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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 22:09

Ainsi que je l'avais soupçonné dans mon premier article DSK : cui bono ? il apparaît ce jour que l'accusation est pour le moins fragile. D'ailleurs, je n'ai même pas entendu ce soir tonner les canonnières de la Marine !

 

Cette entrevue imprévue qui s'est tenue à 11h30 ET (17h30 à Paris) a permis à DSK de recouvrer sa liberté de mouvement, certes sur les USA seulement, mais qu'ils sont grands ! Cette audience a eu lieu à l'initiative du procureur général, et non pas à la demande de la Défense. Depuis son incarcération, Christine Lagarde a été élue à sa place à la tête du FMI et elle a émis le souhait de s'entretenir longuement avec lui, pour discuter des dossiers en cours. Je crois savoir que au G8, DSK devait présenter un rapport concernant la spéculation financière. Les minutes du G8 ne comporte pas de mention d'un tel rapport. Espérons que s'il existe, Christine Lagarde se fera fort de le présenter au G20.

 

Le fond de l'affaire sera abordé le 18 juillet prochain. La liste des candidatures aux primaires au PS sera close le 13 juillet.

 

Bien que bayrouiste invétéré, j'avais l'intention de participer aux primaires du Parti Socialiste, pourvu que la déclaration d'intention - et dont je n'ai pas encore pris connaissance - n'aille pas contre mes convictions les plus profondes. Je pense que cela ne devrait pas poser de problème, dans la mesure où Jean Jaurès et son disciple Léon Blum font partie de mon Panthéon aux côtés de Charles de Gaulle, Jean Monnet ou Jean Moulin.

 

Aussi, si souvent DSK présente des idées mondialistes totalement contraires aux miennes, il n'en reste pas moins qu'il reste un véritable homme de bonne volonté d'une redoutable intelligence, même si son intelligence ne l'a pas empêché de commettre une grave faute : quand on se prépare à quelque élection que ce soit, on ne reste jamais seul ! Pour être resté quelques heures seul, il paie un prix énorme.

 

Aussi, je souhaiterais que le PS repousse au moins d'une semaine - au 20 juillet - la date limite du dépôt des candidatures aux primaires. Ce ne serait que justice. Si le PS ne prend pas cette décision, je ne participerai pas aux primaires du PS.

 

C'est dit !

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 13:13

 

 

 

La crise: mise en perspective historique et solutions (draft)

 

par Bruno Lardoux, ingénieur

 

Paris, le 7 février 2011

 

 

"La globalisation est une folie inventée par une bande d'hystériques, une bande de déments, Illuminati, qui ont décidé dans les deux dernières décennies de diviser le monde en deux : l'Asie pour la production à bas coûts d'une part, les Etats-Unis et l'Europe pour la consommation d'autre part. Le résultat est que la situation a empiré pour ces derniers et finira également par empirer pour l'Asie. Ces mêmes Illuminati ont inventé la techno-finance, ont vendu les crédits hypothécaires, les ont packagés et les ont revendus à l'entour. On constate maintenant que tout cela a failli. La globalisation a échoué. La crise ne saura qu'empirer. (…) La solution ne réside pas dans un seul pays. Nous pensons à un accord entre les grandes nations, comme celui de Bretton Woods: un nouveau Bretton Woods."

 

Giulio Tremonti, ministre italien des Finances,
Raidue le 6 mars 2008.

 

Introduction

Si on analyse les réactions actuelles à la crise des Etats, et notamment celle de la Grèce, on ne peut que faire un parallèle avec la crise de 1929 et qui s'est manifestée en Europe à partir de 1931.

De Hoover à FD Roosevelt (1929-1941)

1929: crise de Wall Street

Hoover fraîchement élu ne pense qu'à renflouer les banques et autres institutions financières, en appliquant un plan d'austérité jamais vu jusqu'alors. Résultat, le chômage s'élève à 25% de la population active quand FD Roosevelt entre en exercice.

 

En arrivant au pouvoir en 1933, FD Roosevelt ordonne à la Commission Pecora de déterminer les responsabilités quant à l'éclatement de la Bulle en 1929 et aux mécanismes de réponse à la Crise qui ont amené tant de précarité dans le pays. La conclusion est de renouer avec une politique de crédit à l'infrastructure économique de base de style hamiltonien (ce qui donne le New Deal à partir de 1934)[1]. L'autre conclusion est la séparation drastique des banques de dépôt, banques d'affaires et compagnies d'assurances. Le gouvernement des Etats-Unis suspendit pendant une semaine les activités de tous les établissements bancaires des Etats-Unis pour déterminer la réalité de leurs actifs et de leurs passifs. Nombreuses furent les banques fermées à cette époque, celles-ci ne possédant que des titres sur des dettes insolvables. Ces dettes furent tout simplement effacées. Mais, dans le même temps, les dépôts et crédits des particuliers et des entreprises participant à l'économie réelle furent sauvegardés, ce qui permit le redémarrage de l'économie réelle. Quand les japonais frappent Pearl Harbor en décembre 1941, le chômage ne se mont plus qu'à 10% de la population active (soit une baisse de 15% sur 7 ans !) tandis que la construction d'infrastructures (Tennessee Valley Authority par exemple) a renforcé considérablement l'appareil industriel américain, grâce auquel les Etats-Unis vont pouvoir faire face au Victory Program piloté de fait par Jean Monnet.

 

Les mêmes politiques d'austérité seront appliquées par les gouvernements Brühning en Allemagne et Laval en France. Une brève interruption sera exercée par le Front Populaire, Léon Blum s'attachant à appliquer le plan rooseveltien en cours. Des manœuvres de bas étage l'écarteront bien vite du pouvoir au profit de Daladier à l'immobilisme pathétique.

Après la Guerre

En 1945, en complément du dispositif Glass-Steagall, la Conférence de Bretton Woods établit la parité fixe des monnaies entre elles basées sur le dollar, lui-même rattaché à l'Or.

 

La conjonction de ces dispositifs, permit une croissance sans précédent (les Trente Glorieuses). En France, au travers de l'institution du Plan par C. de Gaulle et Jean Monnet, avec Louis Armand et Jacques Rueff, une politique de crédit à l'infrastructure économique de base (agriculture, énergie, transports, aérospatiale, énergie) fut mise en œuvre avec les résultats que l'on sait: le plein emploi accompagné d'une élévation du niveau de vie comme jamais vu auparavant en France

 

De même, en Allemagne, Konrad Adenauer renégocia le remboursement des réparations dues par l'Allemagne au titre des deux guerres mondiales. Il obtint que ces réparations ne seraient remboursées que sur les profits tirés des exportations allemandes. Pour aboutir à ses fins, il plaça le montant des réparations dues auprès du Kreditanstalt für Wiederaufbau (littéralement administration du crédit pour la reconstruction), qui émit là aussi les crédits nécessaires à destination de l'infrastructure économique de base avec une particularité: l'investissement massif dans les industries de machines-outils à très forte valeur ajoutée, machines-outils destinées notamment à l'exportation. Là encore, plein emploi, forte élévation du niveau de vie et fin du remboursement des réparations en 1982.

 

Mais, pendant tout ce temps, des cercles financiers cherchent à tout prix à faire tomber ce système de crédits, au profit d'un système basé sur l'exploitation des dettes. C'est la grande époque d'expansion de Milton Friedman et de ses sbires de l'école de Chicago.

15 août 1971:

Alors qu'une simple dévaluation du dollar vis-à-vis de l'Or eut suffi, Nixon met fin au système de Bretton Woods de parité fixe entre les monnaies, en prononçant la désindexation du dollar. Ceci eut pour résultat d'obliger les industriels à se protéger des risques de change en investissant sur les premiers produits dérivés: pour la première fois depuis, la guerre les entreprises devaient consacrer leur trésorerie à autre chose que leur corps de métier.

3 janvier 1973:

L'article 25 de la loi 73-7, dite loi Pompidou-Giscard, qui stipule que «Le trésor public ne peut-être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France», oblige de fait l'Etat à contracter des emprunts auprès des banques, avec tous les alea que cela comporte, notamment en ce qui concerne les taux d'intérêt. Tout projet d'équipement infrastructurel à long terme manque dès lors de visibilité. De fait, ces investissements diminuent immédiatement de façon considérable. Les grands projets sont abandonnés les uns après les autres, l'abandon de la politique aérospatiale étant le marqueur définitif de cette déchéance. Après les Trente Glorieuses les Trente Piteuses se mettent en place: augmentation quasi-continue du chômage, diminution du niveau de vie réel (là où dans les années 60, un salaire suffisait dans le ménage, il en faut maintenant deux), explosion des déficits: entre 1979 et 2006, la dette publique est passée en euros constants, après prise en compte de l'inflation, de 279 milliards (soit 21% du PIB) à 1150 milliards (soit 64% du PIB). Cette phrase sibylline reprise sous une autre forme par l'article 104 du Traité de Maastricht, a fait plus de mal à l'économie que les deux chocs pétroliers. Notons que de telles mesures furent aussi prises dans beaucoup d'autre pays, à commencer par l'Allemagne, qui vit les capacités .

Octobre 1987:

Pour conjurer le krach, Alan Greenspan ouvre tout grand les vannes de la Réserve Fédérale. Cela va alors être l'orgie des banques, hedge funds qui spéculent à tout va sur des produits dérivés, puis des dérivés de produits dérivés, puis des dérivés de dérivés de dérivés, tous construits sur du vent, sans que rien ne semble pouvoir les rassasier.

1992:

Le plan Delors pour la reconstruction de l'infrastructure de l'Est avec l'établissement de liens de transports avec l'Ouest en vue de l'intégration accélérée des pays de l'Est à l'Europe est recalé par les parlements occidentaux, car non compatible avec les critères de Maastricht (les fameux 3% de déficit des budgets nationaux). Ce rejet aboutit à la stagnation du niveau de vie dans les pays de l'Est, ceux-ci offrant en revanche une compétitivité impossible à supporter par les pays de l'Ouest.

5 décembre 2009:

Ceci pousse Maurice Allais (le seul Prix Nobel d'Economie français) à écrire dans Marianne daté du 5 décembre 2009 (n°659):

"Les grands dirigeants mondiaux préfèrent (…) tout ramener à la monnaie, or elle ne représente qu'une partie du problème. Crise et mondialisation: les deux sont liées. Régler seulement le problème monétaire ne suffirait pas, ne réglerait pas le point essentiel qu'est la libéralisation nocive des échanges internationaux. Le gouvernement attribue les conséquences sociales des délocalisations à des causes monétaires, c'est une erreur folle.

 (…) Alors que les fondateurs du marché européen à six avaient prévu des délais de plusieurs années avant de libéraliser les échanges avec les nouveaux membres accueillis en 1986, nous avons, ensuite, ouvert l'Europe sans aucune précaution et sans laisser de protection extérieure face à la concurrence de pays dotés de coûts salariaux si faibles que s'en défendre devenait illusoire. Certains de nos dirigeants, après cela, viennent s'étonner des conséquences !"

Constats et objectifs

Depuis la crise de 2008, le G20 s'est contenté de mettre en place un plan de renflouement des banques, alors que l'on devrait mettre en place un programme d'équipement plus ambitieux encore que celui de Jacques Delors en 1992, de façon à écraser, en Europe au moins, les disparités criantes de compétitivité entre l'Est et l'Ouest, en favorisant une augmentation substantielle des pouvoirs productifs et d'achat à l'Est.

 

Les Banques ont bénéficié d'énormes apports de la part des états qui ont creusé encore le trou des dettes publiques. Les banques, grâce à leurs structures conglomérées ont de nouveau massivement investi sur les marchés purement financiers, ce qui leur a permis de rembourser ces apports en moins d'une année. Dans le même temps, seule une infime partie de ces apports a été allouée aux crédits à l'économie physique réelle. D'autre part, lorsqu'elles paient un intérêt de 1% sur les crédits accordés par la BCE, elles prélèvent un intérêt compris entre 3 et 4% sur les prêts qu'elles accordent aux états pour le renflouement de leurs dettes publiques qui ne cessent ainsi de se creuser.

 

Aujourd'hui, je ne me fais plus d'illusion: le système financier international est arrivé au bout du bout. Les états ne sont plus capables de faire face à leurs dettes. On doit les recycler d'une façon similaire à celle d'Alexander Hamilton et les états souverains de l'Eurogroupe doivent imposer leur avenir et le bonheur de leurs citoyens aux institutions financières.

 

La semaine dernière, la FCIC (Financial Crisis Inquiry Commission) a reconnu dans son rapport emmené par Phil Angelides que l'abrogation de la loi Glass-Steagall en 1999 avec le concours de la politique de Alan Greenspan et de Ben Bernanke, à la tête de la Fed, d'émission monétaire était bien à l'origine de la crise monétaire et financière que nous vivons aujourd'hui. D'autant plus que la loi de modernisation des marchés à terme pour les produits de base en décembre 2000 accéléra le développement de l'utilisation des produits dérivés de gré à gré, par leur légalisation. Ce rapport ne contient pas de conseils de directives comme sut le faire la Commission Pecora en 1933, directives sur lesquelles est appuyée la législation Glass-Steagall.

 

Ne faisons pas comme Trichet qui lorsqu'on lui parle de la loi Glass-Steagall, annone invariablement "c'est une loi américaine" et appliquons la enfin, après avoir purgé les banques de tous leurs produits pourris. Après tout, avant BNP Paribas, il y avait la BNP banque de dépôt et la Banque de Paris et des Pays Bas, banque d'affaires.

 

Il faut ainsi revoir le Traité de Maastricht et les suivants pour mettre en place ce qu'aucun traité n'a prévu de mettre en place aux côtés de la BCE et des banques centrales: des institutions de crédit destinées à recycler les dettes publiques au bénéfice de l'émission de crédits à destination de l'infrastructure économique de base.

 

Car, seule l'activité de l'Homme compte pour nous. Cette activité doit nécessairement conduite dans le sens du progrès de chaque individu souverain au bénéfice de toute l'Humanité.

 

Je suis convaincu que sera à coup sûr élu en 2012, celui qui proposera un tel programme et affichera le courage nécessaire à sa réalisation.

Propositions quant à l'organisation

D'abord, nous devons considérer que les progrès réels de l'Humanité ont été gelés pendant quarante ans. Par "gelés", j'entends qu'aucune avancée scientifique majeure – sinon peut-être la connaissance du génome – n'a été effectuée depuis 1971.

 

Les seules améliorations que nous avons connues depuis ne sont que des améliorations technologiques. Aucune découverte scientifique majeure tant dans le domaine de la physique ou de la chimie n'a été effectuée depuis quarante ans. Pire, quand on a essayé, on a sabré les crédits (c'est le cas des moteurs spatiaux nucléaires proposé par JFK le 25 mai 1961) ou par ce que j'appelle la "terreur verte" (ce qui est la cas pour Superphénix).

 

Ces abandons sont le fait d'une politique qui consiste à faire croire que le monde est limité. Ce qui a conduit Henry Kissinger, en tant que Secrétaire d'Etat, à écrire le NSSM 200 (National Security Study Memerandum 200) dans lequel il insiste sur l'inévitable concurrence des états émergents dans l'accès à des matières premières préexistantes, faisant ainsi planer une menace sur la sécurité des Etats-Unis. Or, les bases sur lesquelles a été construit ce rapport étaient déjà fausses: à ce jour, nous aurions dû déjà consommé toutes les ressources pétrolières. Il n'en est rien puisque l'on nous annonce aujourd'hui encore cinquante années de réserves en prenant en compte l'évolution des BRIC, tout cela étant dû au développement de la technologie. Partant, on doit considérer que seul le génie humain a su utiliser les potentialités de cette matière première, au-delà de sa simple utilisation comme huile d'éclairage comme le faisait les émirs d'Arabie, là où il suintait naturellement.

 

Le Monde est illimité, du fait de la capacité intrinsèque de chaque être humain à assumer sa liberté et sa capacité de création, l'une ne sachant être accompagnée de l'autre. D'où tout le poids que nous devons accorder à l'enseignement de nos enfants.

 

Maintenant, considérant que l'Humanité n'a fait aucun progrès qualitatif depuis quarante ans, nous proposons les mesures suivantes, sur les plans monétaire et financier pour l'Eurogroupe:

 

  1. L'abrogation définitive de la loi 73-7 et ses avatars de Maastricht, pour rétablir le contrôle des gouvernements quant à la destination des crédits nécessaires au développement de l'économie.

  2. Ce qui passe bien évidemment, au niveau de l'Eurogroupe, par l'institution d'un Trésor Européen aux côtés de la BCE, pour faire en sorte que le Trésor commande la création de crédits à la BCE.
  3. Ce Trésor de l'Eurogroupe comme la BCE devront être ainsi relayés au niveau de chaque Etat par un Trésor National et une Banque Nationale, dans les règles applicables du principe de subsidiarité, dans les limites des exigences de l'Eurogroupe.

  4. Un véritable gouvernement économique au niveau de l'Eurogroupe doit ainsi être mis en place; ce gouvernement ne saurait être dépendant de la Commission Européenne, ni de toutes les institutions réunissant les 27; Elle ne saurait être redevable qu'envers les citoyens souverains formant l'Eurogroupe.

  5. Ce gouvernement doit ainsi s'affranchir définitivement des politiques erronées du libre-échange total et sans partage. Ce gouvernement a ainsi pour tâche principale le développement de l'Humanité tout entière, selon le principe que chaque être humain a le droit à la recherche du bonheur, selon la définition de Leibniz, tel qu'il est inscrit dans la Déclaration d'Indépendance des Etats-Unis d'Amérique[2].

  6. Ce gouvernement humaniste doit être élu par chacun des citoyens souverains des Etats constituant l'Eurogroupe.

  7.  Ce gouvernement devrait alors prendre un certain nombre de décisions, sous l'autorité des Chefs d'Etat de l'Eurogroupe, et eux seuls:Gel pendant quarante ans de la dette des Etats.

  8. Gel pendant quarante ans de la dette des Etats: depuis quarante ans, les institutions bancaires et financières ont de fait diminué la richesse réelle de nos citoyens au point que ce qui paraissait inimaginable quand l'Homme posait le pied sur la Lune est finalement devenu réalité. Quand dans les années 70 un seul salaire d'ouvrier suffisait à assumer les besoins de sa famille, aujourd'hui le salaire de deux cadres moyens n'y suffisent pas.

  9. Il s'agit de mener une négociation avec les créanciers: soit, vous êtes d'accord pour négocier sur une base de 2% pendant quarante ans, avec possibilité de remboursement anticipé, soit vous n'êtes pas d'accord et je vous vire. Cette négociation est bien sûr menée au nom de notre souveraineté: aucun Etat ne saurait se comporter tel un simple ménage, la fonction régalienne suprême d'un Etat étant d'accorder le droit à la recherche du bonheur à chacun des êtres humains le constituant. Dans cette négociation, on devrait éliminer les intérêts des prêts accordés par les banques au seul titre du remboursement des prêts antérieurs.

  10. Les créanciers ainsi reconnus doivent exclure de leurs activités, toute activité off-shore et toute activité de gré à gré sur des produits dérivés.

  11. Un audit à mener par les Etats doit s'assurer de la viabilité financière de ces institutions bancaires et financières; les conclusions de ces audits doivent assurer cependant la viabilité des comptes des personnes physiques et morales, dès lors que leurs positions ne résultent pas d'opérations illégales. Aussi, peut-on envisager, au moins à titre temporaire, la nationalisation des institutions bancaires et financières.

  12. Sur l'actualisation des conclusions de ces audits, le rafraîchissement des règles posées par le Glass-Steagall. Il me semble néanmoins nécessaire de séparer définitivement les activités de banques de dépôts et de crédit, de celles des banques d'affaires et de celles des d'assurance.

  13. La création d'une politique de crédit à destination de grands projets transeuropéens visant à recycler les dettes actuelles des états constituant l'Eurogroupe, sur la base du gel proposé. Ces crédits seraient dépensés pendant les vingt premières années à la construction de nouvelles infrastructures, qu'elles soient terrestres ou extra-terrestres, cette période devant permettre le développement de nouvelles machines-outils basées sur des principes physiques encore insuffisamment exploités, sinon inexplorés (par exemple les torches à plasmas). La récupération de la TVA, notamment sur l'exploitation des infrastructures construites devrait permettre de rembourser dans les vingt dernières années le remboursement final de la dette.

  14. Pour satisfaire ces exigences, la création d'une politique de crédit à destination des universités et autres grandes écoles pour la création d'une élite scientifique vouée à la création. Cette opération s'opérant sur une période de quarante ans, une part importante de ces crédits devraient ainsi être convertie pour assurer l'enseignement de nos enfants, disons, pendant les vingt prochaines années. Il s'agit d'augmenter les capacités de nos enfants, sans lesquels nous ne pourrons pas aller au bout.

  15. Ce gouvernement économique européen a pour tâche de protéger l'Eurogroupe de toute distorsion de compétitivité. Ainsi doit-il mettre en place les mesures jugées nécessaires pour préserver l'emploi dans les pays le constituant.
  16. Le gouvernement économique européen doit être investi pour le développement de toute l'Humanité. Sa puissance de crédit doit lui permettre d'aider les Etats amis pour leur développement infrastructurel de base. Son champ d'action s'étend ainsi au Bassin Méditerranéen, plus généralement à l'Afrique et à l'Asie du Sud-Ouest, en n'oubliant jamais dans son humanisme que tout être humain à le droit à la recherche du bonheur.

 

Projets à privilégier

Dans cet article, je vais commencer par ce qu'il ne faut pas faire. D'abord commençons par le concept fumeux d'énergie renouvelable. Où l'on voit que NKM est indigne de son titre d'ingénieur, du mains pas dans le sens proposé par Lazare Carnot, Gaspard Monge et Prieur de la Côte d'Or quand ils fondèrent l'Ecole Polytechnique : "Elever chaque être humain à la dignité d'homme". Je note d'ailleurs que l'un des slogans en français utilisés au Caire ces derniers jours, après "Dégage" fut "Liberté, Egalité, Dignité".

 

Dans les faits, dans la tradition des pères fondateurs de notre République, qu'est-il plus indigne que de développer des solutions éoliennes et photovoltaïques, quitte coûte que coûte à les financer au-delà de la raison ?

Leur simple production et installation présentent en effet un bilan énergétique déficitaire: jamais, aucune de ces machines ne saurait produire autant d'énergie qu'elle ne saurait en produire pendant son existence si on se base sur leur MTBF (Mean Time Before failure, ce qui veut dire temps moyen avant inopérabilité) , un MTBF qui, au moins pour le photovoltaïque ne saurait intrinsèquement être augmenté indéfiniment. Ce qui fait de ces sources d'énergie des sources nécessairement entropiques.

 

Sur l'exploitation optimale de l'énergie solaire, vaut mieux faire confiance à la chlorophylle pour refroidir l'atmosphère: n'avez-vous jamais remarqué que en sautant de votre voiture garée sur un asphalte surchauffé un jour d'été, en sautant dans la prairie adjacente, vous connaissiez une sensation subite de "frais" ? Alors débarrassons-nous définitivement du photovoltaïque, sinon comme appoint posé sur les toits, mais sans subventions innutiles.

 

De même, pour l'éolien, j'ai calculé la surface nécessaire occupée pour produire, avec les conditions optimales de vent la même puissance qu'une seule tranche nucléaire de 1 GW. Cela occupe une bande de 10 km2 ! Encore une fois : énergie entropique si on prend en compte le fait des coûts d'entretien, l'irrégularité des vents qui font que lorsque l'on en a le plus besoin, les éoliennes ne sont d'aucune utilité : en effet, dans nos régions, quand il fait vraiment froid, il n'y a pas de vent !

Il nous faut donc une énergie stable dans le temps et disponible 24h/24.

 

D'où le nécessaire développement du nucléaire, sous plusieurs formes:

 

  1. Construction de nouvelles tranches EPR pour faire face au développement de notre démographie (dans les vingt à trente ans, nous attendons sur notre territoire une population supplémentaire équivalente à la population actuelle de l'Ile de France !)
  2. Relance de Superphénix : intrinsèquement, il augmente d'un facteur 100 l'utilité des réserves connues d'Uranium (U) et de Plutonium (Pu) ; mais en même temps d'autres géométries pourraient permettre par transmutation l'assimilation des déchets nucléaires les plus dangereux
  3. Utilisation à outrance de la filière MHTGR développée en Allemagne par Siemens: il n'existe pas de meilleur vecteur pour la production d'eau douce autour de la Méditerranée, par dessalement de l'eau de mer.
  4. Développement des filières Thorium, déjà privilégiées par la Chine. Pour rappel, le Thorium est beaucoup plus présent dans le Monde que ne l'est l'U/Pu, une des plus grandes réserves se trouvant en Afghanistan !
  5. Pour la conquête de Mars, étude de la possibilité d'utiliser le He3 disponible en grandes quantités à la surface de la Lune, pour son utilisation par des moteurs thermonucléaires à construire sur la Lune pour la conquête de Mars.

J'ai déjà décrit beaucoup d'autres projets dans de précédents écrits. Je les rappellerai ici, en les complétant.



[1] Si vous avez la chance de vous rendre un jour à Washington DC, USA, ne manquez pas de visiter le National Museum of American History sis au carrefour de Constitution Avenue et de 14th Street. Lors de votre visite, vous comprendrez certainement ce que je veux dire par là. Et, en plus, c'est gratuit !

[2] Pendant les discussions pour constituer les Etats-Unis d'Amérique, ce principe a été disputé au profit du droit à la propriété établi par John Locke. Il a fallu quand même attendre JFK pour que ce principe soit définitivement établi avec l'abrogation des lois de ségrégation encore en vigueur dans certains des Etats de l'Union. Ainsi que je le dis souvent, les USA sont le fruit des penseurs européens républicains, dont Leibniz ou E.A.Poe et beaucoup d'autres. La construction d'une Europe Unie sur le modèle des Etats-Unis est impossible, du simple fait de la disparité des cultures qui se sont pourtant unies pour créer une nouvelle culture proprement américaine. Le défi est maintenant d'inventer quelque chose d'autre en Europe obéissant à nos propres cultures tout en les unifiant dans un but commun. Peut-être est-ce là notre Nouvelle Frontière.

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 14:06

Il y a quelques jours, un de mes amis facebook a attiré mon attention sur un article paru dans le Quotidien du Peuple http://chine.aujourdhuilemonde.com/une-solution-chinoise-pour-le-fmi. signé par Zhou Shumu, chercheur adjoint du Centre d'échange économique international de Chine.

 

Enfin quelqu'un qui se pose les bonnes questions !

 

Il est certain que depuis la disparition de la parité des monnaies en 1971 et l'abandon du Glass-Steagall en 1999, on ne comprend pas bien à quoi servent les institutions nées des accords de Bretton Woods, à savoir la Banque Mondiale et le FMI, sinon fournir l'argent nécessaire au sauvetage des banques engluées dans leurs méga-profits ... rôle qu'avait très bien su assumer DSK, ainsi que le souligne cet éditorial du "quotidien du peuple".

 

Reconnaissons que depuis 1971 nous n'avons cessé de détruire nos économies, à un point tel, que nous sommes encore plus désarmés qu'en 1976 devant une sécheresse du même ordre de grandeur.

 

Encore une fois, les écolos ont tort : le réchauffement climatique n'a rien à voir avec une cause anthropique. Alors, oui renouons avec l'esprit de Bretton Woods, renouons avec l'esprit de parité des monnaies, qui consiste à ne laisser aucun être souverain au bord de la route, regardons vers l'avenir en ayant les yeux du futur et construisons un nouveau Bretton-Woods, un véritable Bretton-Woods II et non pas son succédané inventé par Sarkozy au travers du G20.

 

De ce point de vue, je suis complètement en accord avec les BRICs, même si je considère que la Chine, en particulier, doive vite convertir ses immenses réserves (3000 milliards USD) en projets infrastructurels dans le centre et l'ouest. Une dictature qui ne se préoccupe pas du droit à la recherche du bonheur de chacun de ses citoyens ne saurait perdurer, même si elle peut par quelques artifices prolonger son existence. La Chine est la seule dictature parmi les BRICs.

 

Je vous laisse entrevoir les conséquences d'une possible déstabilisation de la Chine. Je sais les chinois capables de comprendre ces problèmes, au point que ce pouvoir, pour persévérer a étudié de très près l'évolution de la fin de l'URSS. Cela a rendu ce régime extrêmement fort un temps. Mais ce régime arrive au bout du bout : il ne peut amasser une telle richesse sans la redistribuer à tous les citoyens chinois, pas aux seuls Han. Sinon, l'on va assister très vite à une possible désintégration de la Chine.

 

J'ajoute que je pense que le régime chinois est maintenant aux abois, au point d'espionner les comptes GMail de ses propres collaborateurs ! Soit ce régime relâche les rênes, soit il tire dessus encore plus.

 

C'est un danger que l'on ne retrouve pas en Inde, pays démocratique.

 

Mais je vous ai parlé de la Chine qui ne se préoccupe guère du droit à la recherche du bonheur de son peuple. Mais nous, occidentaux, en quoi nous en préoccupons-nous ? Nous ne vivons pas dans une dictature, mais dans un système oligarchique qui empêche tout développement humain. En quoi sommes-nous qualifiés pour donner des leçons à des pays qui ont une expérience démocratique sans doute souvent plus récente que la nôtre, mais qui ont une histoire souvent considérable, voire plus vieille ?

 

En effet, l'histoire d'une civilisation ne se mesure pas à la seule aune de son ancienneté, mais aussi à l'aune de sa vivacité. En cela l'histoire européenne est exemplaire : jamais en mille ans, une seule civilisation n'a fait autant de découvertes au point qu'elle a pu aller sur la Lune et inventer le génome. J'ai parfois l'impression que notre civilisation est fatiguée et a besoin de paresser et laisser le relais à d'autres.

 

Pour signer cet article, ce bref extrait du président JFK, ce Président tellement exemplaire que l'on a fini par l'assassiner. http://www.youtube.com/watch?v=5Pk87L7wbos&NR=1

 

link

 

C'est un court extrait de son discours du 12 semptembre 1962. J'avais alors un mois et demi et j'étais sans doute plus préoccupé par la recherche du sein maternel que par toute autre chose.

 

Mais si on remplace Moon (Lune) par March (Mars) sommes-nous capables de relever le défi ?

 

Ces quelques minutes du discours de JFK devraient suffire à nous faire nous rendre compte de combien nous sommes descendus ! Il y a tant à faire pour rétablir l'optimisme sur notre continent !... Le problème réside dans le fait que je ne cesse de le proclamer depuis vingt ans ! Le système de Bretton Woods permettait de telles aventures ; dois-je rappeler que tous nos outils sont nés de cette époque Apollo, l'humanité n'ayant fait depuis que d'améliorer les technologies existantes à l'époque ?

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 13:59

Je viens de prendre connaissance du rapport préliminaire du BEA daté de ce jour, 27 mai 2011.

 

Ce rapport est extrêmement factuel et se contente d'une traduction des données enregistrées par les boîtes noires. Ce rapport n'émet aucune hypothèse quant à l'origine de l'accident.

 

La caractère particulièrement brutal de l'accident me font maintenir mes hypothèses, telles que je j'ai pu les exprimer dans mon précédent article AF447 du 1er juin 2009: dans l'attente du rapport du BEA.

 

Bien à vous.

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 22:27

Dans l'attente du prochain rapport du BEA, (Bureau Enquêtes Accidents, Le Bourget, une émanation du Ministère des Transports)  je ne ferai pas d'autres commentaires. Mais, les dernières données qui ont filtré aujourd'hui dans la presse m'obligent à réagir.

 

Il y a deux ans, le vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris CDG le 1er juin 2009 fut  l'objet d'une disparition soudaine : sur les derniers messages de maintenance envoyés (ce sont des messages qui indiquent d'éventuelles pannes sur les équipements à vérifier lors de l'escale), on avait pu noter un gel des sondes pitot. Pour être technique, les sondes pitot servent à mesurer la pression statique et la pression dynamique qui sont présentées aux trois ADIRU (Air Data and Inertial Reference Unit) qui calculent les informations suivantes, également en cohérence avec les données acquises par les "gyros" qu'ils contiennent:

 

- le Mach (vitesse absolue par rapport à l'air)

- l'altitude

- la vitesse de descente et/ou de montée

- l'attitude de l'avion (angle d'incidence, roulis, tangage).

 

Toutes ces informations sont affichées dans le cockpit. Et pour avoir travaillé sur ces systèmes, je sais qu'il y a des messages de secours pour indiquer que la baro (c'est à dire l'information provenant des sondes pitot) est "HS" (F/W pour être technique). A partir de cela, l'intelligence des pilotes consiste à faire baisser l'attitude de l'avion de quelques milliers de mètres, histoire de réchauffer les sondes pitot, en se fiant aux dernières données connues. Les informations données par les instruments de secours, avec une bonne montre, en appliquant une attitude équilibrée sont suffisantes.

 

En aucun cas, une absence de baro stable ne saurait expliquer la chute de l'avion si soudaine.

 

Ce qui m'a immédiatement choqué dans cet accident, c'est le fait que l'on retrouve presque immédiatement les premiers corps, dont celui du commandant de bord, du chef de cabine des premières, asphyxiés et non pas noyés.

 

On ne savait rien. Mais, j'ai envoyé une première analyse à M.Jean Belotti et d'autres pilotes en Europe et aux Etats-Unis qui affirmait ceci : il est incompréhensible que l'on trouve le corps asphyxié du commandant de bord en plein milieu de l'océan alors que l'on n'a su localiser aucune partie du corps de l'avion, que ce soit le cockpit d'une part, ou l'ensemble du fuselage de l'avion portant les ailes.

 

Dès lors, j'émis deux hypothèses : soit la rupture du cockpit sous une attaque foudre hors du commun, séparant le cockpit de la cabine, soit la possibilité d'un attentat consistant en le dépôt d'une charge explosive à l'entrée de la soute équipement, située directement sous le plancher habité par l'équipage.

 

La validité de ces hypothèses me fut confirmée par ces pilotes émérites.

 

Les données qui ont commencé à filtrer ce jour, pourvu qu'elles soient confirmées par l'analyse du BEA, m'indiquent que c'est sans doute une de ces deux hypothèses qui doit être retenue : si on a pu mesurer une durée de quatre minutes, c'est que quelque part, la liaison entre le cockpit et le reste de la carlingue sont restés solidaires un certain temps, laissant penser à un problème vers le bas de l'avion, à la jonction des deux tronçons cockpit et fuselage... trou d'air, l'horreur pour ce qui ne sont pas attachés !

 

Ce ne sont que des hypothèses que j'ai, dès la découverte des premiers corps, enregistrées.

 

Je vois personnellement mal la foudre frapper dans la partie inférieure d'un avion.

 

Par contre, je demande au BEA de consacrer un chapitre dans son rapport quant à la possibilité d'un attentat, hypothèse qui fut d'emblée rejetée, sans doute pour des raisons politiques. On sait pourtant aujourd'hui l'origine des accidents de Lockerbie et de l'UTA au Tchad !

 

Je ne ferai pas d'autres remarques avant tout document émis par le BEA, même analyse préliminaire après première analyse des boîtes noires.

 

Mais un rapport qui tairait les distances constatées entre le rellevé des premiers corps et débris, en tenant également compte de la dérive des courants à cette époque, les distances existant entre les divers tronçons de l'avion, essentiellement entre le cockpit et le tronçon porteur des ailes serait à mes yeux nul et non avenu.

 

Cordialement,

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 15:48

 

Depuis ce matin, je suis gavé d'informations concernant l'affaire du jour : DSK se serait rendu coupable d'une agression sexuelle vis-à-vis d'une maid d'un des grands hôtels de New-York, le Sofitel, chaîne française qui plus est. Le tout arrosé d'un délit de fuite.

 

D'abord, je suis surpris que la police new-yorkaise ait pu si aisément se saisir de DSK dans un avion d'Air France à l'aéroport JFK. Je rappelle en effet qu'un avion, ou navire battant pavillon français est considéré comme territoire français. Sans doute y a t-il une convention adoptée depuis le 11 septembre, mais cela me choque.

 

Quant au fond de l'affaire : qui connait un tant soit peu le milieu politique, sait que DSK  est un chaud lapin et d'ailleurs, il ne s'en est jamais vraiment défendu. Mais ses manières avaient jusq'ici la réputation d'une certaine élégance telle celle  d'un Dom Juan. Je ne le vois pas dans un schéma d'agression avec violence.

 

De plus, même si je combats l'homme politique et ses idées, je ne peux faire injure à sa redoutable intelligence, qui lui aurait fait commettre ce crime, alors qu'il est embarqué dans la candidature à la Présidence et qu'il a déjà subi à ce titre des coups qui proviennent, n'en doutons pas, de l'Elysée.

 

Comme beaucoup de français, j'émets de sérieux doutes quant à la réalité des accusations dont il fait l'objet. D'autant que l'appel aux scandales sexuels est aux Etats-Unis une habitude de pratique politique. Vous rappelez-vous l'affaire Lewinski ?

 

Tout cela est nauséabond. Et ainsi que le disait François Bayrou, que ce soit une dérive impardonnable d'un responsable politique de premier plan, ou une pure barbouzerie, que celle-ci vienne de l'intérieur de notre pays, ou qu'elle vienne d'ailleurs (rappelons que DSK dirige le FMI et a à ce titre rang de chef d'Etat), cette affaire aura pour effet la dégradation de l'image des responsables politiques. Quand Le Pen est aux abois (d'ailleurs la Marine n'a pas tardé à faire tonner les canonnières) cela est dangereux.

 

Alors, faute de mieux, sachons raison garder et soyons vigilants à respecter la présomption d'innocence.

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 00:52

Chers tous,

 

Les plus affûtés d'entre vous savent que j'ai traduit le discours de JFK annonçant le 25 mai 1961, la conquête de la Lune dans un message spécial au Congrès (cf. JF Kennedy et la conquête de la Lune (25 mai 1961)

 

Nous approchons à grand pas du cinquantième anniversaire de ce discours qui a modifié toute notre organisation: même si le programme Apollo n'emportait pas tous les moyens avec lui, ces moyens mis à notre disposition après de multiples améliorations technologiques (je ne parle pas ici de percées scientifiques) ont transformé nos vies: sans Apollo, quid d'internet, quid des microprocesseurs, quid des écrans LCD, quid de nombreuses inventions dans les domaines d'isolation thermique, quid?

 

Pour la première fois de sa vie, j'ai fait entendre ce message à ma fille Emilie âgée de 16 ans et demi. Même si elle a dû se référer à ma traduction, elle s'est rendue compte de l'actualité du message. JFK met en effet l'Amérique au défi de remplir une tâche jusque là hors de portée, en insistant sur le fait que seulle l'Union de la Nation dans la réalisation de cet objectif permettra de l'atteindre.

 

Que dit-elle, ma fille, en effet ? On va dépenser de l'argent, comme peut-être on n'en a jamais dépensé, mais au bout il y aura quelque chose. Elle commpare cela évidemment avec les politiques actuelles qui demandent de plus en plus d'argent, mais qui ne créent rien. C'est à partir de cette inspiration que nous devons agir.

 

Aussi:

 

1)- vu le fait que JFK prévoyait un homme sur Mars en 1980 (ce n'est pas indiqué dans son discours, mais  prévu dans les jours qui suivaient son assassinat) ;

2)- vu le fait que son assassinat a empêché cette réalisation ;

3)- vu le fait de toutes les politiques monétaires mises en place depuis la conférence des Açores de 1971 ont systématiquement empêché de telles réalisations;

 

Nous exigeons l'instauration d'une nouvelle politique qui redonne espoir à l'ensemble de l'humanité.

 

A l'heure où les peuples arabes se libèrent, sur notre modèle de démocratie et de république, il convient de proposer un projet dépassant tout ce que nous occidentaux n'avons pu faire. En créant des structures trop rigides liées à l'Euro, nous avons manqué les défis posés par l'intégration des nations européennes libérées.

 

Ne renouvelons pas cette erreur.

 

Aussi, je propose ma personne pour prendre la direction d'une association de tous les hommes et femmes de bonne volonté qui voudront bien me rejoindre dans un projet viable - rappelons-nous les mots de JFK qui réclame un retour en bonne santé - et dont le but sera la conquête de Mars, sans passer par la folie de Mars Direct, basée sur l'utilisation de moyens "conventionnels" de propulsion.

 

Il s'agit en fait d'utiliser les moteurs nucléaires (nuclear rockets dont parle JFK dans son discours) conçus à l'origine par l'équipe entourant Krafft A. Ehricke. Les ricains nous ont bien pris les brevets entourant le Griffon pour faire leur SR71-A !

 

Par rapport au projet de JFK qui n'impliquait que l'Amérique, je souhaite que ce soit toute l'Europe républicaine qui s'empare de ce projet. Et au-delà de l'Europe, je souhaite que ce projet inclut aussi toutes les puissances orientales et méditerranéennes dès lors que leur statuts soient républicains. Il est raisonnable de penser que face à ce projet, les peuples européens encore enchaînés trouveront le goût de la liberté et se débarrasseront définitivement des dernières chaînes qui les entravent encore.

 

Bien à vous

 

 

Il faut donc aller sur Mars, pour effacer enfin cinquante années d'immobilisme.

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 00:52

J'ai choisi de changer le format de ce blog, pour lui imprimer une couleur plus locale et proche de mes idées, c'est à dire Orange.

 

Je reste pour ma part relativement circonspect et je ne suis pas certain de conserver cette mise en page.

 

Si vous pouviez me donner votre avis, pour ou contre, je changerai encore si il y a plus de contre que de pour.

 

Merci à vous tous.

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 14:38

Hier, tous les marchés de matières premières ont chuté.

 

Pour le barril de pétrole, cela représente une baisse instantanée de 10$ le barril; du jamais vu depuis au moins vingt ans. Dans le même temps, toutes les valeurs minérales ont été baissières ; dans le même temps, toutes les valeurs végétales - à commencer par le sucre et le blé - sont baissières.

 

Que cela veut-il dire, sinon que les marchés programment en fait un ralentissement de l'activité économique réelle. Ces marchés sont en fait en train d'entretenir la pénurie physiquement, en  pariant sur cette pénurie. Ces marchés qui contrôlent tout et dont le pas est emboîté par nombre d'idiots sont en train de parier sur une hausse fantastique de leurs bénéfices quand la pénurie alimentaire sera manifeste.

 

J'ai déjà dénoncé cela dans ma lettre à Sarkozy (cf. Lette à M.Sarkozy: devenez enfin humain ! ).

 

Il faut à tout prix empêcher cela.

 

Sinon, notre société risque d'en mourir. Cela ne vous rappelle rien ? Les conditions de 1789. Ou comment où ceux-là mêmes qui avaient organisé la pénurie se sont finalement emparés du pouvoir, étouffant dans l'oeuf tout ce qui avait suscité le sursaut de la France dans les pas de Mazarin et de Colbert, amenant finalement à la création de la véritable République des Etats-Unis.

 

Les marchés de matières premières sont dans les faits emmenés par des leaders qui décident, sinon de la pluie et du beau temps, mais des tendances des marchés qu'ils contrôlent. Ils savent en tous cas profiter de toutes les occasions pour amplifier les variations de cours sur les biens essentiels des êtres humains.

 

Hier, en décidant un véritable krach sur les matières prmières, ils ont en fait décidé que le temps des récoltes était venu. ils ont déclaré la guerre à l'Humanité pour renforcer leurs profits. Car ne doutons pas que dans quelques semaines, ils feront passer le message selon lequel, même si les problèmes d'approvisionnement ne sont pas catastrophiques, il est vrai néanmoins que l'activité humaine reponsable du réchauffement climatique a altéré les capacités productives agricoles, ce qui n'a, évidemment bien sûr aucun rapport avec la réalité. La Terre se réchauffe, certes, mais l'Homme est le seul facteur capable de la refroidir.

 

Alors, n'écoutez pas les idiots qui vous disent qu'on ne peut rien faire : lorsque la hausse inévitable des prix agro-alimentaires se manifetera au-delà de raison, il existe un article inscrit dans notre Code du Commerce (article 410-2 exactement) qui spécifie que le gouvernement peut faire face à des hausses ou baisses excessives des prix, en prenant des arrêtés nécessaires motivés par une situation de crise, des circonstances exceptionnelles, une calamité publique ou une situation anormale du marché dans un secteur déterminé.

 

Le gouvernement a donc les moyens d'émettre un décret pour six mois, hélas non renouvelable; Le moyen existe donc d'écarter une augmentation délirante des prix des matières premières. Alors essayons d'être intelligents, et usons de cette arme quand cela fera véritablement mal aux spéculateurs.

 

Bien à vous.

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 23:16

M. le Président

 

J'ai eu l'occasion d'entendre ce soir l'interview que vous avez donnée hier avec Berlusconi, suite au sommet franco-italien.

 

Dans une rodomontade bien à vous, qui devrait et qui va sans doute être reprise par les humoristes, vous prônez une révision des accords de Schengen, de la même façon que vous auriez su remettre en cause les accords internationaux concernant l'organisation de l'économie, à la suite de la faillite de Lehmann Brothers..

 

Permettez-moi de mettre en cause cette assertion : toutes les décisions du G20 n'ont consisté en fait qu'à sauver les banques en urgence, de leurs propres bêtises. Mais, avez-vous remis en cause Maastricht à cette occasion ?

 

Je veux bien que, selon vos propres mots, les accords de Schengen doivent vivre. Mais je veux surtout que les accords du Traité de Maastricht vivent eux aussi. Qui s'est élevé pour remettre en cause le rôle de la BCE ? Qui prône continuellement depuis très exactement 1992 une politique véritablement industrielle, autour de grands projets mobilisant toutes les ressources en nos pays pour développer l'Humanité ?

 

En me proposant en 2002 à vos suffrages, j'avais adopté le slogan "Pour une Europe généreuse et prospère (cf. Bruno pour rétablir le Bon Sens ).

 

Je constate aujourd'hui que, faute de prospérité, l'Europe ne peut trouver la générosité nécessaire pour accueillir quelques seulement vingt-mille tunisiens qui ont pris tous les risques pour quitter leur pays et joindre nos rivages. Ils sont tellement inconfiants en leur propre avenir en leur propre pays pourtant débarrassé de la tyrannie.

 

J'ai mal à l'Europe, qui est en train de mourir faute de développement économique réel.

 

Je suis lucide: si on continue sur cette pente, on va finir par s'entretuer.

 

Alors, Nicolas Sarkozy, rengainez votre morve et faites preuve d'humanité et de courage (l'un n'allant d'ailleurs jamais sans l'autre) et devenez le petit David qui terrasse le Goliath, tels que les islandais, malgré leur tout petit nombre, ont su le faire vis à vis des banques, ce Goliath apparemment invincible.

 

Il ne vous aura pas échappé, puisque, paraît-il, vous avez assisté à la Chute du Mur, que le slogan qui portait les foules à cette époque était : "Wir sind das Volk !", nous sommes le peuple, signifiant ainsi la souveraineté recouvrée de chaque individu, face à toute dictature, à toute oligarchie, à toute ploutocratie, à toute tyrannie, à toute monarchie, fût-elle apparemment conduite en son nom, Le jour où ces organisations ne satisfont plus les besoins des populations, à commencer par ceux matériels, le peuple reprend les rênes. C'est ce qui passe partout aujourd'hui dans le Monde arabe.

 

Si j'étais à votre place, je prierai pour qu'il pleuve abondamment début mai sur nos régions du Nord de l'Europe aujourd'hui assèchées, de façon à combler le retard constaté à ce jour quant à la croissance des céréales . Personne n'en parle, en premier lieu les écologistes qui refusent toute forme de modification de l'environnement par l'homme, à commencer par la mise en place de systèmes intelligents de la gestion de l'eau. Nous risquons pourtant une véritable pénurie alimentaire !

 

Alors abandonnez la RealPolitik et le politiquement correct, refuge de toutes les couardises, de toutes les lâchetés, et devenez enfin humain. Je crois avoir noté, que c'est finalement le message que le Pape nous a adressé à tous, dans son message Urbi et Orbi de ce dernier dimanche de Pâques.

 

Faute de prospérité, l'Europe ne peut être généreuse, et ne peut même plus assumer les moyens d'existence de sa population. Nous avons atteint un point de non retour. Pour faire court, voulez-vous participer à un grand effort universel pour replacer l'Homme sur la Lune en vue de conquérir Mars, comme JFK le planifiait en 1963 pour 1980, ou acceptez-vous de laiser sombrer une fois encore l'Europe dans le chaos d'une Guerre de Trente Ans, ou pire encore, dans le cauchemar de la Guerre de Cent Ans.

 

C'est désormais votre décision.

 

Avec tous mes encouragements.

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Bruno pour rétablir le Bon Sens
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