denissovitch", "l'Archipel du Goulag" et "Le pavillon des cancéreux", je puis dire que nous vivons dans un système totalitaire qui ne laisse pas place à la création humaine. A ce sujet, le "Premier Cercle" est exemplaire. On enferme des scientifiques de très haut vol, officiers héroïques de l'Armée Rouge sous le simple prétexte qu'ils pourraient attenter à la sécurité de l'Etat. Donc, sur cette simple présomption, on les enferme, Staline essayant d'utiliser leurs capacités intellectuelles exceptionnelles dans un seul but : asseoir son pouvoir. Et ce qu'il y a de pire dans ce livre, c'est finalement la complaisance  dans laquelle se fondent ces ingénieurs et scientifiques exceptionnels : cela pourrait être pire.Ils sont prisonniers, mais ils peuvent vivre et finalement créer, même si ils ne peuvent pas voir leur famille plus d'une fois par an. En lisant ce livre j'ai fini de comprendre pourquoi l'Iniative de Défense Stratégique développée par Lyndon H. LaRouche a été fatale, létale pour l'Empire Soviétique.

A la même époque, 17 ans auparavant, Aldous Huxley écrivait le"Meilleur des Mondes (possibles)", roman dont la caractéristique principale est de dénoncer la création humaine en tant qu'elle est pertubatrice de l'ordre social. Et c'est là où on ivente le SOMA qui deviendra plus tard dans les années 1960 le LSD diffusé par le projet MK Ultra visant à brider la créativité humaine. J''ai mis "possibles" entre parenthèses, parce que finalement c'est l'aboutssement de la critique de Voltaire avec son Candide au travers de Pangloss. C'est aussi la critique de John Locke qui insiste sur le droit à la propriété. Ne parlons même pas de Rousseau et de ses rêveries imaginaires.

Et c'est pour cela que je vous suis reconnaissant. J'ai accès évidemment aux statistiques de l'hébergeur de mon blog. Ainsi, je sais que systématiquement, mes articles sur JFK, et notamment en première position, le discours du 25 mai 1961 et ma page quant à la certification des aéronefs civils depuis la création de ce blog sont sytématiquement les premiers à être consultés. Il me semble d'ailleurs que je doive actualiser mon article d'ici le prochain Salon du Bourget.... pas mal de choses ont changé depus le dernier.

Il est clair que notre population, au travers de ce que je peux analyser a besoin de rêves, a besoin d'aller au-delà de tout ce qui a été réalisé avec succès auparavant. Nous n'avons finalement besoin que d'être optimiste en l'avenir de nos enfants, en leur fournissant toutes les bases nécessaires à la continuation de nos efforts civilisateurs. Apporter l'eau douce propre et pure, apporter l'électricité, apporter l'infrastructure de transport adéquate en tous lieux de notre Planète, y emmener l'éducation et la santé, telle doit être notre mission.

Cela ne peut se faire avec les moyens actuels. Le Monde libéral né de l'assassinat de trois hommes exceptionnels doit maintenant disparaître, pour laisser place à la justice. En 1991, je m'opposai à la construction de Maastricht en proclamant urbi "Vous êtes fous !" Le Traité de Maastricht est une folie inventée par l'Empire Britannique en déshérence, uniquement dédiée à l'anéantissement de l'Europe Continentale en reconstruction.

Quand en septembre 2010 je rencontrai quelqu'un qui me disait qu'il me faudrait trois ans pour installer un tel blog avec un certain nombre d'étapes que j'ai respectées, je ne pensais pas  que d'une arme défensive, on pourrait en faire une arme offensive, par la volonté. L'objectif à trois ans a en fait été atteint en deux ans et demi. Tant mieux ! 

Je continue donc : la prochaine étape, c'est l'élection européenne à laquelle je compte bien participer avec la ferme volonté d'y être !

 

Bien à vous tous,

 

Bruno LARDOUX

 

 

 

http://www.swissinfo.ch/fre/sciences_technologies/Des_milliards_de_mondes_a_decouvrir.html?cid=33711192&sb=fb

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 22:08

Habemus Papam !

Je salue l'élection du nouveau Pape et j'apprécie la tenue qu'il a portée ce soir en toute simplicité : la tenue blanche au lieu de la chasuble traditionnelle.

Le prénom aussi qu'il a choisi : François (ou Francesco en italien). Je sais son admiration pour Saint François d'Assise, bien que jésuite me direz-vous.

Mais souvent, en Amérique Latine, jésuites et franciscains ont uni leurs efforts pour construire de merveilleuses cités, et finalement, tout le monde a mis de l'eau dans son vin.

Même si je suis un irréductible leibnizien et que je ne peux croire en un monde parallèle, je conserve plus que des liens avec la religion qui a fait finalement de moi ce que je suis.

Oui, Habemus Papam, et je suis certain qu'avec celui-là, on va pouvoir construire des choses, lesquelles, no lo se, mais on va construire.

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 16:07

Chers tous,

Cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit un article sur ces lignes, mais en ce 12 mars alors que je ne vois pas la neige discontinuer de tomber en masses de plus en plus compactes depuis mon appartement parisien, et alors que dans les mêmes heures, la ville de Boston est envahie par 60 cm de neige, je me pose la question : le Gulf Stream est-il devenu fou ?

En effet depuis quelques années, je me rends compte que dès que la côte Nord-Est des Etats-Unis, entre Washington DC et Boston, longée par le courant froid descendant du Labrador, est atteinte par une vague de froid, environ trois semaines après, l'Ouest de l'Europe est atteinte elle aussi par une vague de froid. Et l'épisode qui nous concerne aujourd'hui remonte aussi à une vague de froid il y a trois semaines dans le nord-est des Etats-Unis.

Alors, cette vague de froid va passer, comme toutes les autres, mais j'ai appris hier qu'il y avait 60cm de neige dans les rues de Boston ... ce qui veut dire que dans trois semaines environ, on connaitra une nouvelle vague de froid dans l'Ouest de l'Europe, ce qui repousse la fin de l'hiver à la mi-avril.

Il faudrait que je retrouve son article, mais je me souviens d'un type qui m'a expliqué que le modèle météorologiste basé sur la "simple" confrontation Dépression/Anticyclone était erronée et que l'on devait regarder ce qui se passe au-dessus.

Alors, au-dessus, parlons-en. Je n'ai jamais nié la thèse du réchauffement climatique, mais ce réchauffement ne peut en aucun cas être imputé à la seule activité humaine. Que de fois on a glosé sur la fonte de la calotte glaciare au Pôle Nord, alors que l'on parle plus rarement de l'épaississement de la calotte glaciaire antarctique.

C'est le Soleil, idiot ! Son activité surdimensionnée fait fondre la calotte glaciaire arctique qui libère des icebergs qui viennent refroidir le Gulf Stream. Symptomatique d'ailleurs est le fait que sont les régions sur lesquelles il vient s'échouer que l'on a enregistré les plus fortes chutes de neige aujourd'hui.

On sait que les périodes glaciaires n'ont pas été immédiates. Mais ce que nous vivons depuis quelques années s'apparente aux prémices d'une période glaciaire dans l'hémisphère nord. Si tel est le cas, et je pense que j'ai raison, quelle sera la responsabilité que devront endosser ces gens qui vont vent debout contre l'activité humaine et qui petit à petit nous font abandonner le nucléaire ?

Je le dis : c'est le Soleil qui est responsable de tout. Alors, profitons-en ! Allons faire un tour sur Mars, par exemple. Les conditions météorologiques n'y ont jamais été aussi favorables ! Mais on ne pourra pas le faire sans le nucléaire !


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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 16:46

Le 29 décembre dernier, le Conseil Constitutionnel a retoqué l'article 12 du budget et portant sur la création d'une tranche marginale de l'impôt sur le revenu à 75% pour des montants dépassant le million d'Euros à titre personnel. Le Conseil Constitutionnel l'a fait pour des raisons techniques, car selon lui, et en cela je suis assez d'accord avec ses attendus, on doit porter l'impôt sur les revenus d'un foyer fiscal, mais pas sur une seule personne physique. C'est le projet qui avait été annoncé à la surprise de tous, dont la mienne, le 27 février dernier par le candidat François Hollande. Ce projet a été mal ficelé sur la forme, mais le fond correspondait à quelque chose qui a participé de la prospérité des années 1940, 50 et 60, les trente glorieuses.

 

En 1941, Franklin Delano Roosevelt institua plusieurs tranches supplémentaires sur l'impôt sur le revenu, la plus élevée d'entre elles se montant à 90 %. Avec des dispositifs spéciaux, les assujettis ne perdaient rien, pourvu que les bénéfices tirés de l'exploitation des sociétés industrielles soient réinvestis dans l'augmentation du pouvoir productif de ces mêmes entreprises industrielles. C'est le régime qui prévalut jusqu'en 1963. A peine avoir prêté serment en tant que nouveau Président des USA, dans l'avion Air Force 1 qui ramenait le corps du Président assassiné à Wahington DC, Lyndon B.Johnson supprimait toutes les tranches au-dessus de 61%. Avec d'autres mesures, c'est le début de l'enfer économique, la fin annoncée des trente glorieuses.

 

Aussi ai-je été très surpris de cette proposition de François Hollande. Cependant, elle portait  en elle un seul aspect de punition. En ce début d'année qui nous voit tous emplis de bonnes résolutions, je veux proposer quelques amènagements à la Loi initialement prévue :

 

Premièrement, pour satisfaire aux exigences du Conseil Constitutionnel, toutes les marges doivent être soumises au foyer fiscal et non pas à une personne physique ; pour cela, je propose de maintenir le taux de 75% pour les foyers fiscaux disposant de revenus supérieurs à 1,5 millions d'Euros ;

 

Deuxièmement, au nom de la progressivité de l'impôt, il me paraît nécessaire d'introduire des tranches supplémentaires : j'en propose une à 50%, l'autre à 60% ;

 

Troisièmement, dans la mesure où le Conseil Constitutionnel a caractérisé certaines autres mesures de "confiscatoires", il convient d'adopter des mesures d'exonération. Dans l'urgence qui nous incombe, nous devons produire en France : tout investissement fait dans l'industrie française, que ce soit sous forme d'actions ou d'obligations, voire sous forme de dépôts, par exemple auprès d'Oseo, se verrait exonéré d'impôt. C'est dans l'économie réelle que cela doit se concrétiser et je soupçonne que cela aurait tendance à ralentir la spéculation sur l'immobilier. Cela vaut aussi pour l'ISF. Une augmentation de la productivité, de la production signifie aussi et surtout l'augmentation de la valeur ajoutée, la véritable source de revenus de l'Etat.

 

A vos réflexions.

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 19:06

Je voudrais ici exprimer un point de vue que les ingénieurs exercent hélas trop souvent entre eux et pas suffisamment dans les rangs de l'hémicycle. Depuis de nombreuses années, nous avons été écartés de tous les circuits de décisions, sous l'impulsion de ceux qui avaient "fait" Sciences-Po ou avoir fait du droit. Même Montebourg n'est qu'un avocat, malgré tout le respect que je lui dois, pour ses efforts en faveur d'une réindustrialisation de la France. Son credo est d'ailleurs le même que celui de Barack Obama, lui aussi avocat : "Bring back our jobs at home ! " ou ce que dit en français Montebourg "Ramenons nos métiers chez nous". C'est un peu différent, elle est d'ailleurs sensible cette différence, mais elle reflète nos infimes différences culturelles.

Oui, parce que la France et les Etats-Unis d'Amérique sont deux soeurs qui sont depuis toujours enlacées, à moins que la perfidité d'Albion n'arrive à les séparer, ce que l'on appelle la soi-disante relation spéciale entre les USA et la Grande-Bretagne. Cette relation historique n'a aucune légitimité historique ! Et ce n'est pas l'envoi de Boys en France au cours des deux dernières guerres mondiales, qui effaceront la sympathie naturelle que l'on pourrait avoir pour eux : les Deux Guerres Mondiales furent organisées par l'Empire Britannique. Et cela restera une tache qu'il sera difficile d'effacer.

Il y a un peu plus de vingt ans maintenant, nous venions juste de sortir de la Terreur de la Guerre Froide, nous étions plein d'espoir pour rallier nos cousins de l'Est, leur faire partager notre relative prospérité en construisant de grands projets d'infrastructures en leur permettant d'augmenter la productivité de leurs économies. Des projets nous en avions, Jacques Delors en avait, mais l'Empire Britannique eut peur et Margaret Thatcher imposa, avec la complicité de Mitterand qui avait une peur bleue de l'Allemagne totalement irrationnelle, le Traité de Maastricht. J'ai fait campagne contre ce Traité, en proclamant : "Vous êtes fous ! Si vous votez OUI, dans vingt ans, le Monde occidental sera dans le même état que l'Union Sociétique aujourd'hui". Il n'a fallu que 16 ans pour que cette prévision devienne réalité.

L'Euro était une bonne idée, mais les modalités d'application ne prévoyaient pas la croissance de l'économie réelle nécessaire.

En un mot, abandonnons les chimères du système libéral britannique, le libre-échange pur et intégral, celui qui s'appuie sur la seule valeur d'échange et attachons-nous plutôt à la valeur réelle, celle qui ne peut être améliorée que par l'augmentation de la productivité. Certes pas la productivité à la soviétique, mais la productivité qui appuie sa nécessité sur le devenir de l'humanité.

 

 

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 21:15

Comme si la situation économique de la France en particulier de l'Europe en général ne suffisait pas à occuper le gouvernement, il semble que l'on n'ait rien de mieux à faire que s'occuper du sort des homosexuels, à savoir s'ils ont le droit au mariage ou non, s'ils ont le droit à adopter des enfants ou non. C'est la première fois que je m'exprime et la seule fois que je m'exprimerai sur le sujet.

D'abord, je me souviens du jour et du lieu où j'ai enfanté avec mon épouse qui s'en rappelle encore plus que moi. Cette étreinte exceptionnelle ne peut être partagée que par un homme et une femme. Dés lors, on sait que l'on vient de prendre une sacrée responsabilité, une responsabilité sacrée : de rien, créer un tout en un. D'où la lutte incessante de tous les jours pour vaincre toutes les maladies, tous les accidents de la vie qui pourraient couper la vie et l'espoir. Un enfant, c'est un projet, un projet de confiance dans l'avenir. Un projet que les deux parents doivent adapter sans cesse : tous les enfants ne peuvent pas atteindre X. Et tant mieux, d'ailleurs... car qui fabriquerait le pain dès lors ?

Alors, me direz-vous, en quoi les homosexuels devraient être écartés de la connaissance de ce bonheur ? Eh bien, justement parce qu'ils sont homosexuels. Ils ne peuvent connaître ce moment d'étreinte et de bonheur et de responsabilité. Tout ce que j'écris ici ne saurait relever d'une quelconque connaissance scientifique ou d'un raisonnement logique. Jean Jaurès dans sa thèse, un des plus grands livres qu'il m'a été donné de lire, parle de la Réalité du Monde Sensible. Eh bien, nous y voilà.


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(Amour et Psyché par René Auguste Rodin, le Petit Palais. Si vous regardez bien, dans les chevelures des amants, vous devinez le visage de l'enfant à naître... quand je pense que Rodin a été critiqué pour son inachèvement ! C'est l'acte le plus intime qu'un homme et une femme peuvent avoir : photogrphier la Princesse les seins nus, quoi que je pense de la Couronne Britannique, j'ai été scandalisé, d'autant que l'un de mes amis journalistes m'a confirmé que que dans la série de photos proposée, il y avait les photos de l'acte. Trop, c'est trop.)

 

Il ne peut y avoir de réalité cartésienne derrière cela. Et mon jugement est sans appel : autant j'ai pu soutenir le PACS, en tant que cela constituait à mes yeux une mesure de justice, autant je suis opposé au mariage des homosexuels, dans les mêmes termes que ceux évoqués par l'Eglise catholique, les musulmans, les juifs et toutes les autres religions ! Quant à l'adoption par un couple d'homosexuels Pacsés d'un enfant, on devrait restreindre cette péripétie aux seuls enfants nés d'un homme et d'une femme, dont l'un ou l'autre aura découvert son homosexualité après la naissance de l'enfant. Deux papas ou deux mamans qui n'ont rien connu de cette étreinte ne peuvent élever un enfant.

C'est la seule fois que je m'exprime et que je m'exprimerai à ce sujet. Il faut d'abord sauver l'Humanité du marasme dans lequel elle a été plongée depuis cinquante ans, soit deux générations perdues. Soyons optimiste, allons de l'avant. Pour aller de l'avant, une seule chose compte, l'amour de son prochain. C'est en cela que l'offre doit toujours devancer la demande. Quand la demande précède ou excède l'offre, comme c'est le cas aujourd'hui, le pessimisme s'installe et cela ouvre toutes les portes aux excès.

Rappelons Bill Clinton "It's economy, idiot !"

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 04:27

Je viens d'apprendre la fin des discussions pour la fusion entre EADS et BAe Systems. Je m'en réjouis. Mais cette rupture des négociations n'a pas eu lieu pour les bonnes raisons. Il semblerait que les négociations aient été rompues par le veto de Angela Merkel qui craignait un affaiblissement de l'Allemagne dans le nouveau conglomérat. En cela, elle avait sans doute raison, du fait de la non obtention

des garanties qu'elle demandait quant à la conservation des activités en Allemagne et notamment en Bavière.
La bonne raison est en fait ailleurs : la fusion avec BAe Systems aurait donner à l'Empire Britannique, puissance maritime, un contrôle déséquilibré sur EADS, émanation de la collaboration de puissances co
ntinentales, à laquelle s'est toujours opposée la Grande-Bretagne. On parle ici de géostratégie, ce qui a été loupé dans l'analyse du rachat d'Arcelor par Mittal. Je reste vigilant.
En respect pour une personne qui m'a fait une remarque très judicieuse, je rajoute ma réponse sur Facebook :

 
 Je ne l'avais pas évoqué, mais ce que tu dis est effectivement vrai. C'est la Grande-Bretagne qui a poussé pour les coopérations internationales qui ont abouti à la conception de l'Eurofighter, du F-22 et du JSF-35, trois avions qui se font ou se feront battre inévitablement par le Dassault Rafale ou le Saab Grippen, ou le SukhoÏ 27, trois avions conçus et fabriqués par une seule nation, sans coopération internationale. Pour comprendre cela, il faut lire le très lourd bouquin de Annie Lacroix-Riz "LE CHOIX DE LA DEFAITE, les élites françaises dans les années 1930". Nous sommes dans ces années de crise confrontés aux mêmes choix cornéliens ou shakespeariens. Mon objectif est d'éradiquer cette façon de penser qui est inutile et néfaste à l'humanité.









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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 04:30

J'écris cet article pour rappeler à mes amis qu'ils soient membres du MoDem, de Solidarité&Progrès, du PS, du MRG, ou de toute autre mouvance, à l'exclusion totale et absolue de l'extrême-droite dont je ne puis supporter l'idée même de l'existence de l'idéologie, que la politique ne saurait être en quoi que ce soit un métier. Cet article fait suite à une conversation que j'ai eue avec un collègue encore novice au travers d'internet.

Au mieux, si tant est que le mieux ne peut parfois s'acoquiner qu'avec le pire, vous comprendrez pourquoi ci-après un homme, une femme qui s'engage en politique ne peut obtenir du peuple qu'un CDD, en aucun cas un CDI, ce que pourtant croient à leurs et nos dépens nombre de nos élus.

Alors, pourquoi faire de la politique ? Cela vient naturellement à partir du moment où on se rend compte que notre vécu, notre culture, notre foi en l'avenir peut nous faire déplacer des montagnes, aux sens figuré et littéral du verbe. A partir du moment où on prend conscience du fait que l'on a dorénavant plus à donner à la société, que l'on ne saura jamais plus en recevoir. A partir du moment où se sent investi d'une mission qui va au-delà des conventions et connaissances établies. Il faut savoir dessiner un dessein, le graver dans l'esprit de la nation. Faire de la politique c'est donner, sans rien attendre en retour. Une des meilleures images à ce sujet qui me vient à l'esprit, c'est ce centurion romain qui partage son manteau au profit d'un gueux qui traîne au bord de la route, Saint Martin. Ce centurion a su partager; malgré le fait que son geste lui valut les pires ennuis vis à vis de son administration. Faire de la politique, c'est partager. Partager ce que l'on a de plus cher dans nos cœurs. Je parle ici de Politique, pas de mayonnaise politicienne, ce que je désigne souvent comme « politicailleries ».

En 1992, j'ai voté, j'ai milité contre Maastricht, au profit d'un idéal de construction européenne tel que l'avait déjà imaginé Charlemagne. Pour ceux qui ne connaissent pas l'Histoire, depuis Aix la Chapelle, l'Empereur imagina la construction d'un canal reliant le bassin rhénan au bassin du Danube. Pour des raisons d'insuffisances technologiques, l'Empereur ne sut réaliser ce rêve. Il fut en fait réalisé plus de mille ans plus tard avec la création du canal Rhin-Main-Danube dont l'utilité fut immédiatement détruite par la futilité de la guerre des Balkans, sans doute planifiée et ourdie par les services secrets de Sa Très Gracieuse Majesté à la tête d'un Empire exclusivement maritime. A cette époque, je travaillais sur le projet Paris-Berlin-Vienne où avait été développée la plus grande productivité au Monde, pour construire sur les ruines de l'Union Soviétique un espace de liberté allant de l'Atlantique (Rotterdam par exemple) jusqu'à Vladivostok, sur les côtes du Pacifique. Productivité n'a rien à voir avec cet hydre que l'on appelle compétitivité inventée, imposée au Monde par les libéraux issus du courant des moralistes anglais et français du XVIIIèmesiècle Mais, pour revenir à Charlemagne, dépité du fait de son échec, réalisant l'impossibilité de relier la Mer du Nord à la Mer Noire, renonçant ainsi à l'Europe continentale réunifiée sur les ruines de l'Empire Romain, déçu, il découpa en trois parties son Empire que l'on appellera l'Europe à la tête desquelles il plaça un de ses fils. Imaginez cinq secondes ce qu'aurait été l'Histoire de notre continent, si ce petit bout de canal d'une longueur de 20 km avait pu finalement être bâti ? De mémoire, plus de 10000 ouvriers, terrassiers y perdirent la vie. Aurait-on su éviter toutes les guerres qui, du fait de ce partage, ont depuis eu lieu, ont ensanglanté nos sillons ? Faire de la politique, c'est aussi savoir être tenace, perspicace être sûr de la vérité de l'inéluctabilité du dessein que l'on a dessiné. Il ne faut jamais laisser tomber les bras par découragement. C'est en cela que l'on reconnaît les vrais politiques, les vrais hommes d'Etat. Mais pour cela, il faut rencontrer la vérité.

Qu'est-ce que la vérité en politique ? Je me souviens d'un barbecue en Virginie, où réunis autour de quelques bières et bouteilles de vin, tels des Bacchus appréciant la douceur des nuits de cette région en général méconnue de nos concitoyens, nous avons discuté jusqu'à pas d'heure, tout le monde est resté dormir sur place, sur la question suivante : où rencontre t-on la vérité en politique ? Il y avait là des responsables politiques, tant du camp de l'âne que de celui de l'éléphant, deux historiens connus pour avoir réveillé la conscience américaine autour de ces deux personnages exceptionnels que furent Abraham Lincoln et Franklin Delano Roosevelt. Il y avait aussi deux journalistes, l'un du Washington Post, l'autre du New-York Times. Cette soirée n'a pas répondu à cette interrogation. Cependant, au milieu de la nuit, même si elle ne couvrait pas la totalité du sujet. en repensant à mon Platon, j'émis l'hypothèse suivante : « Une proposition ne peut être vraie qu'à partir du moment où elle favorise l'expansion de l'Humanité » et je me souviens des regards ahuris de mes convives : « encore une billevesée d'intellectuel français » pouvais-je lire dans leurs yeux. Mais, la nuit portant conseil, lors du brunch le lendemain matin, on me signifia que cela correspondait en tous points à l'esprit de la Déclaration d'Indépendance et de la Constitution américaines. D'ailleurs, si on regarde un vieux film de Franck Capra « M. Smith au Sénat », on comprend la réalité de la vérité du politique.

On ne fait pas carrière en politique. Si on lit Machiavel, on se rend compte que le Prince est soumis à son obligeante charge dont il ne peut se défaire du fait de son caractère inamovible. Et, mon Dieu, combien je partage le point de vue de François Bayrou quant à Henri IV. Je ne fais pas du cirage de pompes ici. Henri IV ne fit en fait pratiquement pas la guerre, mais en bon lecteur de Machiavel, en bon disciple de Louis XI, il sut négocier pour rallier à son panache blanc toutes les familles princières de France et de Navarre. Dans cet effort, il dut admettre que Paris valait bien une messe. Et avec l'indéfectibilité de ses ministres, Sully, Nicolas IV de Neufville de Villeroy, Charles de Bourbon, Sillery qui utilisèrent les services de gens comme Olivier de Serres, que je considère comme l'un des fondateurs de cette tradition française qu'est le service public, il parvint à créer une ère de prospérité jusque là inconnue en cette France réunifiée.

Il y a quelques années (je n'ai pas eu le temps ce soir de vérifier mes carnets, mais je crois que c'était en novembre 2007), j'ai participé avec des amis à une conférence dans le sein des bâtiments de l'ancienne Ecole Polytechnique sis Rue Monge dans le VèmeArrondissement de Paris et dont le sujet tournait autour de l'avenir énergétique européen. J'y ai alors défendu la conception selon laquelle, jamais, ô grand jamais, l'humanité ne saurait se passer du nucléaire, du fait de sa densité de flux d'énergie, à moins de vivre le drame des pascuans (habitants de l'Île de Pâques). Et un très haut fonctionnaire, du genre adjoint à un Dir-Cab de ministre m'aborda lors de la pause café et me tint ce discours : « Tout ce que vous venez de déclarer est des plus intéressants » et me regardant de sa toise de dix centimètres plus élevée, il précisa « … mais avez-vous les compétences idoines pour mettre en place vos propositions ? » Je crois que dans ma vie, je ne me suis jamais senti aussi offensé, aussi humilié. Je lui répondis alors du tac au tac « ce n'est pas parce que je suis seulement ingénieur, même pas X, que je n'ai cessé de lire pour rester con. ». Il tourna immédiatement les talons. Quelques semaines plus tard il fut muté et voyez-y une relation de cause à effet !

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