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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 07:28

En ce jour je pense à Emile Guilloux, le frère de mon grand-père tombé au champ d'honneur comme on le dit, hélas trop souvent.

 
Pendant que j'écris ces lignes, un type fou concocte une attaque contre les installations nucléaires - qui ne peuvent être que civiles - en Iran.
 
Alors, je veux rappeler avec force ce qui constitue l'Europe, ces terres ravagées par tant de guerres, mais qui au fil des années ont su ratrapper l'Histoire pour former un des plus magnifiques joyaux que la Terre a jamais porté.
 
Voici donc ce poème de Friedrich Schiller, l'Ode à la Joie, écrit en allemand mais intraduisible en aucune autre langue, mais qui mis en musique par Ludwig van Beethoven devient universel.
 
En plus, c'est Claudio Abbado qui est aux manettes !
C'est l'hymne européen.
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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 22:17

 

Cette déclaration est effective à partir de 0h00 ce 9 novembre 2011 et ne saurait engager la responsabilité des organisations sociales, professionneles auxquelles, l'un comme l'autre pouvons adhérer. C'est un coup de gueule émis par deux amis.

 

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Nous soussignés, Bruno Lardoux, citoyen français, ingénieur et Abolfazl Beheshti, citoyen iranien, professeur en relations internationales et économie d'énergie, pensons que nos deux nations ont beaucoup plus à partager que ce que l'on veut prétendre.

Nous sommes convaincus que l'énergie nucléaire est et doit rester le meilleur de l'Humanité. Cependant, le nucléaire n'est pas une fin en soi. Nous savons d'ores et déjà que nous avons l'opportunité de développer l'énergie thermonucléaire à partir de nos énergies.

L'Iran est une civilisation profondément humaniste, plus ancienne que la France. D'ailleurs, si nous sommes humanistes en France, c'est bien grâce à Alexandre le Grand.

Nous sommes extrêmement inquiets quant aux dernières déclarations du Premier Ministre d'Israël qui menacerait les installations nucléaires civiles en Iran.

Cela fait peser sur le Monde une menace de guerre sans fondement.

 

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 00:10

Cher monsieur,

 

Respectant au plus profond de vous-même la volonté de votre peuple issu d'une nation qui aligne derrière elle pas loin de quatre mille ans d'histoire, vous avez décidé de soumettre au référendum les décisions prises lors de la réunion de l'Eurogroupe à Bruxelles.

 

Ces décisions ont été prises sous la pression exercée par les deux plus grandes puissances de l'Eurogroupe, à savoir, dans l'ordre, l'Allemagne et la France.

 

Ce soir, Nicolas Sarkozy s'est offusqué de votre décision, en rappelant, martelant même au-delà de la décence, que le plan proposé le 27 octobre dernier était le seul choix possible.

 

Votre décision, qui somme toute devrait être naturelle, a fait plonger les bourses européennes ce jour d'une moyenne de 5%... d'ailleurs, on se demande pourquoi en ce jour de Toussaint, étaient-elles ouvertes !

 

Nicolas Sarkozy se positionne ainsi pour deux raisons principales :

 

  1. En arrivant au pouvoir en 2007, il s'est carrément assis sur la décision du peuple français, qui en 2005, dans sa grande sagesse, avait rejeté le projet de Constitution Européenne proposé par Valéry Giscard d'Estaing. Il a imposé le Traité de Lisbonne, qui n'est qu'un succédanné illisible du projet initial de VGE, qui lui avait au moins le mérite de la clarté.
  2. Enfermé dans ses habitudes d'avocat (d'ailleurs médiocre, c'est loin d'être un ténor du barreau) il ne peut imaginer que l'on puisse concevoir d'autres lois que celles existantes. Il est ainsi incapable d'envisager un autre avenir: les lois vous demandent de mourir ? Eh bien, mourez ! La loi, rien que la Loi ! Dura Lex, sed Lex ! Réagissant ainsi, il jette aux poubelles de l'Histoire l'héritage de notre Conseil National de la Résistance et le Préambule de notre Constitution, qu'il doit pourtant protéger.

Alors, Monsieur, permettez-moi de vous apporter mon soutien à votre démarche. On ne s'en sortira en effet, qu'à partir du moment où on aura réorganisé le système financier européen, avec l'inspiration de ce que fit Franklin Delano Roosevelt à partir de 1933. C'est la solution que j'ai proposée le 8 août et le 10 août derniers Cf. Une solution humaniste à la crise de la dette  et Le temps est venu de la Vérité !

 

Et surtout, ne vous laissez pas impressionner par ces roquets que sont Sarkozy et Merkel : l'un ignore délibérément les enseignements de Charles de Gaulle et de Jean Jaurès (même s'il s'y réfère souvent) et l'autre, teutonne luthérienne, les enseignements de Konrad Adenauer.

 

Ceci étant dit, il va bien falloir que la Grèce clarifie ses comptes. Ainsi, par exemple, il est urgent que la Grèce se munisse d'un outil implacable pour la transparence que nous appelons en France le cadastre et qui existe depuis des siècles (depuis plus de mille ans, pour être plus précis).

 

Bon courage !

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 19:19

Mecredi 12 octobre dernier, j'ai participé à une conférence au siège parisien de l'OCDE (Organisation pour la Coopération et le Développement Economique) et dont le titre était "Deux ans après le rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi; quelles mesures du bien-être et de la soutenabilité ?"

 

Cette journée avait pour objectif de faire un point sur les travaux menés depuis l'édition du rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi paru le 14 septembre 2009 à la demande du Président Nicolas Sarkozy, principalement en ce qui concerne la définition des indicateurs statistiques nécessaires à la mesure du Bien-Etre dans l'économie.

 

Outre les interventions de Nathalie Kosciusko-Morizet, du Pr.Joseph E. Stiglitz de l'université Columbia et Prix Nobel d'Economie et de M. Angel Gurria, Secrétaire Général de l'OCD en introduction et l'intervention de François Baroin en pré-conlusion, la journée s'est déroulée autour de trois ateliers :

 

  • Vers de nouvelles mesures du Bien-Etre et de la Soutenabilité, animé par Jean-Paul Fitoussi, Professeur émérite de l'IEP Paris. Il s'agissait de faire un récapitulatif des travaux menés à l'OCDE et dans les instituts nationaux de statistiques à travers le Monde, dont notamment la France, le Brésil et la Corée du Sud.

 

  • Les nouvelles mesures et les politiques publiques, animé par Angus Deaton, Professeur de l'université de Princeton qui a consisté à évaluer l'impact de ces nouvelles mesures sur la définition des politiquesde divers pays, notamment de Grande-Bretagne, du Japon, d'Allemagne ou de Nouvelle-Zélande.

 

  • Mesurer le Bien-Etre dans les pays en voie de développement, animé par François Bourguignon, Directeur de la Paris School of Economics qui a permis de rendre compte des efforts faits par ces pays pour mieux mesurer les impacts de leurs politiques, notamment au Maroc, en Colombie ou au Bouthan, ce dernier pays ayant adopté une attitude volontariste pour la mise en place de politiques destinées à la satisfaction du Bien-Etre de ses habitants.

 

Les deux principaux enseignements que je retire de cette journée :

  • l'appréhension du Bien-Etre n'est pas universelle et dépend fortement de la culture des êtres=humains dans la diversité. Il est ainsi très difficile de bâtir un système statistique commun à l'Humanité entière. Un habitant du Bouthan ne ressent pas le Bien-Etre de la même façon qu'un français ou un japonais.

 

  • la mise en place d'administrations statistiques dans les pays en voie de développement reste une gageure et doit recevoir l'appui des organisations internationales, dont au premier chef l'OCDE, mais aussi d'ONG spécialisées (à créer ?) ou des organisations nationales des pays développés.

En tous les cas, une journée des plus intéressantes, même si je pense que plus de questions ont été posées que de solutions trouvées.

 

Les débats ont été enregistrés et devraient bientôt être disponibles à l'adresse http://www.oecd.org/document/47/0,3746,fr_21571361_44315115_48858671_1_1_1_1,00.html

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 14:48

Chers tous,

 

M.Michel Rocard, ancien Premier Ministre, a écrit dans l'édition datée du 3 octobre du journal "Le Monde" un article intitulé "Un système bancaire à repenser". Je vous invite tous à le consulter au lien suivant : http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/10/03/un-systeme-bancaire-a-repenser_1581472_3232.html

 

Il y développe des thèses très proches des miennes que j'ai déveoppées il y a maintenant presque deux mois dans mon article Une solution humaniste à la crise de la dette .

 

Bien à vous tous,

 

Bruno LARDOUX

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 18:33

Chers tous,

Il semblerait que lorsque l'on consulte mon blog, notamment quant à mon dernier article (  Je ne saurai mieux l'exprimer ! ), il apparaisse des références à Robert Faurisson.

Je vous demande de vérifier s'il vous plaît : c'est de la pure diffamation que d'infecter mes idées profondément humanistes avec celles d'un moins que rien, du moins est-ce ainsi que je le considère.

 

C'est une insulte à l'homme que je suis, à ce jeune homme qui à 18 ans visite le camp de Dachau, et qui plus tard visite le camp d'Auschwitz et qui fut les deux fois bouleversé par tant de barbarie. Je comprends mieux depuis le désarroi des troupes libératrices face à cela .Désarroi qui a été très bien rendu par Tom Hanks dans la série américaine "Band of Brothers" produite par Steven Spielberg.

 

Là, pour le coup, je sens le dépôt de plainte.

La vidéo s'inspire en fait d'une présentation que j'avais faite lors d'une réunion à l'issue d'une matinée de campagne en 2002. Je l'avais faite sur un bloc notes.

 

Cette vidéo complète beaucoup de choses et je demande à l'auteur de cette vidéo de se manifester. Ce n'est pas sur les droits d'auteur que j'insiste. Sa voix est loin de m'être inconnue, même si nous nous sommes éloignés depuis 2002.

 

Je veux au contraire le féliciter pour l'oeuvre ainsi établie.

Merci pour votre collaboration.

Bruno LARDOUX

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 23:53

Que rajouter ? C'est l'évidence qui est décrite dans cette vidéo et qu'il est trop compliqué à expliquer par écrit. Mais n'oubliez pas de lire mon article Une solution humaniste à la crise de la dette qui propose des solutions à cela.

 

D'accord ou pas ?

 

J'attends vos commentaires.

 

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 22:49

Dans un article daté du 26/11/2010,  Je fais un rêve aujourd'hui , je faisais référence à un discoure de Martin Luther King, "I have a dream". Ce discours, magnifique s'il en est appartient au patrimoine de l'humanité.

 

Pour des raisons de "droits d'auteur', SME aujourd'hui interdit la diffusion de ce message; d'ailleurs, c'est quoi SME ?. Mes amis belges me signalent que la diffusion de ce message avait été auparavant interdit par EMI. J'ose espérer que l'on est très loin de l'esprit de Marconi, "la voix de son maître"

 

Quoi qu'il en soit, je suis scandalisé : comment peut-on interdire la diffusion d'un message universel, au seul titre de droits d'auteurs ?

 

Peut-être devrait-on rapprocher cela à l'absolue désinvolture de David Cameron qui n'affichait ce jour à Tripoli que l'Union Jack, alors que notre petit affichait le drapeau français aux côtés du drapeau de l'UE ? Je dois dire que Cameron est bein meilleur à l'oral qur ne le saura jamais être notre petit, qui finalement ne s'est rendu petit que par sa servilité aux puissants.

 

Vous ne voyez pas le rapport ? Moi, je le vois très bien : il faut virer tous ses pseudo-conseillers britanniques de Bruxelles.

 

A bon entendeur, salut.

 

 

 

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 17:20

 

 

3711536986_51113b3009.jpg

 

Le personnage recopié ici est un des fondateurs de la Constitution des Etats-Unis : Alexander Hamilton. Pour tout vous dire, je pense que s'il voyait sur la première ligne de ce billet, "Federal Reserve Note", et s'il avait connaissance du montant des dettes des Etats-Unis, probablement sortirait-il de sa tombe, tellement il était attaché à la notion de Banque Nationale !

 

Il fut sans doute le premier à imaginer un processus de conversion de dettes en crédits, même si Sully en eut l'intuition et l'appliqua avec efficacité.

 

Parce que l'on me traite sans arrêt de keynésien, parce que je pense que nombre de personnes intelligentes n'ont pas eu la chance que j'ai eue, ou que je me suis créée, de comprendre en 1991 ce qui n'allait pas, et parce que lorsque l'évidence devient réelle, ces gens intelligents peuvent se comporter telle une meute pour éradiquer une pensée qui ne saurait-être la leur,  j'ai préféré rentrer dans mon antre pour concocter cet article.

 

Non, je ne suis pas keynésien! et quiconque prendra le temps de lire les articles que j'ai pu publier sur ce blog, se rendra compte que jamais je ne défends une telle position. D'ailleurs, je me plais toujours à me rappeler l'incompréhension qui s'est manifestée entre JM Keynes et FDR lors de leur première rencontre en 1943. JMK croyait entrer en pays conquis, alors qu'il s'est affronté à un patricien, certes, mais un patricien qui lors de sa polyomélite avait pris soin de relire toutes les oeuvres des Pères Fondateurs, dont Alexander Hamilton. Alexander Hamilton n'a rien à voir avec les théories fumeuses de JMK, ce serviteur invétéré de la Banque d'Angleterre.

 

Je suis, pour simplifier, mais par essence, Hamiltonien. Je ne sais combien de personnes en Europe, s'intéressant à l'économie, ont eu la chance de lire les différents rapports de Alexander Hamilton, sinon sur des photocopies.

 

Et pour des personnes qui n'ont jamais lu Alexander Hamilton, sinon je ne verrais jamais tant de billevesées, je préfère reproduire un extrait d'un article de Mme Nancy Spannaus, Executive Intelligence Review, Washington DC, december 20, 2010.  Pour le rendre compréhensible à tous, j'ai essayé de faire une traduction française rapide. Si quelqu'un peut me proposer une meilleure traduction, je serai heureux de la prendre en compte.

 

Parce que, dans ce Monde perclus de dettes, nous n'avons pas le droit d'ignorer les enseignements de Hamilton. On doit par contre ignorer totalement ceux de Keynes, tellement le montant des dettes est trop important. Après la reproduction de l'extrait de Nancy Spannaus, je dresserai une conclusion qui aura pour but de démontrer ô combien je ne puis être keynésien.

 

Donc voici l'extrait de Nancy, relatif à la définition de la valeur économique par Alexander Hamilton (ma traduction apparaît après) :

 

3636598471_301ca21a55.jpgHamilton's Concept of economic value

 

The most elaborated presentation of Hamilton’s basic economic ideas must be found in his Report on the Subject of Manufactures (1791). There, he makes a devastating argument against British economist Adam Smith’s assertion that the development of an economy must be left to the marketplace (“comparative advantage”), insisting instead that an integrated agroindustrial economy, in which the government promotes infrastructure development (canals and roads, at that time), ensures all necessities for its population, and aids in developing advances in machinery, is essential to the national security and prosperity.


To come to this conclusion, Hamilton rejects the worldview that wealth is measurable in land, or precious metals (including specie), or even power over other nations. Rather, the wealth of the nation is dependent upon the physical economic development of the nation, including, most emphatically, the intellectual capabilities of its population for carrying out that development, more and more efficiently. In his listing of why manufactures must be promoted, Hamilton expresses this belief directly, when he writes: “To cherish and stimulate the activity of the human mind, by multiplying the objects of enterprise, is not among the least considerable of the expedients, by which the wealth of a nation may be promoted.”


 

Hamilton’s argument bears directly on the question of capital, which is required for establishing manufacturing, as well as advanced agriculture. Under Smith’s British System, the classes in society which have happened to amass capital—by inheritance, thievery, or otherwise—are given virtually free reign to use it for their profit. Hamilton insists that the government provide the conditions to encourage, and create, capital, for the higher purposes of the happiness and security of the population.

 

When discussing the powers of the Federal government to encourage necessary industries, and necessary permanent improvements in infrastructure, in the concluding portion of the Report on Manufactures, Hamilton, one of the authors of the Constitution, spells it out clearly, while discussing the concept 


“The terms ‘general welfare’ were doubtless intended to signify more than as expressed or imported in those which Preceded; otherwise numerous exigencies incident to the affairs of a nation would have been left without a provision. The phrase is as comprehensive as any that could have been used; because it was not fit that the constitutional authority of the Union, to appropriate its revenues shou’d have been restricted within narrower limits than the ‘General Welfare’ and because this necessarily embraces a vast variety of particulars, which are susceptible neither of specification nor of definition.

“It is therefore of necessity left to the discretion of the National Legislature, to pronounce, upon the objects, which concern the general Welfare, and for which under that description, an appropriation of money is requisite and proper. And there seems to be no room for a doubt that whatever concerns the general interests of learning of Agriculture or Manufactures and of Commerce are within the sphere of the national Council as far as regards an application of Money.

 

It was to be able to create capital—which would be used to produce physical economic growth—that Hamilton initiated his first two official reports, the Report on Public Credit (1790), which led to the assumption of state war debts, and the second Report on Public Credit, commonly known as the Report on the National Bank (1790). (...). Rather than rely on those with already accumulated wealth, mostly from abroad at the time of the American Revolution, Hamilton proposed to centralize the debt of the nation under the Federal government, to use it as a basis for credit. The means for using it he laid out in his National Bank proposal, which specified how it would lead to “the augmentation of the active or productive capital of a country.” Hamilton was not interested in increasing the nation’s hoard of gold or silver, which he called “dead Stock,” but in creating physical economic wealth.


In sum, Hamilton argued that a national bank, tied intimately to the government’s national debt, would help cement together the nation, and serve as the nursery for national wealth.


 

It is seldom understood how this concept differs from that of national banking in the countries of Europe,

especially Great Britain’s Bank of England, but the difference, as at least one prominent writer on Hamilton, Prof. Forrest McDonald, understands, is profound. For, whereas the Bank of England—which has certain

superficial similarities to what Hamilton proposed— functions to provide funds to (and control) the government, Hamilton’s Bank of the United States was explicitly, and actually, devoted to providing capital for the industrial and agricultural growth of the nation, including by providing funds for the infrastructure development required for that growth.


 

Hamilton, like Leibniz and Colbert before him, understood the necessity for the nation to ensure investment in technological progress, for the sake of the welfare of its population, the real source of wealth. The Public Good was the aim of Public Credit. Hamiltonian forces did not succeed in implementing his entire program, certainly not in his lifetime. But, it must be stressed, that this program is embedded in the U.S. Constitution itself, where the principle of support for Public Credit through Congressional control of the currency, and through responsibility for the General Welfare, is clearly enunciated, and only waits to be put into effect, once again.

 

 

 

Amelya 006

Et maintenant, je vais vous donner une traduction française de cet extrait de Nancy. Vous voyez, sur cette photo, de laquelle j'ai voulu retirer toute ombre de façon à bien faire comprendre que nulle couleur de peau ne saurait créer la justice, tel que le pensait Alexander Hamilton. Cette photo fut prise en 1995, lorsque j'acceuillais en mon domicile la Dame de Selma, Mme Amelia Platts Boynton Robinson. Le bébé qu'elle tient dans les bras est ma fille. C'était en 1995 et elle m'expliqua ce jour en quoi l'idée développée par Alexander Hamilton avait finalement eu raison de l'esclavage. Il ne va pas sans dire que l'une des administrations américaines à complètement appliquer les pratiques de Alexander Hamilton fut celle de Abraham Lincoln. C'est ainsi que les Etats-Unis d'Amérique devinrent la première puissance économique à l'aube de la Première Guerre Mondiale.


Veuillez encore me pardonner mes éventuelles approcimations. Si vous devez les corriger, n'hésitez pas à m'en faire part via un commentaire.

 

Le Concept Hamiltonien de valeur économique


On trouverra la présentation la plus élaborée des idées économiques fondamentales de Hamilton dans son Rapport au sujet des Manufactures (1791). Il y développe un argument dévastateur contre la supposition de l'économiste Britannique selon laquelle le développement d'une économie doit être abandonnée au marché (« avantage comparatif »), en insistant au contraire sur le fait qu'une économie agro-industrielle intégrée, au sein de laquelle le gouvernement accélère le développement d'infrastructures (canaux et routes, à cette époque), assure tous les moyens d'existence à sa population, et assiste le développement et le progrès des machines, est essentielle à la sécurité nationale et à la prospérité.


Pour arriver à cette conclusion, Hamilton rejette la vision du monde selon laquelle la richesse est mesurable à l'aune de la possession de la terre ou des métaux précieux (y compris les espèces), ou même à l'aune du pouvoir sur les autres nations. Au contraire, la richesse de la nation est tributaire du développement physique économique de la nation, y compris, et surtout, les capacités intellectuelles de sa population pour mener à bien ce développement, toujours plus efficacement. Dans sa liste des raisons pour lesquelles les manufactures doivent être promues, Hamilton exprime sa conviction de la façon la plus crue, quand il écrit: " Chérir et stimuler l'activité de l'esprit humain, en multipliant les objets de l'entreprise, ne sont pas parmi les moins importants des moyens, par lesquels la richesse d'une nation peut être renforcée ". 


L'argument de Hamilton porte directement sur la question du capital, qui est nécessaire à l'établissement des manufactures et d'une agriculture de pointe. Sous l'égide du Système Britannique de Smith, les classes de la société qui ont eu l'heur d'amasser des capitaux, que ce soit par héritage, par le vol, ou par toute autre manière, ont virtuellement toute licence de les exploiter à leur profit. Hamilton insiste sur le fait que le gouvernement doit entretenir les conditions pour encourager et créer du capital, aux fins supérieures que sont le bonheur et la sécurité de la population.


Tout en discutant des pouvoirs du gouvernement fédéral pour encourager les industries nécessaires, et des améliorations permanentes nécessaires à apporter aux infrastructures, dans la dernière partie du Rapport sur les manufactures, Hamilton, l'un des auteurs de la Constitution, énonce clairement le concept du Bien-Etre Général:


" L'expression « Bien-Etre Général » porte assurément en elle plus que celles qui l'ont précédées dans ce qu'elles exprimaient ou importaient ; autrement de nombreuses exigences influant sur les affaires d'une nation auraient été abandonnées faute de provision. Cette expression est aussi compréhensible que tout ce qui pourrait avoir été utilisé, parce qu'il ne convenait pas que l'autorité constitutionnelle de l'Union, ajuste ses revenus à quelque chose de plus étroit que le « Bien-Etre Général » et parce que cela englobe nécessairement une grande variété de détails, qui ne sont susceptibles ni de spécification, ni de définition.

Il est donc nécessaire de laisser à la discrétion de l'Assemblée législative nationale, de se prononcer sur tout ce qui touche au Bien-Etre général, et pour lequel, en vertu de cette description, une affectation d'argent est nécessaire et appropriée. Et il semble n'y avoir aucune place quant à un doute pour que tout ce qui concerne les intérêts généraux de l'apprentissage de l'agriculture ou des manufactures et du commerce soit dans la sphère du Conseil national dès que cela exige une affectation d'argent."

 

C'était pour être capable de créer du capital - qui serait utilisé pour produire la croissance économique physique - que Hamilton initia ses deux premiers rapports officiels, le Rapport sur le crédit public (1790), qui a conduit à l'hypothèse des dettes de guerre d'Etat, et le second Rapport sur le crédit public, communément appelé le Rapport sur la Banque nationale (1790). (...). Plutôt que de compter sur ceux qui ont déjà accumulé des richesses, principalement étrangers au moment de la Révolution américaine, Hamilton propose de centraliser la dette de la nation sous le gouvernement fédéral, de l'utiliser comme une base pour le crédit. Il expose les moyens de l'utiliser dans sa proposition de Banque nationale, qui précise comment elle conduirait à « l'augmentation du capital actif ou productif d'un pays ». Hamilton n'était pas intéressé par l'augmentation de trésor de la nation en or ou argent, qu'il a appelé « dépôt mort », mais dans la création de richesse économique physique.


En somme, Hamilton a fait valoir qu'une banque nationale, liée intimement à la dette nationale par le gouvernement, contribuerait à cimenter la nation, et à servir de pépinière pour la richesse nationale.


On comprend rarement combien ce concept diffère de celui du secteur bancaire national dans les pays d'Europe, en particulier de la Banque d'Angleterre en Grande-Bretagne, mais la différence, comme le comprend au moins un éminent écrivain sur Hamilton, Prof. Forrest McDonald, est profonde. Car, alors que la Banque d'Angleterre, qui a certaines similitudes superficielles à ce que Hamilton propose, fonctionne pour fournir des fonds au gouvernement et le contrôler, la Banque de Hamilton des États-Unis a été explicitement, et effectivement, consacrée à fournir le capital pour l'industrie et la croissance du secteur agricole de la nation, y compris en fournissant des fonds pour le développement de l'infrastructure nécessaire à la croissance.


 

Hamilton, comme Leibniz et Colbert avant lui, a compris la nécessité pour la nation d'assurer l'investissement dans le progrès technologique, pour l'amour du bien-être de sa population, la véritable source de richesse. Le bien public est l'objectif du Crédit public. Les forces hamiltoniennes n'ont pas réussi à mettre en œuvre son programme dans son ensemble, et certainement pas de son vivant. Mais, il faut souligner que ce programme est intégré dans la Constitution américaine elle-même, où le principe de soutien à travers le contrôle du Crédit public du Congrès sur la monnaie, et par la responsabilité du Bien-Etre Général, est clairement énoncé, et attend seulement d'être mis en œuvre, une fois de plus.


Conclusion : Keynes ou Hamilton ?

Si vous ne l'avez pas compris, il esiste deux différences fondamentales entre John Maynard Keynes et Alexander Hamilton:

  1. John Maynard Keynes privilégie une politique visant à satisfaire la demande sur des bases de production existantes. Alexander Hamilton privilégie une politique de l'offre. Pour Keynes, il faut augmenter l'activité pour satisfaire les besoins actuels. Pour Hamilton, il s'agit de privilégier l'avance technologique pour créer de nouveaux besoins : pour comprendre cela, il suffit de rendre visite au Musée de l'Histoire Américaine sis Constitution Ave. et 14th Street NW, Washington DC (en plus, la visite est gratuite) pour vous rendre compte de ce que désigne le mot offre. Ne vous en privez surtout pas, c'est gratuit et quelque part, parfois tellement naïf.

  2. John Maynard Keynes n'hésite pas à créer de la dette pour finalement quelque chose d'inutile. Alexander Hamilton, pour rembourser les dettes, n'hésite pas à créer des crédits sur le notionnel de la dette : il sait très bien qu'au bout de quelques années, du fait des besoins qu'il aura créés, en augmentant la productivité (c'est un aspect qui est peu développé dans l'article de Nancy), il récupérera au centuple via les taxes et autres impôts les sommes dues à l'étranger. Pour les jeunes Etats-Unis, c'était loin d'être une sinécure.

Alors, aujourd'hui, je pense que le problème de la dette que nous pouvons connaître n'est pas aussi vital que ce qu'il a pu être pour les jeunes Etats-Unis... ou pour l'Allemagne au sortir de la Deuxième Guerre Mondiale. Konrad Adenauer, en créant le KreditAnstalt für Wiederaufbau appliqua en fait une politique hamiltonienne, pas keynésienne comme je peux l'entendre parfois.

Je vous rappelle mes propositions pour la situation actuelle Une solution humaniste à la crise de la dette

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 


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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 20:28

Dans mon article Le plan B pour l'Europe je rappelai qu'une réunion entre le G7 et le FMI le 11 avril 2008 avait permis de dégager les décisions suivantes :


1.    La révélation volontaire par les banques de leurs expositions aux risques, les dépréciations d'actifs et leurs estimations à la "juste" valeur des instruments complexes et "illiquides" qu'elles détiennent, et ce sous cent jours

2.    L'IASB doit améliorer les standards de comptabilisation.

3.    Les banques doivent renforcer leurs pratiques de gestion des risques et (revoir la réalité de) leurs bases de capitaux propres (..).

4.    Le Comité de Bâle d'ici à juillet 2008 doit réviser ses lignes directrices en matière de gestion du risque de liquidité et l'OICV doit réviser les éléments clés de son code de conduite pour les agences de notation.


Et je rajoutai: " De qui se moque t-on ? Il est clair que les banques et autres institutions financières ne peuvent développer un avis indépendant au service de tous. Seul l'Etat a la capacité de développer les ressources nécessaires pour effectuer un audit des actifs et passifs réels, en toute impartialité."

Alors quand je vois le cinéma que nous ont montré ce Week-End et l'actuelle patronne du FMI (qui a participé en tant que ministre des finances français à cette fameuse réunion du 11 avril 2008), Mme Christine Lagarde qui demande une recapitalisation des banques, et l'actuel Président de l'IASB, M. Hoogevorst qui prétend que les banques européennes n'ont qu'un problème d'illiquilidité, en ce qui concerne les engagements de l'endettement de la Grèce, je suis obligé de constater qu'aucun des points du plan d'action cité plus haut n'a été rempli, notamment les points 2 et 4 ; sinon, comment des gens si intelligents sauraient-ils avoir des interprétations si différentes ? ... ce qui donne beaucoup plus de reflets à mes remarques !
Alors, encore un petit effort : reconnaissez enfin que l'actuel système financier est définitivement mort: on voit que les rats quittent le navire. Il faut en reconstruire un valable, basé sur l'esprit de la souveraineté de chaque individu.
A l'heure où l'on voit l'émergence de nouvelles puissances, il nous faut construire un nouveau Bretton-Woods, un Bretton-Woods qui unira l'humanité dans tous ses projets de développement.

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